samedi 2 juin 2018

RENE VAN DER WOUDEN: Atmospherics in a Nutshell (2018)

“All in all, this is a good album of an EM not easy to tame, but not too complicated either, with a super catchy track on it”
1 The Surface 16:57
2 To have the Atmospherics in You 12:37
3 When the Coastline hits the Sea 5:13
4 The open Dream of the Lindenstrasse 22:43

REWO Music (DDL 57:32)
(Cosmic Rock)
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  **Chronique en français plus bas**

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René van der Wouden is a very particular character in the spheres of EM. The one who builds his compositions behind his influences of Jean-Michel Jarre is as fertile as many artists in the Bandcamp universe, where he can sign 2 to 3 albums a year. Except that a break in productivity has pushed a little away from the Dutch synthesist of his musical writing between 2015 and 2016. Only one album has appeared in 2017, Trust, while 2018 seems to be a year of rebirth for the one who never does things like the others. A priori, his music, composed around melodious themes, seems to have the need to roam in long corridors of ambiances and of complexity in order to expel this overload of improvisation of the analog years style that René van der Wouden exploits and controls in a way that it always gives it more attractions than animadversion. And it's a bit the story of “Atmospherics in a Nutshell”, an album which asks an extra inch of open minded in order to tame the colorful world of the Dutch synthesist.
Following the main rules of long titles in the EM register, "The Surface" begins with an anesthetic ballet animated by morphic synth lines whose extremities caress each other in a universe crowded of cosmic tones. The stars twinkle as the sounding wingtips brush the layers of astral voices. Gradually, these ambiences, which flirt between Jarre and Vangelis, cement a panorama whose heaviness makes it apathetic. Keyboard chords then draw a slightly animated melodious approach, while the synth and voice layers pile up in a fortress of atmospheres. Effects of manual percussions enliven "The Surface" a little after the 6 minutes, structuring a very Mind Over Matter rhythmic approach while the bass drums direct the rhythm towards a kind of EDM of which the synth solos form a symbiosis with the keyboard chords. Evolving without overflowing, the music and its rhythm reach the borders of harmony around the 12th minute, there where an ambiospheric and ambiosonic final is charging a pair of ears fond of those heterogeneous tones of EM. "To have the Atmospherics in You" doesn't waste time with details! The rhythm starts from the first second with a line of sequences whose fluids oscillations and long imperfect strides hang on our feet. This good and very lively electronic rock proposes too some tasty electronic percussions, like the tap-dancing shoes of a puppet theatre, which accompany the gradation of the sequencing tones whose continuous oscillations are now solidified by sober percussions. Cosmic arrangements and synth laments add meat around the bone of this structure that shows a good progression in its vivacity while finding the way to develop good synth solos which always flirt with this need to release harmonious threads in the musical arrangements of René van der Wouden. After this very catchy title, "When the Coastline hits the Sea" offers a little 5 minutes of meditation with a formula developed in the introduction of "To have the Atmospherics in You". Slow and especially very calm, do we need it? But in any cases, it could serve as a very nice prelude to the longest track of “Atmospherics in a Nutshell” where from the top of its 23 minutes "The open Dream of the Lindenstrasse" offers a structure slightly on the move. Its introduction is very cathedral with its violin layers which float with a vision of serenity. However, the rhythm which follows is like a battle anthem with a structure supported by lines of sequences and percussions from which the upward flow is ideal for the whistled harmonies of the synth. This structure is swallowed by layers of voices, around the 6th minute, to be reborn 120 seconds later in a more ambient approach adorned of very good percussive elements. The synths are more in deco mode here and gratify effects and bits of melodies and/or solos to a long river of rhythm and its nuances that make it a structure always in motion and whose tonal fauna makes it attractive to discover. All in all, this is a good album of an EM not easy to tame, but not too complicated either I have to say, from René van der Wouden. Available as download only at his Bandcamp website.

Sylvain Lupari (June 2nd, 2018) ***½**
synth&sequences.com
Available at René van der Wouden Bandcamp

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CHRONIQUE en FRANÇAIS
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René van der Wouden est un personnage très particulier dans les sphères de la MÉ. Celui qui érige ses compositions derrière ses influences de Jean-Michel Jarre est aussi fécond que bien des artistes dans l'univers Bandcamp, où il peut signer 2 à 3 albums par année. Sauf qu'une cassure au niveau de sa productivité est survenue entre 2015 et 2016, éloignant un peu le synthésiste Hollandais de son écriture musicale. Un seul album est apparu en 2017, Trust, alors que 2018 semble vouloir être une année de renaissance pour celui qui ne fait jamais les choses comme les autres. À priori, sa musique, composée autour des thématiques mélodieuses, semble avoir ce besoin d'errer dans des longs corridors d'ambiances et de complexité afin d'expulser cette surcharge d'improvisation du style des années analogues que René van der Wouden exploite et contrôle d'une façon qui lui donne toujours plus d'attraits que d'animadversion. Et c'est un peu l'histoire de “Atmospherics in a Nutshell”, un album qui demande un peu plus d'ouverture d'esprit pour apprivoiser le monde coloré du synthésiste Hollandais.
En conformité avec le genre de longs titres dans le registre de la MÉ, "The Surface" débute avec un ballet anesthésiant animé de lignes de synthé morphiques dont les extrémités se caressent dans un univers bondé de tonalités cosmiques. Les étoiles scintillent alors que les bouts d'ailes sonores effleurent des nappes de voix astrales. Graduellement, ces ambiances, qui flirtent entre du Jarre et du Vangelis, cimentent un panorama dont la lourdeur le rend apathique. Des accords de clavier dessinent alors une approche mélodieuse légèrement animée, alors que les nappes de synthé et de voix s'empilent dans une forteresse d'ambiances. Des percussions manuelles animent "The Surface" un peu après les 6 minutes, structurant une approche rythmique très Mind Over Matter tandis que des coups de caissons graves redirigent le rythme vers un genre d'EDM dont les solos de synthé forment une symbiose avec les accords de clavier. Évoluant sans déborder, la musique et son rythme atteignent les frontières de l'harmonie vers la 12ième minute, là où une finale ambiosphérique et ambiosonique prend d'assaut une paire d'oreilles friande des tonalités hétéroclites de la MÉ. "To have the Atmospherics in You" ne perd pas de temps avec les détails! Le rythme éclot dès la première seconde avec une ligne de séquences dont les fluides oscillations et les grandes enjambées imparfaites accrochent du tonus à nos pieds. Ce bon rock électronique très entraînant propose aussi des percussions électroniques savoureuses, comme des claquettes de guignols, qui accompagnent la gradation des tonalités des séquences dont les continuelles oscillations sont maintenant solidifiées par de sobres percussions. Des arrangements cosmiques et des complaintes de synthé ajoutent de la viande autour de l'os de cette structure qui affiche une belle progression dans sa vivacité tout en trouvant sa façon d'élaborer de bons solos de synthés qui flirtent toujours avec ce besoin de dégager des fils harmonieux dans les décors musicaux de René van der Wouden. Après ce titre très accrocheur, "When the Coastline hits the Sea" propose un petit 5 minutes de méditation avec une formule développée dans l'introduction de "To have the Atmospherics in You". Lent et surtout très calme, en avons-nous besoin? Mais dans tous les cas, cela pourrait être un très bon prélude au plus long titre de “Atmospherics in a Nutshell” où du haut de ses 23 minutes, "The open Dream of the Lindenstrasse" propose une structure légèrement en mouvement. Son introduction est très cathédralesque avec ses nappes de violon qui flottent avec une vision de sérénité. Pourtant, le rythme qui suit est comme un hymne de combat avec une structure soutenue par des lignes de séquences et des percussions dont le débit ascendant est idéal pour les harmonies sifflées du synthé. Cette structure est avalée par des nappes de voix, autour de la 6ième minute pour renaître 120 secondes plus loin dans une approche plus ambiante ornée de beaux éléments percussifs. Les synthés sont plus en mode déco ici et gratifient effets ainsi que bouts de mélodies et/ou de solos à un long fleuve de rythme et ses nuances qui en font une structure toujours en mouvement et dont la faune tonale la rend séduisante à découvrir. Dans l'ensemble, c'est un bon album d'une EM pas facile à apprivoiser, mais pas trop compliquée non plus je dois dire, de René van der Wouden. Disponible en téléchargement uniquement sur son site web Bandcamp.
Sylvain Lupari 02/06/18

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