dimanche 28 avril 2019


“Again, this is another symbol of pure Berlin School with a fantastic 51 minutes opening”
1 Catalyst 51:28
2 The Chaos Balance 20:28
ECO1005 (CD/DDL 71:56)
(Retro Berlin School)
  **Chronique en français plus bas**
Are there still aficionados, the pure and hard ones, from the Rubycon era or even Phaedra from you know who? PDB IX will satisfy this limitless greed in those who love this Berlin School style of the vintage and analog years. Recorded during rehearsals of the music that will be performed at the E-Live and The Hampshire Jam festivals in the fall of 2009, PDB IX was originally produced as September 2009 Jams in 2010. This was a limited CD-R release in a trilogy of so-called officials bootlegs. Offered for the first time in manufactured CD and in downloadable format, on the Bandcamp website of the English trio, this version mastered by Michael Daniel meets the expectations of Brendan Pollard and Phil Booth and should satisfy those who were disappointed by the very bootleg sound of the 1st edition. I would say that the result is phenomenal. Because at no time we have the impression to hear this sound of rehearsal and of improvisation.
A long title of more than 50 minutes is always a bold bet. Our ears are not fooled! They have heard those tracks more than once with often mixed results. Especially with the outbreaks of groups such as Air Sculpture, Keller & Schönwälder and RMI who became masters at this level. You must know how to be creative and divide, in addition of making a good dosage, the different phases in order not to lose the interest of the listener. At this level, Pollard, Daniel & Booth have not missed their shot with the brilliant "Catalyst". A zone of gray noises and of sizzling radioactivity, a zigzagging synth wave and some tiny puny arpeggios meet in the first moments of its opening. Some rushes of muted shadows, sonic dust and twisted filaments falling from cosmos, morose songs of an interstellar guitar and chirps of electronic sparrows parade throughout the introductory procession of this 50-minute monument to which are also grafted shooting stars and Mellotron songs with fluty aromas. A shadow of more sinister ambiences covers the idle passivity of this introduction when a movement of the sequencer animates a structure of delicate rhythm hopping on the fire of Michael Daniel's guitar and his incisive solos. We dive into these structures of analog rhythms of the Ricochet era here. Only the sulphurous guitar solos take us away from this time, but the sequencer... A line of bass sequences gives an extra boost to "Catalyst" which flies away with a heavy and furious Berlin School rhythm. And to say that there isn't 10 minutes on the clock! The movement of rhythm offers nuances that demolish the possibility of perfect rotary axes. On the contrary! The long axis of the rhythm runs while losing a key out of its rhythmic chain beneath a sonic sky painted of synth and guitars solos that we hardly discern, so much the musical imprint of the both entities is almost identical. The effects of shooting stars, if not disintegrated, adorn this panorama which makes us stomp, if not roll of the neck. Michael Daniel propels his guitar to the forefront with other good solos and fuzz wah-wah effects on a structure still hungry for Berliner rhythm and for cosmic ambiances. Phil Booth takes over with synth solos while we feel a little rhythmic breathlessness around the 17 minutes. The sequencer quietly switches off its velocity. The rhythm strikes then a barrage of chthonic ambiances at around the 22 minutes. These paranormal moods are pushed by loud waves of roar from a messy keyboard, much like in this old movie Phantasm. It's the keyboard of terror! The effects are cataclysmic with a monstrous sound barrier that nails our ears after our headphones. Quaking arpeggios of a keyboard come sniffing the atmospheres where roam strange electronic tones that can't delimit the boundaries of the abyss of those of the cosmos. Waves of mist rise, as well as lines a little more musical but still recluse of the mysticism of the moment.  Layers of chthonic voices embrace these lines that quietly radiate of a seraphic beauty in the dark moment of "Catalyst". This transient serenity, and not quite heavenly, crosses the barrier of 33 minutes. Moment when the sequencer takes over the controls with its 2nd phase of Berlin School rhythm embellished by monstrous guitar solos. A very good title and a great Berlin School too. 
"The Chaos Balance" has the difficult task of succeeding to this powerful track. And this is probably the reason that dictated to the English trio to take a different approach with a more ambient structure. Layered organ tones and synth-tones intertwine their floating movements in a black hole filled with chirps and abstract sound effects. It's a seraphic calmness that reaches its point of sonic schizophrenia with a violent din that captures and makes grimace our ears, at least mines', after the 10-minute limit. This static and dissonant rush of tones brings us to the final of a title that was not really needed to increase the rating of this excellent album by Brendan Pollard, Michael Daniel and Phil Booth.
Sylvain Lupari (April 28th, 2019) *****
Available at Pollard/Daniel/Booth's Bandcamp
                       CHRONIQUE en FRANÇAIS

Existe-t'il des aficionados, des purs et des durs, de la période Rubycon ou encore Phaedra de vous savez qui? PDB IX saura répondre à cette gourmandise sans limite chez ceux qui raffolent de ce style Berlin School des années analogues vintages. Enregistré lors des pratiques en vue des performances présentées pour les festivals E-Live et The Hampshire Jam à l'automne 2009, PDB IX a initialement été réalisé sous le nom de September 2009 Jams en 2010. Il s'agissait d'une version limitée CD-R dans une trilogie de bootlegs (officiels). Offert pour la 1ière fois en CD manufacturé et en format téléchargeable, sur le site Bandcamp du trio Anglais, cette version masterisée par Michael Daniel répond aux attentes de Brendan Pollard et Phil Booth et devrait satisfaire ceux qui étaient déçu par le son très bootleg de la 1ière édition. Je dirais que le résultat est phénoménal, car en aucun moment nous avons l'impression d'entendre ce son de pratique et d'improvisation.
Un long titre de plus de 50 minutes est toujours un pari audacieux. Nos oreilles ne sont pas dupes! Elles en ont entendu plus souvent qu'autrement avec des résultats souvent mitigés. Surtout avec les éclosions de groupes tel qu'Air Sculpture, Keller & Schönwälder et RMI qui sont devenus maitres à ce niveau. Il faut savoir faire preuve de créativité et diviser, en plus de bien doser, les différents phases afin de ne pas perdre l'intérêt de l'auditeur. À ce niveau, Pollard, Daniel & Booth n'ont pas manqué leur coup avec le brillant "Catalyst". Une zone de bruits gris et grésillant de radioactivités, une onde de synthé zigzagante et des arpèges tout fragiles se rencontrent dans les premiers instants de son ouverture. Des poussées d'ombres sourdes, des poussières soniques et des filaments torsadés tombant du cosmos, des chants moroses d'une guitare intersidérale et des pépiements de moineaux électroniques paradent tout au long de la procession introductive de ce monument de 50 minutes auquel se greffent aussi des étoiles filantes et des chants du Mellotron aux arômes flûtés. Une ombre d'ambiances plus sinistres recouvre la passivité oisive de cette introduction qu'un mouvement du séquenceur anime d'une structure de rythme délicat sautillant sur le feu de la guitare de Michael Daniel et de ses solos incisifs. On plonge dans ces structures de rythmes analogues de la période Ricochet ici. Seuls les sulfureux solos de guitare nous éloigne de cette époque, mais le séquenceur…Une ligne de basse séquences donne un élan supplémentaire à "Catalyst" qui s'envole avec un lourd et furieux rythme de Berlin School. Et dire qu'il n’y a pas 10 minutes au compteur! Le mouvement du rythme offre ses nuances qui démolissent la possibilité d'axes rotatifs parfaits. Bien au contraire! Le long axe du rythme court tout en perdant un ion de sa chaine rythmique sous un ciel sonique bariolé de solos de synthé et de guitares que l'on peine à discerner tant l'empreinte musicale des deux entités est presqu'identique. Des effets d'étoiles filantes, sinon désagrégées, ornent ce panorama qui nous fait taper du pied, sinon rouler du cou. Michael Daniel propulse sa guitare à l'avant-scène avec d'autres bons solos et des effets fuzz wah-wah sur une structure toujours affamée pour du rythme berliner et ses ambiances cosmiques. Phil Booth prend le relais avec des solos de synthé alors que l'on sent un peu d'essoufflement rythmique autour des 17 minutes. Le séquenceur éteint tranquillement sa vélocité. Et le rythme frappe alors un barrage d'ambiances chthoniennes autour des 22 minutes. Ces ambiances paranormales sont poussées par de fortes vagues de mugissements d'un clavier en désordre, un peu comme dans ce vieux film Phantasm. C'est le clavier de la terreur! Les effets sont cataclysmiques avec un monstrueux barrage sonore qui cloue nos oreilles après nos écouteurs. Des arpèges d'un clavier chevrotant revienne sniffer les ambiances où rôdent d'étranges bruits électroniques qui n'arrivent pas à délimiter les frontières des abysses de celles du cosmos. Des vagues de brume s'élèvent, de même que des lignes un peu plus musicales mais toujours recluses du mysticisme de l'instant. Des nappes de voix chthoniennes étreignent ces lignes qui tranquillement irradient d'une beauté séraphique le moment sombre de "Catalyst". Cette sérénité passagère, et pas tout à fait céleste, franchit la barrière des 33 minutes. Moment où le séquenceur reprend les commandes avec sa 2ième phase de rythme Berlin School embellie par de monstrueux solos de guitare. Un très bon titre et du grand Berlin School.
"The Chaos Balance" a la lourde tâche de succéder à ce titre béton. Et c'est sans doute la raison qui a dictée au trio Anglais d'emprunter une différente approche avec une structure plus ambiante. Des couches aux tonalités d'orgue et d'autres aux tonalités propres aux synthés entrelacent leurs mouvements flottants dans un trou noir rempli de pépiements et d'effets sonores abstraits. C'est un calme plutôt séraphique qui atteint son point de schizophrénie sonique avec un violent tintamarre qui capture et fait grimacer nos oreilles, à tout le moins les miennes, après les frontières des 10 minutes. Cet élan statique et dissonant nous amène à la finale d'un titre qui n'était pas réellement nécessaire afin d’augmenter la cote de cet excellent album de Brendan Pollard, Michael Daniel et Phil Booth

Sylvain Lupari 28/04/19

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