lundi 20 août 2018

BYSENSES: InSense (2014)

“This first opus from InSense may needs a little bit of time but in the end, it will flow nicely between your ears”

1 Can you Tell Me Why 7:34
2 Just Missed the Nightboat 8:51
3 Georgina Ciotti 7:52
4 Synthetic Clouds 18:26
5 The Brain Labyrinth 4:06
BySenseS Music (CD/DDL 46:49)
(Berlin School with Belgian elements)
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  **Chronique en français plus bas**
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Didier Dewachtere is a very talented artist. A creative artist who knows how to set the music the pictures he has in mind. Realized in 2014, “InSense” is a little gem which went under the radars. For this first album, BySenses evolves on the wings of the Berlin School while infusing this little ambient psychedelic side which has become the mark of a Belgian School which now preaches its own identity.
Between 2 too short phases of rhythms and long acts of misty ambiences, "Can you Tell Me Why" begins our journey in “InSense” with arpeggios tinkling in electronic mists. Nervous, they follow the echo of their jingles in a pattern too random to be minimalist, preferring to cling onto a line of bass sequences which offers a short approach of Berlin School. And as in the beginning, the chords tingle again without shadows of rhythms. One can imagine a sonic dialect for a deaf ear whereas the synth mist veil gets intensifying and whose emphasis in the effects throws an intense layer of Mellotron. The point of intensity reached, "Can you Tell Me Why" flees with a brief burst of oscillations from the sequencer and thereafter in a long uneasy silence. It's with a line of muffled bass sequences flowing with a soft fluidity that "Just Missed the Nightboat" scatters its chords of keyboard in a dichotomy which fades in an astonishing harmonious symbiosis. More curt and more felted beats are pecking at a rhythm structure which relies more on the subdivision of chords than on a line of rhythm which is smothered in fascination. "Georgina Ciotti" is an essential title in the colorful universe of “InSense” since it automatically captures our attention from the first listen. Its pace is like the approach of a drunken guy who staggers and seeks support to move forward. And its universe is made of sequences and percussive elements whose mesh is quite Berlin School and the harmonic portion is assumed by a keyboard which sings literally. Layers of ether and of astral voices cover this rhythm which reminds a little bit Révolutions from Jean-Michel Jarre. A very good track that leads us to the strange and more complex "Synthetic Clouds".
This long sound journey is an odyssey of synthetic clouds, for the little that our imagination accepts the description of the title. Its first 4 minutes consist of an avalanche of layers and breezes from a synth full of metal granules. This big sonic sediment comes between our ears with a crescendo effect which reaches its culminating point with wide organ pads. Percussive and spasmodic elements come and go, amplifying a violent tonal eruption which comes through a series of these organ layers. A swarm of pulsations gets in and only one will survive this broth of white noises and of quiet crackles which irradiate only a few tones. Its continual leap structures a simple stoic beat with a seductive minimalist gradation in its tone. The last sizzling key, "Synthetic Clouds" continues its procession in these screeching ambiences sometimes loaded of noises where ambient elements and metal tones merge into a frightful chant of synthesized clouds. "The Brain Labyrinth" concludes this first BySenses album with a more serene texture and always a little convoluted. Its first part is woven into a structure of atmospheres with celestial voices which are surrounded by rumbling effects and by organic pulsations, as well as huge synth layers still mournful. Hushed explosions and various sources of beatings, of clatters and of stray noises end up forging a fascinating up-tempo texture which guides the voices and the moods onto a journey towards infinity.
Audacious and difficult to tame, this first opus of BySenses is a journey in the imagination of an artist who developed this curious taste for the unexpected, for sound textures that we try to assemble such as puzzles of sounds and tones. As is often the case, creativity and daring don't necessarily rhyme with harmonies, even more with a commercial approach. So, the envelope and the sound aesthetics of “InSense” require a greater passion for sounds and for the unexpected in the listener. And these criteria are essential if we want to be coaxed by this first album of Didier Dewachtere whereas the sound is still the key to sonic chapters here with tones which express themselves better by listening to them than by describing them. There are magical moments that we instinctively love in “InSense” and others that will sharpen this instinct as we discover it.
Sylvain Lupari (August 19th, 2018) *****
synth&sequences.com
Available on BySenses' Bandcamp site

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                                         CHRONIQUE en FRANÇAIS
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Didier Dewachtere est un très bel artiste, un artiste créatif, qui sait mettre en musique les mots qu'il veut imager. Réalisé en 2014, “InSense” est un petit bijou qui est passé sous les radars. Pour ce premier album, BySenses évolue sur les ailes de la Berlin School tout en insufflant ce petit côté psychédélique ambiant qui est devenu par la suite la marque d'une École Belge qui prône maintenant sa propre identité.
Entre 2 trop courtes phases de rythmes et de long actes d'ambiances brumeuses, "Can you Tell Me Why" débute notre voyage dans “InSense” avec des arpèges tintant dans des brumes électroniques. Nerveux, ils suivent l'écho de leurs tintements dans un schéma trop aléatoire pour être minimaliste, préférant s'accrocher à une ligne de basse séquences qui propose une courte approche de Berlin School. Et comme au début, les accords tintent à nouveau sans ombres de rythmes. On imagine alors un dialecte sonique dans une sourde oreille alors que s'intensifie le tapis de brume synthétisée dont l'accentuation dans les effets jette une intense nappe de Mellotron. Le point d'intensité atteint, "Can you Tell Me Why" s'enfuit avec un bref élan d'oscillations du séquenceur et par la suite dans un long silence malaisant. C'est avec une ligne de basses séquences étouffées qui coule avec une douce fluidité que "Just Missed the Nightboat" éparpille ses accords de clavier dans une dichotomie qui s'efface dans une étonnante symbiose harmonieuse. Des battements plus secs, plus sentis picorent une structure de rythme qui s'appuie plus sur la subdivisons des accords que sur une ligne de rythme étouffé dans la fascination. "Georgina Ciotti" est un titre essentiel dans l'univers très coloré de “InSense” puisqu'il capte automatiquement notre attention dès la première écoute. Son rythme est comme la démarche d'un type saoul qui titube et qui cherche un appui pour avancer. Son univers est fait de séquences et d'éléments percussifs dont le maillage fait assez Berlin School et la portion harmonique est assumée par un clavier qui chante littéralement. Des nappes d'éther et de voix astrales recouvrent ce rythme qui rappelle un peu Revolutions de Jean-Michel Jarre. Un très bon titre qui nous amène vers l'étrange et plus complexe "Synthetic Clouds".
Ce long périple sonore est une odyssée de nuages synthétiques, pour le peu que notre imagination accepte la description du titre. Ses 4 premières minutes sont constituées d'une avalanche de couches et de brises de synthé pleines de granules métalliques. Ce gros sédiment sonique s'amène entre nos oreilles avec un effet de crescendo qui atteint son point culminant avec de larges nappes d'orgue. Des éléments percussifs et spasmodiques vont et viennent, amplifiant une violente éruption tonale qui arrive par une série de ces nappes d'orgue. Un essaim de pulsations s'implante et une seule survivra de ce bouillon de bruits blancs et de tranquilles grésillements qui irradient seulement quelques tonalités. Son saut continuel structure un simple battement stoïque avec une séduisante gradation minimaliste dans son ton. Le dernier ion grésillant, "Synthetic Clouds" continue sa procession dans ces ambiances de crissements parfois tintamarresque où les ambiances et les métaux fusionnent dans un effroyable chant de nuages synthétisés. "The Brain Labyrinth" conclut ce premier album de BySenses avec une texture plus sereine et toujours un peu alambiquée. Sa première partie est tissée dans une structure d'ambiances avec des voix célestes qui sont ceinturées par des effets de grondements et de pulsations organiques, de même que de larges nappes de synthé toujours aussi lugubres. Des explosions feutrées ainsi que diverses sources de battements, de cliquetis et de bruits errants finissent par forger une fascinante texture d'up-tempo qui guide les voix et les ambiances dans un voyage vers l'infini.  
Audacieux et difficile à apprivoiser, ce premier opus de BySenses est un voyage dans l'imagination d'un artiste qui a développé ce curieux goût pour l'inattendu, pour des textures sonores que l'on tente d'assembler tel des casse-têtes de sons. Comme c'est souvent le cas, la créativité et l'audace ne riment pas nécessairement avec harmonies, encore moins avec une approche commerciale. Donc, l'enveloppe et l'esthétisme sonore de “InSense” demandent une plus grande passion pour les sons et pour l'inattendu chez l'auditeur. Et ces critères sont essentiels si on veut bien amadouer ce premier opus de Didier Dewachtere alors que le son reste toujours la clé des chapitres soniques ici avec des tonalités qui s'expriment mieux en les écoutant qu'en les décrivant. Il y a des moments magiques que l'on aime d'instinct dans “InSense” et d'autres qui aiguiseront cet instinct au fil de sa découverte. 
Sylvain Lupari 19/08/18

dimanche 19 août 2018

DIGITAL HORIZONS: Polarize (E.P. 2018)

“A good EM track at a very little cost, there is no excuses now to not discovering the universe of Digital Horizons”
1 Polarize 35:14
Digital Horizons Music (DDL 35:14)
(80-90's Berlin School)
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  **Chronique en français plus bas**
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Latest new music and offered at a cost that belongs to you, “Polarize” offers 35 minutes of evolutionary EM well bordered by sequences and percussion which sculpt different approaches of rhythms and dramatic effects thrown by synth pads in mode disaster movie. Divided into 3 parts, the first 12 minutes this last EP by Digital Horizons are intense and well orchestrated with a good filmic vision. The fragrances of Tangerine Dream can be felt in some synth pads, but nothing more. The Tianman title in Pegasus - 30 Years of Digital Horizons, best portrays this progressive and very interesting ambient phase by its rather intense approach. The sequencer is the tool used the most creatively by Justin Ludford, even if his effects and moods are as well imagined. It's therefore a good and nice oscillatory rhythm that lights up the elements of the sequencer after these 12 minutes. The rhythm is supple with good oscillations which undulate under metallic layers to the taste of Digital Horizons. A good segment which crumbles its last beats in a 3rd phase, around the 29th minute, where "Polarize" deviates to a wild up-tempo. A melodic refrain is hypnotising our listening which follows very well the curve of a violent sequencer and its rhythmic lines which intertwine and unravel in a good phase à la Element 4. I liked and that accurately portrays the music and the structures of Digital Horizons. And at this price, there is no excuse for not discovering a part of Justin Ludford's universe.
Sylvain Lupari (August 18th, 2018) ***¾**
synth&sequences.com
Available on Digital Horizons' Bandcamp

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                                     CHRONIQUE en FRANÇAIS
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Dernière nouveauté et proposé à un coût qui vous appartient, “Polarize” propose 35 minutes de MÉ évolutive bien encadrée par des séquences et percussions qui sculptent différentes approches de rythmes et des effets dramatiques lancés par des pads de synthé en mode film catastrophe. Divisé en 3 parties, les 12 premières minutes ce dernier EP par Digital Horizons sont intenses et bien orchestrées avec une bonne vision filmique. Les parfums de Tangerine Dream peuvent être sentis dans certaines nappes de synthé, mais sans plus. Le titre Tianman dans Pegasus - 30 Years of Digital Horizons, dépeint le mieux cette phase ambiante progressive et très intéressante par son approche plutôt intense. Le séquenceur est l'outil utilisé avec le plus créativité par Justin Ludford, même si ses effets et ambiances sont aussi bien imaginés. C'est donc un bon et beau rythme oscillatoire qui allume les éléments du séquenceur après ces 12 minutes. Le rythme est souple avec de bonnes oscillations qui ondulent sous des nappes métallisées au goût de Digital Horizons. Un très beau segment qui émiette ses derniers battements dans une 3ième phase, autour de la 29ième minute, où "Polarize" dévie vers un sauvage up-tempo. Une ritournelle mélodique hypnose notre écoute qui suit très bien la courbe d'un séquenceur violent et ses lignes rythmiques qui s'entrecroisent et se délient dans une bonne phase tapageuse à la Element 4. J'ai bien aimé et ça dépeint avec justesse la musique et les structures de Digital Horizons. Et à ce prix-là, il n'y aucune excuse pour ne pas découvrir un quartier de l'univers de Justin Ludford!
Sylvain Lupari 18/08/18

samedi 18 août 2018

DIGITAL HORIZONS: Pegasus - 30 Years of Digital Horizons (2018)

“It's time to reveal the music of Digital Horizons to the world of EM lovers, especially those of sequencer-based style of the 80-90's”
1 Pegasus 12:14
2 Tianma 8:57
3 Endless Scenery (DH30 Mix) 9:50
4 Drinking at Hippocrene 6:31
5 Plasma (DH30 Mix) 4:28
6 Chrysaor 7:40
(80-90's Berlin School)
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  **Chronique en français plus bas**
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How is it possible that Digital Horizons music has been so far away from the various media of the Internet and EM spheres for so long? And this is not because the project of the English musician Justin Ludford has been put on the back burner, as I thought, in recent years. Oh no, since the Digital Horizons Bandcamp site lists a series of EPs and albums between 2013 and the release of the very good Ghost Station in March 2018. “Pegasus - 30 Years of Digital Horizons” is a short compilation of 6 titles and barely 50 minutes from the long career of Digital Horizons. It makes me think that just 50 minutes over 30 years of music is more a sign that the career of the one-man-only group has had more downs than ups. But no matter, it's the present that seems to count for Justin Ludford who made us discover with Ghost Station and finally this compilation a door to his wide universe where the sampling of good titles is still very subjective. But one thing is certain, this “Pegasus - 30 Years of Digital Horizons” is a download to put between the ears.
Tangerine Dream is at the heart of Digital Horizons' main influences and it's with these layers filled by those 80-90's tonalities of the German trio that this collection opens. "Pegasus" seems to be a new composition that begins its stowage towards our ears with a series of synth pads as delicate as silk sheets which float and undulate under the caresses of an azure wind. The movement is very ethereal and lasts nearly 3 minutes where perfumes of The Keep caress our eardrums. A rhythm emerges from this effect of abyssal depth with a movement of a sequencer which goes into attack mode. The keys congregate on a conveyor which works by jerks, developing an atypical structure but which is inspired by Poland and the acrobatic rhythms found in The Park Is Mine. The title separates well its phases of rhythms with brief ambiospheric passages so as not to make its structure intolerable in the long run. Drums also support this structure of rhythm which at times breathes of simplicity. A very good title for sequencer lovers. "Tianma" is a more intense title with a beautiful emotional envelope and especially more musical than than "Pegasus". From ambient, the music evolves with a sequencer in mode ambient rhythm and synth riffs always in mode TD. Dramatic effects, synth spinning blades with an apocalyptic effect and a brief melodious wreck tinted of nostalgia adorn the progressions of an ambient rhythm towards an electronic rock spiced up by percussions and metallic clapping of hands. We understand that "Endless Scenery" and "Plasma" are two titles that have been remixed with a contemporary flavor. The first is a floating title inspired by sequencer movements of Gert Emmens' tales. There is an emotional gradation, as well as an ambient passage with elven voice effects. "Plasma" is more in the genre of movie music with good dramatic effects in its development. "Drinking at Hippocrene" is a bit like that but with lifeless rhythms and percussion / sequencer movements that work in phases in a nice stellar decor. "Chrysaor" closes this compilation with a nice structure of rhythm full of dramatic cinematic effects. The movement of the rhythm is structured by a sequencer whose ample oscillating lines float under a dense layer of effects and stationary synth lines.
Still strange that there is so little information and news about Digital Horizons in the entire Web universe! His discography is not even available in Discogs and his name is totally absent from the prestigious library of information that is the Encyclopedia of Electronic Music. I simply don't get it! But no matter, this compilation deserves to be discovered by the fans of good sequencing patterns and of this approach a bit cold of the Berlin School from the 80-90's. The music is good with impulses proper to Justin Ludford. To discover…
Sylvain Lupari (August 18th, 2018) ***¾**
synth&sequences.com
Available on Digital Horizons' Bandcamp

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                                   CHRONIQUE en FRANÇAIS
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Comment est-ce possible que la musique de Digital Horizons soit restée si loin des différents médias de l'Internet et des sphères de la MÉ depuis autant de temps? Et ce n'est pas parce que le projet du musicien Anglais Justin Ludford ait été mis en veilleuse, comme je l'ai pensé, au cours des dernières années. Oh que non, puisque le site Bandcamp de Digital Horizons liste une série d'EP et d'albums entre 2013 et la parution du très bon Ghost Station en Mars 2018. “Pegasus - 30 Years of Digital Horizons” est une courte compilation de 6 titres et d'à peine 50 minutes de la longue carrière de Digital Horizons. Ça me porte à penser que seulement 50 minutes sur 30 ans de musique est plutôt un signe que la carrière du groupe mené-par-un-seul-homme a connu plus de bas que de hauts. Mais peu importe, c'est le présent qui semble compter et que nous a fait découvrir Justin Ludford avec Ghost Station et que finalement cette compilation est une porte vers un large univers où l'échantillonnage de bons titres reste toujours très subjectif. Mais une chose est certaine, “Pegasus - 30 Years of Digital Horizons” est un téléchargement à se mettre entre les oreilles.
Tangerine Dream est au cœur des influences de Digital Horizons et c'est donc avec ces nappes aux tonalités du trio Allemand des années 80-90 que s'ouvre cette collection. "Pegasus" semble être une nouvelle composition qui amorce son arrimage à nos oreilles avec une série de nappes de synthé aussi délicates que des draps de soie qui flottent et ondulent sous les caresses d'un vent azuré. Le mouvement est très éthéré et dure près de 3 minutes où des parfums de The Keep caressent nos tympans. Un rythme émerge de cet effet de profondeur abyssale avec un mouvement d'un séquenceur qui passe en mode attaque. Les ions s'agglutinent sur un convoyeur qui fonctionne par saccades, élaborant une structure atypique mais qui s'inspire drôlement de Poland et des ces rythmes acrobatiques que l'on retrouve dans The Park Is Mine. Le titre sépare bien ses phases de rythmes avec de brefs passages ambiosphériques de façon à ne pas rendre sa structure intolérable à la longue. Des percussions appuient aussi cette structure de rythme qui par moments respire de simplicité. Un très bon titre pour amateurs de séquenceur. "Tianma" est un titre plus intense avec une belle enveloppe émotive et surtout plus musicale que dans "Pegasus". D'ambiante, la musique évolue avec un séquenceur en mode rythme ambiant et des riffs de synthé toujours en mode TD. Des effets dramatiques, des lames de synthé tournoyant avec un effet apocalyptique et une brève épave mélodieuse teintée de nostalgie ornent les progressions d'un rythme ambiant vers un rock électronique pimenté par des percussions et des claquements de mains métalliques. On comprend que "Endless Scenery" et "Plasma" sont deux titres qui ont été remixés avec une saveur contemporaine. Le premier est un titre flottant inspiré par les mouvements de séquenceur des contes de Gert Emmens. Il y a une gradation émotive, de même qu'un passage d'ambiances avec des effets de voix elfiques. "Plasma" est plus dans le genre musique de films avec de bons effets dramatiques dans son développement. "Drinking at Hippocrene" est un peu dans le même genre mais avec des mouvements de rythmes sans vie et de percussions/séquenceur qui fonctionnent par phases dans un beau décor stellaire. "Chrysaor" termine cette compilation avec une belle structure de rythme cinématographique bourré d'effets dramatiques. Le mouvement du rythme est structuré par un séquenceur dont les amples lignes oscillatrices flottent sous une dense nappe d'effets et de lignes stationnaires.
Tout de même assez étrange qu'il y ait si peu d'informations et de nouvelles sur Digital Horizons dans tout l'univers du Web! Sa discographie n'est même pas disponible dans Discogs et son nom est totalement absent de la prestigieuse bibliothèque d’informations qu'est le site Encyclopedia of Electronic Music. C'est à n'y rien comprendre. Mais peu importe, cette compilation mérite d'être découverte par les amateurs de cette approche un peu froide de la Berlin School des années 80-90. La musique est bonne avec des élans propres à Justin Ludford. À découvrir…
Sylvain Lupari 18/08/18

jeudi 16 août 2018

THE GLIMMER ROOM: Memories Foreknown (2018)

“Memories Foreknown is a very good compilation with a fair balance between the ambient and rhythmic sides of a splendid and touching artist”
1 Fields Full of Poppies (original version) 3:37
2 Mr Price Remembers 4:16
3 One Day Late May 5:08
4 Marianne, Please Get Help 3:56
5 Hawfrost 5:11
6 707 7:09
7 Brown 5:18
8 Romney Marsh 6:27
9 Lento Coda 5:44 N
10 Carbon Statues 11:24
11 The View from the Summerhouse 4:07
12 Astromenda (Bonus Track) 8:04
13 Rusty Trees (Bonus Track) 6:30
(Ambient Music)
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  **Chronique en français plus bas**
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Memories Foreknown” is a compilation album of The Glimmer Room which appeared on the Australian label Ultima Thule in early 2018. This label originates from the famous radio show Ultima Thule Ambient Music Show which plays on Australian public radio for more than 25 years. An impressive collection of 28 original titles by 28 artists was released in June 2016 to mark the 25th anniversary of this show, which promotes electronic music in a more ambient style. Although sometimes ... So, this compilation of Andy Condon's musical project is gathered in its simplest way, without remastering and without a continuous sound mosaic, showing this progression of The Glimmer Room towards a more ambient and especially a more lyrical musical approach. Although sometimes ... The interesting thing is that there are 5 completely new tracks on this compilation which goes from the album Now We Are Six (2007) to The Locked Book which was realized last year. And it's with a great pleasure that I rediscover some old titles and it's with the ears all wide open that I gulped up the new compositions of “Memories Foreknown”.
And it's with a title from Now We Are Six that this compilation starts. What catches my ears is the very bucolic philharmonic approach of "Fields Full of Poppies (original version)". I had already forgotten the fragrances of this title as well as the quite electronic rock approaches of titles such as "Hawfrost", "707" and "Brown" which also come from the third album of The Glimmer Room. And these three tracks which are going one after the other in the heart of this compilation lay down an evolutionary rhythmic curve, although "Hawfrost" is more ambient than rhythmic, which fits very well after the first 22 minutes of ambient music. "Mr Price Remembers" is a very good title that we find on The Locked Book and which precedes a first new track; "One Day Late May" is a nice track which breathes a little much that scent of tranquility related to this album and ends up with an ambience of carnival. "Marianne, Please Get Help", like "The View from the Summerhouse" both from A Diary of Occurrences, are throwing at us these delicious ambiences full of mystery and of romance which are floating around this masterpiece, totally ignored on this compilation, that is I Remain. These are great times which take us where we want to be! Speaking of abstruse atmospheres, "Carbon Statues" from Home Without the Journey is the latest known track in the discography of The Glimmer Room. It's a track full of mysteries with slow movements of orchestral layers which give us chills. A kind of rhythm with jingles is hanging onto our eardrums while being overwhelmed by these arrangements that have become the musical signature of Andy Condon. The new title "Lento Coda" is a little in the same spirit whereas "Romney Marsh" offers a slow waltz of layers, some of which are immersively poignant, with effects of oboe and flutes which quietly fading out near the banks of a stream. "Astromenda" and "Rusty Trees" were composed exclusively for this compilation. And they are amazing and refreshing surprises. The first is a very good down-tempo that sways in Andy Condon's unique esoteric moods, while "Rusty Trees" offers a catchier rhythm with jerk effects, in the tempo and in the voice effects, which give a particular stamp to an approach which resolutely needs a little more finite. But I liked it!
Nearly 70 minutes of a compilation which has totally ignored the jewel of The Glimmer Room and yet remains very tasty, this is the feat of “Memories Foreknown”. The unreleased tracks are all very good and the way the album is assembled takes us between ambient phases and to livelier structures, further supporting the interest of those who discover the music of The Glimmer Room. As far as I'm concerned, I have listening to “Memories Foreknown” my ears trapped in this enchantment that attaches us to the lyricism of a superb artist who has found a way to take root in my soul.
Sylvain Lupari (August 16th, 2018) *****
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                                 CHRONIQUE en FRANÇAIS
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Memories Foreknown” est un album compilation de The Glimmer Room qui est apparu sur le label Australien Ultima Thule au début 2018. Ce label tire son origine de la célèbre émission radiophonique Ultima Thule Ambient Music Show qui joue sur les ondes de la radio publique Australienne depuis plus de 25 ans. D'ailleurs une impressionnante collection de 28 titres originaux par 28 artistes a été lancée en Juin 2016 afin de souligner les 25 ans de cette émission qui fait la promotion de la musique électronique de style plus ambiant. Quoique parfois…Donc, cette compilation du projet musical d'Andy Condon est assemblée dans son élément le plus simple, soit sans remastering et sans mosaïque sonore continuelle, démontrant cette progression de The Glimmer Room vers une approche musicale plus ambiante et surtout plus lyrique. Quoique parfois…Le truc intéressant est qu'il y a 5 titres totalement inédits sur cette compilation qui voyage de l'album Now We Are Six (2007) à The Locked Book qui fut réalisé l'année dernière. Et c'est avec un grand plaisir que j'ai redécouvert des vieux titres et c'est avec les oreilles toutes grandes ouvertes pour les compositions inédites de “Memories Foreknown”.
Et c'est avec un titre tiré de Now We Are Six que débute cette compilation. Ce qui me saute aux oreilles est l'approche philarmonique très bucolique de "Fields Full of Poppies (original version)". J'avais déjà oublié les parfums de ce titre ainsi que des approches assez rock électronique de titres tel que "Hawfrost", "707" et "Brown" qui proviennent aussi du 3ième opus de The Glimmer Room. Et ces trois titres qui se suivent au cœur de cette compilation étendent une courbe rythmique évolutive, quoique "Hawfrost" est plus ambiant que rythmique, qui coule très bien après les 22 premières minutes de musique ambiante de cette compilation. "Mr Price Remembers" est un très beau titre qui niche sur The Locked Book et qui précède une première nouveauté; "One Day Late May" un beau titre qui respire un peu beaucoup ce parfum de tranquillité relié à cet album et qui se termine avec des ambiances de fête foraine. "Marianne, Please Get Help", tout comme "The View from the Summerhouse", nous balance ces délicieuses ambiances pleines de mystère et de romance qui planent tout autour de ce chef-d'œuvre, totalement ignoré sur cette compilation, qu'est I Remain. Ce sont de très bons moments qui nous amènent là où on veut aller! Parlant d'ambiances absconses, "Carbon Statues", de Home Without the Journey, est le dernier titre connu dans la discographie de The Glimmer Room. C'est un titre plein de mystères avec des lents mouvements de nappes orchestrales qui nous donnent des frissons. Un rythme sous forme de tintements accroche nos tympans tout en étant submergé par ces arrangements qui sont devenus la signature musicale d'Andy Condon. La nouveauté "Lento Coda" est un peu dans le même esprit que ces ambiances. Autre nouveauté, "Romney Marsh" propose une lente valse de nappes, dont certaines sont immersivement poignantes, avec des effets de hautbois et de flûtes qui se perdent près des berges d'un ruisseau. "Astromenda" et "Rusty Trees" ont été composé exclusivement pour “Memories Foreknown”. Et ce sont d'étonnantes et rafraichissantes surprises. Le premier est un superbe down-tempo qui se balance dans ces ambiances ésotériques unique à Andy Condon, alors que "Rusty Trees" propose un rythme plus entraînant avec des effets de saccades, et dans le tempo et les effets de voix, qui donnent un cachet particulier à une approche qui a résolument besoin d'un peu plus de fini. Mais j'ai bien aimé!
Près de 70 minutes d'une compilation qui a totalement ignoré le joyau de The Glimmer Room et qui reste pourtant très savoureuse, voilà le tour de force de “Memories Foreknown”. Les titres inédits sont tous très bons et la façon dont est assemblé l'album nous promène entre des phases ambiantes et des structures plus animées, soutenant encore plus l'intérêt de celui qui découvrira la musique de The Glimmer Room. En ce qui me concerne, “Memories Foreknown” s'écoute les oreilles prises au piège de cet enchantement qui nous attache au lyrisme d'un superbe artiste qui a trouvé le moyen de s'enraciner au fond de mon âme.
Sylvain Lupari 16/08/18

mercredi 15 août 2018

WAVESTAR: Live at Uke 1985 (2009)

“This is definitly an album to have if you want to get the best overview possible of the England School evolution”

1 Wavestar 7:00
2 Departure 3:35
3 Zenith 11:03
4 Osaka Hai 10:58
5 Melanie 8:47
6 Time Node 12:02
Wavestar Music (CD 53:38)
(Melodious EM in the TD's 80's style)
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  **Chronique en français plus bas**
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Recorded at the very first Wavestar gig in Sheffield UKE '85, “Live at Uke 1985” offers more than 50 minutes of an EM that is at the heart of the Tangerine Dream metamorphosis, either be the 86 tour which followed the album Le Parc. John Dyson and Dave Ward-Hunt have taken the music from Wavestar's first two albums, Mind Journey and especially Zenith, for this event where both musicians had butterflies in their stomachs. I don't really know these 2 albums! It is therefore with great pleasure that I discovered a very good music dominated by synths from this duo which seems to have stop by so quickly in this vast universe of EM. A video, which can is easily found on YouTube, exists of this concert. The quality is, let me think ...quite average! And I must add that it makes me scare when I started to listen to the first title. The sound quality is like a good bootleg which comes from an audience recording. But as we often hear, the best comes with the end. And here, the end lasts nearly 45 minutes where Wavestar brilliantly interprets the landmarks of the Zenith album.
That's with the title "Wavestar", from the Mind Journey album, that begins “Live at Uke 1985”. The introduction is familiar to the moods of the genre and of the progressive rhythms in EM. Two synth layers intersect their tonal differences with slow floating movements before a line of dynamic sequence knocks down this electronic tenderness with its quick rhythm. Harmonious solos float above "Wavestar", while in the background shimmering chords and keyboard riffs are felted by the quality of the recording. But the solos are pretty well captured and their surgical attacks caress an animated structure whose quivering oscillations of the sequencer get extinguished in an ambiospheric finale more musical than the introduction. The majority of the live albums in the world of the EM erases the reaction of the crowds and the exchanges between the artists and their spectators. But not here! In doing so, we see the progressive enthusiasm of the hundreds of spectators present for this very first concert of Wavestar. It lacks a lot of minutes to "Departure" since the duo interprets its most animated segment by a sequencer more active than in "Wavestar" and whose chords flow with the fluidity of a train crisscrossing the nebulous fog from the sonic plains. The quality of the recording reaches an excellent level with the recording of "Zenith". The decor, woven by layers of mists and of voices with some intriguing effects, envelops a static movement of the sequencer. There is a good effect of emotional gradation in these layers which become carriers of spectral melodies. The sequencer subtly subdivides the stationary movement of its approach with another line a little different, bringing a slight variation in the rhythm which reaches another degree of intensity, relatively quiet, with the arrival of electronic percussion well dosed. The solos and the complicity between the two synthesist becomes the strength of this track and the whole album.
"Osaka Hai" is built a little on the same principle. The sequencer is a little more fluid with variations in its moving rhythm which serves as bed for nice synth solos tinted with an approach as sinister as dramatic. The tonal décor is filled by good misty effects and by Mellotron songs, which add an esoteric touch to the ambiances, as well as glittering prisms. "Melanie" proposes a rhythm molded on an electronic walk with some snags here and there that bring seductive elements to these resonant keys. It's an ambient rhythm which hosts good solos of very harmonious synths which mix quite well their tonal differences. If one is more sober in its approach, the other synth harmonizes its solos with peaks of emotion in its more acute breezes. The contrasts are well measured. The rest of the decor is held by nebulous layers which let drop murmurs of voices embedded in an opaque wall of numbing mist. "Time Node" ends this recording by another duel between synths which compete on a Chris Franke's rhythmic pattern where the percussions and sequences are also in fight. The synths are dominant here and in this live album with good exchanges, both in the solos and the effects. And I have a soft spot for the one which is a little strident, but not too much, and whose whistling songs are as much poignant than catchy, while the other is much more wild with attacks well drawn in a finale which give chills and a desire to venture further into the small universe of Wavestar. And like the reaction of the audience proves, this “Live at Uke 1985” is worth the cost and becomes an album to discover in order to complete a little better your collection of EM.
Sylvain Lupari (August 15th, 2018) ***¾**
synth&sequences.com
Available at Groove, CD Services and at Cue Records

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                                     CHRONIQUE en FRANÇAIS
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Enregistré lors du tout premier concert de Wavestar au Sheffield UKE '85, “Live at Uke 1985” propose plus de 50 minutes d'une MÉ qui se situe au cœur de la métamorphose de Tangerine Dream, soit la tournée 86 qui suivait l'album Le Parc. John Dyson et Dave Ward-Hunt ont pigé dans les 2 premiers album de Wavestar, Mind Journey et Zenith, pour cet évènement où les 2 musiciens avaient des papillons dans le ventre. Je ne connais pas vraiment ces 2 albums! C'est donc avec beaucoup de plaisir que j'ai découvert de la très bonne musique dominée par les synthés par un duo qui semble être passé en coup de vent dans le vaste univers de la MÉ. Une vidéo, que l'on trouve aisément sur YouTube, existe de ce concert. La qualité est disons…moyenne! Et c'est un peu ce qui m'a fait un peu peur lorsque j’ai commencé à écouter le premier titre. La qualité sonore est comme un bon bootleg qui provient d'une source d'enregistrement de l'audience. Mais comme on dit souvent, le meilleur est à la fin. Et ici, la fin dure près de 45 minutes où Wavestar interprète brillamment les points de repère de l'album Zenith.
C'est le titre "Wavestar", de l’album Mind Journey, qui débute “Live at Uke 1985”. L'introduction est familière aux ambiances pour le genre et les rythmes progressifs de la MÉ. Deux nappes entrecroisent leurs différences tonales avec de lents mouvements flottants avant qu'une ligne de séquence dynamique bouscule cette tendresse électronique avec son rythme vif. Des solos harmonieux flottent au-dessus de "Wavestar", alors qu'en arrière-scène chatoient des accords et des riffs de clavier feutrés par la qualité de l'enregistrement. Mais les solos sont assez bien captés et leurs attaques chirurgicales caressent une structure animée dont les frétillantes oscillations du séquenceur s'éteignent dans une finale ambiosphérique plus musicale que l'introduction. La majorité des albums en concert dans l'univers de la MÉ efface la réaction des foules et les échanges entre les artistes et leurs spectateurs, mais pas ici. Ce faisant, on constate l'engouement progressif des centaines de spectateurs présents pour ce tout premier concert de Wavestar. Il manque beaucoup de minutes à "Departure" puisque le duo interprète son segment le plus animé par un séquenceur plus actif que dans "Wavestar" et dont les accords coulent avec la fluidité d'un train sillonnant les nébuleuses brumes des plaines soniques. La qualité de l'enregistrement atteint un niveau excellent avec la prestation de "Zenith". Le décor, tissé par des nappes de brumes et de voix avec certains effets intrigants, enveloppe un mouvement statique du séquenceur. Il y a un bel effet de gradation émotif dans ces nappes qui deviennent ainsi porteuses de mélodies spectrales. Le séquenceur subdivise subtilement le mouvement stationnaire de son approche avec une autre ligne un peu différente, amenant une légère variation dans le rythme qui atteint un autre degré d'intensité, relativement tranquille, avec l'arrivée de percussions électroniques bien dosée. Les solos et la complicité entre les deux synthésistes devient la force de ce titre et de tout l'album.
"Osaka Hai" est construit un peu sur le même principe. Le séquenceur est un peu plus fluide avec des variantes dans son rythme mouvant qui sert de lit pour des solos de synthé teintés d'une approche autant sinistre que dramatique. Le décor tonal est garni de beaux effets brumeux et des chants de Mellotron qui ajoutent une touche ésotérique aux ambiances ainsi que des prismes scintillant. "Melanie" propose un rythme calqué sur une marche électronique avec quelques accrocs ici et là qui apportent des éléments séduisants à ces ions résonnants. Un rythme ambiant qui accueille de bons solos de synthés très harmonieux qui mélangent assez bien leurs différences tonales. Si un est plus sobre dans sa démarche, l'autre synthé harmonise ses solos avec des pointes d'émotivité dans ses brises plus aigües. Les contrastes sont bien dosés. Le reste du décor est assumé par des nappes nébuleuses qui échappent des murmures de voix encastrées dans une opaque muraille de brume anesthésiante. "Time Node" termine cet enregistrement avec un autre duel entre synthés qui s'affrontent sur un rythme vif à la Chris Franke où percussions et séquences sont aussi en lutte. Les synthés sont dominants avec de beaux échanges, tant dans les solos que les effets. Et j'ai un petit faible pour celui qui est strident, mais pas trop, et dont les chants sifflotant sont aussi poignants qu'accrocheurs, alors que l'autre est nettement plus déchainé avec des attaques bien dessinées dans une finale à donner des frissons et le goût de m'aventurer encore plus loin dans le court univers de Wavestar. Et comme la réaction de l'audience le prouve, ce “Live at Uke 1985” vaut le coût et devient un album à découvrir afin de compléter un peu mieux sa discographie de MÉ.
Sylvain Lupari 14/08/18