samedi 16 juin 2018

STEVE ROACH: Molecules of Motion (2018)

“Year after year it's the same thing. I keep asking myself if Steve Roach has still something to say outside the ambient music. Molecules of Motion says to me YES!”


1 Molecules of Motion 24:21
2 Grace Meditation 23:39
3 Phase Reverie 10:11
4 Empath Current 15:02

Projekt | PROJEKT353 (CD-DDL 73:15)
(Ambient sequencer music)
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  **Chronique en français plus bas**
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That old wizard of sounds! Inexhaustible and simply delicious for the ears, whether in ambient music or animated by sequencers, Steve Roach returns with another album of original music in “Molecules of Motion”. We read the title and we look at the cover, and already we have a vague idea of its content. But I never thought that the color and the design of the tones would fit to the spirit of its front cover.
The title-track gradually and slowly breaks the silence with a movement coming from beneath the ground. An immense sonic vertebra emerges and its fluid movement begins to produce a series of magnetizing sinusoidal loops. These loops undulate in a choreography for multi-colored oscillating lines with a panoply of sequences of which some possess organic tones as well as deformed shadows which play constantly on the nuances of this horizontal spiral-shaped rhythm. Unlikely, a kind of melody, ingenious weaver of earworm, gets fixed between our ears, like the effect of a kaleidoscope and its labile loops which come and go tirelessly. The rhythm is nervous in its helix structure. It's wriggled even at times like a spasmodic dance of scissors whose brief blows hatch the long sequenced vertebra which tirelessly takes back its shape, going so far as to flirt with more floating passages. Synth layers house at the top of this decor slightly influenced by a psybient kind, but a little more edible for timorous ears. These layers are much more present and their forms are more accentuated in "Grace Meditation" which takes the structure of "Molecules of Motion", but in a slightly more ambient form, even closer to the meditation. The tones of the sequences still shiver with resonant colors and the slowness of the movement allows us to hear the vast sample of sonic distortions which eventually hatches into a fascinating chaotic melody. The echo forges gyratory forms which come and go, suggesting a meditative pause. "Phase Reverie" releases an anesthetic phase with a panoply of synth veils which intertwine with different tones, including a totally buzzing, to form the basis of a morphic ballet. The signature of the ambient works of Steve Roach is more apparent here. The sizzling tones live like reclusive sounds, like sonorous hermits who go from home to home in order to find this tonal brotherhood sparkling with brightness in the first two titles of “Molecules of Motion”. A quiet and very effective title that puts us in the spirit of Structures from Silence. Despite its more hectic pace, we cannot exclude "Empath Current" of the same equation. The sequences sparkle with more vitality, cutting out the moods of continuous leaps and bounces, while the synth pads spread sleepy textures and veils of suave and floating voices. A very beautiful title which concludes an album up to the expectations that we can have with respect to Steve Roach.

After Skeleton's work, I wondered what would be Steve Roach's next step? Would he still be able, after all these years of creativity, to surprise an audience that simply asked to be reassured by his presence and his works? We must believe that yes since “Molecules of Motion” is a splendid album from first to last note. This album is teeming with these ambient and semi-ambient rhythms which are the signature of Steve Roach. Except that here the movements of quarrel between this fascinating variety of tones in the arpeggios which sculpt these oscillating discords are simply enjoyable for the ears. As in the tones of Skeleton Keys. So, Steve Roach still has this gift to surprise again. And I still have this feeling of repeating myself when I talk about a new album from the Arizona's Wizard of sounds. Brilliant!
Sylvain Lupari (June 14th, 2018) *****
synth&sequences.com
Available on TimeRoom's Bandcamp store
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CHRONIQUE en FRANÇAIS
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Ce vieux sorcier des sons! Intarissable et tout simplement délicieux pour les oreilles, que ce soit en mode musique d'ambiances ou animée par des séquenceurs, Steve Roach revient avec un autre album de musique originale en “Molecules of Motion”. On lit le titre et on regarde la pochette, et déjà on a une vague idée de son contenu. Mais jamais j'aurais pensé que la couleur et la conception des tons épouseraient l'esprit de sa pochette.La pièce-titre brise graduellement et très lentement le silence avec un mouvement venant sous terre. Un immense vertébré sonique émerge et son déplacement fluide entreprend de fabriquer une suite de boucles sinusoïdales magnétisantes. Ces boucles ondulent dans une chorégraphie pour lignes oscillatrices aux formes bariolées avec une panoplie de séquences dont certaines possèdent des tonalités organiques ainsi que des ombres déformées qui jouent constamment sur les nuances de ce rythme en forme de colimaçon horizontale. Invraisemblablement, un genre de mélodie, ingénieusement tisseuse de ver-d'oreille, se fixe entre nos oreilles, comme l'effet d’un kaléidoscope et ses boucles labiles qui vont et viennent inlassablement. Le rythme est nerveux dans sa structure hélix. Il est se trémousse même par moments comme une danse spasmodique de ciseaux dont les brefs coups hachurent menu le long vertébré séquencé qui reprend infatigablement sa forme, allant jusqu'à flirter avec des passages plus flottants. Des nappes de synthé logent tout en haut de ce décor légèrement influencé par un genre psybient, mais un peu plus comestible pour les oreilles frileuses. Ces nappes sont nettement plus présentes et leurs formes sont plus accentuées dans "Grace Meditation" qui reprend la structure de "Molecules of Motion", mais dans une forme légèrement plus ambiante, même plus près de la méditation. Les tonalités des séquences frissonnent encore de couleurs résonnantes et la lenteur du mouvement nous permet d'entendre le vaste échantillon de distorsions soniques qui finit par faire éclore une fascinante mélodie chaotique. L'écho forge des formes giratoires qui vont et viennent, suggérant une pause méditative. "Phase Reverie" libère une phase anesthésiante avec une panoplie de voiles synthétisées qui s'entrelacent avec différentes tonalités, dont une totalement bourdonnante, afin de constituer les bases d'un ballet morphique. La signature des œuvres ambiantes de Steve Roach ressort plus ici. Les tonalités grésillantes vivent comme des sons reclus, comme des ermites sonores qui vont de foyer en foyer afin de retrouver cette confrérie tonale qui pétillait avec éclat dans les 2 premiers titres de “Molecules of Motion”. Un titre tranquille et très efficace qui nous remet dans l'esprit de Structures from Silence. Malgré son rythme plus agité, on ne peut exclure "Empath Current" de la même occasion. Les séquences y pétillent avec plus de vitalité, découpant les ambiances de bonds et de rebonds continuels, alors que les nappes de synthés étendent des textures endormitoires et des voiles de voix suaves et planantes. Un très beau titre qui conclut un album à la hauteur des attentes que l'on peut avoir en égard de Steve Roach.
Après les travaux de Skeleton, je me demandais quelle serait la prochaine étape de Steve Roach? Est-ce qu'il serait encore capable, après toutes ces années de créativité, de surprendre un public qui demandait simplement d'être rassuré par sa présence et ses œuvres? Il faut croire que oui puisque “Molecules of Motion” est un album splendide de la première à la dernière note. Cet album grouille de ces rythmes ambiants et semi-ambiants qui sont la signature de Steve Roach. Sauf qu'ici les mouvements de bisbille entre cette fascinante variété de tonalités dans les arpèges qui sculptent ces discordes oscillatrices sont tout simplement jouissif pour les oreilles. Comme dans les tons de Skeleton Keys. Ainsi, Steve Roach possède encore ce don de surprendre encore. Et j'ai toujours cette impression de me répéter lorsque je parle d'un nouvel album du sorcier des tons de l'Arizona. Brillant!
Sylvain Lupari 14/06/18

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