mercredi 26 décembre 2018

MUTAGENESE: Exploration Spatiale (2018)

“Exploration Spatiale vogues in the spheres of an EM which has preceded these sequenced movements of the early 70's, either in a dark ambient music”
1 Pulsar 6:48
2 Proxima Centauri 11:04
3 Dawn 7:25
4 Pioneer 10's Journey 7:20
5 Timescape 18:16
6 Quasar 9:36

Mutagenese Music (DDL 60:28)
(Dark Cosmic Ambient EM)
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 **Chronique en français plus bas**
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After a very convincing first album (Errance Planétaire), which marked those who made the discovery of Mutagenese in cosmic strolls driven by some good old Berlin School, the Canadian group, established in Montreal, picks up where he has left these ears amazed by this first album. Distinctly more ambient, quieter with weak rhythmic impulses forged on mesmerizing and exciting movements for the neurons, “Exploration Spatiale” is built around cosmic wind storms and micro-planets' decays which become islands of interstellar parasites whistling and breaking through into a universe exposed at 1,000 threats. This second album of Mutagenese pushes even more the reflection of the Montreal band on the confines of the space with slowly movements inflated of an industrial sound fauna where the reality crosses the fiction with layers of caramelized voices in chthonic atmospheres. Less accessible, this “Exploration Spatiale” requires an open mind for an EM whose cradle is located just before the immortal Phaedra from Tangerine Dream.
Ambient?! It's not this impression that forms between our ears from the opening of "Pulsar" and its rhythm structure that in the end one says to oneself: Yah ... Why not? Because it's rather conforms to several pieces of music of the same name in the world of EM! This rhythm is tied very tight in a series of hiccups whose spasmodic impulses forge a rhythmic sequence that is associated with a cavalry on a mined battlefield. The soundscape spreads its analog fragrances in a rich texture from which emerges a phase of rowdy ambiances and a finale where are screaming the void and its anger. This wind makes blowing its tenebrous breezes into "Proxima Centauri" where slow keyboard riffs wander between two worlds. The movement is slow, very contemplative and unwinds its ambient sound carpet with delicate oscillations which drift in a galaxy near you. The breezes in "Dawn" seem more hollow, even sibylline, and blow on a flora of cosmic tweets. This opening brood a beat whose mechanical pulse initiates the blossoming of a sonic life. An industrial life in fact with its carbon oiled layers and sounds of machinery flirting with the unreal, either a choir of fallen angels who hum upon the rollings of a virgin water which runs aground on an emerald beach. Ambient, this rhythm awakens our attention quite well, since we notice its absence when "Dawn" drifts into a black hole before reconnecting with the elements of its sonic genesis. "Pioneer 10's Journey" is a purely ambient track with a pretty good palette of tones and colors in the many breezes and winds of Orion that blow through the drifting obstacles and broken hoops of some planets. Aside from this delightful lunar melody of about 60 seconds, sculpted in ascending sequences of opaline tones and enveloped of maternal whispers, "Timescape" offers an intense drift into a dark cosmos. The elements hiss and roar like those big meteors and their distress symphonies when they destroy everything on their unplanned flights. "Quasar" ends “Exploration Spatiale” with a muffled rhythmic structure that survives painfully in an interstellar storm.
If Errance Planétaire was a splendid album of rhythms pushed by a creative sequencer, “Exploration Spatiale” vogues in the spheres of an EM which has preceded these animated movements of the early 70's. It's a drifting, a floating EM where the cosmic elements are presented with a lot of details in the sounds, so much that one plunges unwittingly into the darkness of the cosmos. It's an adventure, a cosmic exploration driven by some intense moments of music and other more oneiric phases. For fans of ambient music and of cosmic ambiences ...
Sylvain Lupari (December 26th, 2018) *****

synth&sequences.com
Available at Mutagenese's Bandcamp
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                                 CHRONIQUE en FRANÇAIS
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Après un premier album fort convaincant (Errance Planétaire) qui promenait celui qui a fait la découverte de Mutagenese dans des promenades cosmiques animés du bon vieux Berlin School, le groupe Canadien, établit à Montréal, reprend là où il avait laissé les oreilles ébahies par ce premier album. Nettement plus ambiant, plus tranquille avec de faibles impulsions rythmiques forgées sur de fascinants mouvements entraînants pour les neurones, “Exploration Spatiale” est construit autour de tempêtes de vents cosmiques et des désintégrations de micro-planètes qui redeviennent des îlots de parasites interstellaires sifflant et déferlant dans un univers exposé à 1 000 menaces. Ce deuxième album de Mutagenese pousse encore plus la réflexion du groupe montréalais sur les confins de l'espace avec des mouvements lents gonflés d'une faune sonore industrielle où la réalité croise la fiction avec des nappes de voix caramélisées dans des ambiances chthoniennes. Moins accessible, ce “Exploration Spatiale” exige une ouverture d'esprit pour une MÉ dont le berceau se situe juste avant l'immortel Phaedra de Tangerine Dream.
Ambiant?! Ce n'est pas cette impression qui se forme entre nos oreilles dès l'ouverture de "Pulsar" et de sa structure de rythme qu'au final on se dit : Eh oui…Pourquoi pas? Puisqu'assez conforme à plusieurs pièces de musique du même nom dans l'univers de la MÉ! Ce rythme est noué très serré dans une suite de hoquets dont les élans spasmodiques forgent une séquence rythmique que l'on associe à une cavalerie sur un champs de bataille miné. La portée sonore étend ses fragrances analogues dans une riche texture d'où s'échappent une phase d'ambiances tapageuses et une finale où hurle le vide et sa colère. Ce vent souffle ses brises sombres, ténébreuses dans "Proxima Centauri" où de lents riffs de clavier errent entre deux univers. Le mouvement est lent, très contemplatif et déroule son tapis de sons ambiants avec de délicates oscillations qui dérivent dans une galaxie près de chez vous. Les brises dans "Dawn" semblent plus creuses, même sibyllines, et soufflent sur une flore de gazouillis cosmiques. Cette ouverture couve un battement dont le pouls mécanique amorce l'éclosion d'une vie sonore. Une vie industrielle avec ses nappes huilées au carbone et ses bruits de machineries qui flirtent avec l'irréel, soit une chorale d'anges déchus qui fredonnent sur les roulements d'une eau vierge qui s'échoue sur une plage d'émeraude. Ambiant, ce rythme éveille assez bien notre attention, puisqu'on remarque son absence lorsque "Dawn" dérive dans un trou noir avant de renouer avec les éléments de sa genèse sonore. "Pioneer 10's Journey" est un titre purement ambiant avec une belle palette de tonalités et de couleurs dans les multiples brises et vents d'Orion qui soufflent au travers les obstacles dérivants et les cerceaux rompus de quelques planètes. Mis à part cette délicieuse mélodie lunaire d'une 60taine de secondes, sculptée dans des séquences ascendantes aux tonalités opalines et enrobées de murmures maternelles, "Timescape" propose une dérive intense dans un cosmos noir. Les éléments sifflent et rugissent comme ces gros météores et leurs symphonies de détresse lorsqu'ils détruisent tout sur leurs vols non planifiés. "Quasar" termine “Exploration Spatiale” avec une structure de rythme étouffée qui survit péniblement dans une tempête intersidérale.
Si Errance Planétaire se voulait un superbe album de rythmes poussés par un séquenceur créatif, “Exploration Spatiale” vogue dans les sphères d'une MÉ qui précédait ces mouvements animés du début des années 70. C'est une MÉ planante où les éléments cosmiques sont présentés avec beaucoup de détail dans la sonorité, tellement que l'on plonge sans le vouloir dans la noirceur du cosmos. C'est une aventure, une exploration cosmique en musique par moments intense et d'autres moments plus oniriques. Pour amateur de musique ambiante et d'ambiances cosmiques…

Sylvain Lupari 26/12/18

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