mardi 26 juin 2018

CAUSTIC REVERIE: Ultra Vires (2018)

“This album has all the attributes of an ambient music for an intimate outing in a cemetery and of its legends of resurrection of its inhabitants without life”
1 Opening Argument 2:27
2 Mutatis Mutandis 2:57
3 Damnum Fatale 4:14
4 Obscure Statement 2:18
5 Nolo Contendere 2:37
6 Res Judicata 2:05
7 Res Gestae 19:48
8 Ultra Vires 3:03

Caustic Reverie Music (DDL 39:29)
Dark & Industrial Ambient Music)
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  **Chronique en français plus bas**
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Built on 7 little titles and a very long, “Ultra Vires” has all the attributes of an album of music ambiences for an intimate outing in a cemetery and its legends of resurrection of its inhabitants without life. And as the information say about it at its release, it's an album where the elements were treated on tape recording, remodeled and finally tortured (sic!) in order to give new forms and, especially, new sound textures. In the chronology of works for cinema-in-your-head from Caustic Reverie, “Ultra Vires” is the companion of Inadmissible Evidence which was released in 2008. It's an album very difficult to tame because it is noisier than musical with a flock of musical tones and sound samplings deconstructed which have been reshaped to create a climate where fright meets a serenity won with strike of chills.
If "Opening Argument" infiltrates our ears gently, "Mutatis Mutandis" goes in the opposite direction with all the depth of its meaning. This is industrial ambient with synth waves which spit metal when they collide. "Damnum Fatale" cogitates between the two genres before fleeing with a surge of cavernous breezes. "Obscure Statement" is a long wind inhabited by sound mutations and some long wiishh, while "Nolo Contendere" takes up the industrial theme of "Mutatis Mutandis" with sharper squeals. "Res Judicata" is the most acidic title of this music collection of ambiences not to play to meditate or to fall asleep. "Res Gestae" is a long journey in sounds in a tunnel where the ambient air and its elements form a long meditative lament rather relaxing. If its intro is cracked by an approach of industrial ambient, the rest is a nice moment of relaxation with a concerto of hot breezes pushed by the perfections of the walls of this underground cavity whose exit ended to an oasis of serenity. It's a good moment of this album where we jump again with the introduction of its title-track. And even if the last seconds of "Ultra Vires" are rather relaxing, our nerves, becoming again sharped, remain too tense to appreciate the warm whispers that have left us perplexed throughout “Ultra Vires”. An album of ambient moves not made to make us sleep!
Sylvain Lupari (June 26th, 2018) *****
synth&sequences.com
Available on Caustic Reverie Bandcamp
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CHRONIQUE en FRANÇAIS
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Monté sur 7 petits titres et un très long, “Ultra Vires” possède tous les attributs d'un album de musique d'ambiances pour sortie intime dans un cimetière et de ses légendes de résurrection de ses habitants sans vie. Et comme le disent si bien les informations reliées à sa sortie, c'est un album où les éléments ont été traités sur bande enregistreuse, remodelés et finalement torturés (sic!) afin de donner des nouvelles formes et, surtout, de nouvelles textures sonores. Dans la chronologie des œuvres pour cinéma-dans-ta-tête de Caustic Reverie, “Ultra Vires” est le compagnon de Inadmissible Evidence qui a vu le jour en 2008. C'est un album très difficile à apprivoiser car il est plus bruital que musical avec une flopée de sons de musique et d'échantillonnages sonores décarcassés et qui ont été refaçonnés afin de créer un climat où l'effroi côtoie une sérénité gagnée à coups de frissons.
Si "Opening Argument" infiltre nos oreilles avec douceur, "Mutatis Mutandis" y va dans le sens contraire avec toute la profondeur de son sens. C'est de l'ambient industriel avec des ondes de synthé qui crache du métal lorsqu'elles s'entrechoquent. "Damnum Fatale" cogite entre les deux genres avant de se sauver avec une poussée de brises caverneuses. "Obscure Statement" est un long souffle habité par des mutations sonores et quelques longs wiishh, alors que "Nolo Contendere" reprend le thème ambiant industriel de "Mutatis Mutandis" avec des crissements plus aiguisés. "Res Judicata" est le titre le plus acide de cette collection de musique d'ambiances à ne pas faire jouer pour méditer ou s'endormir. "Res Gestae" est un long voyage en sons dans un tunnel où l'air ambiant et ses éléments forgent une longue complainte méditative plutôt relaxante. Si son intro est fissuré par une approche d'ambiant industriel, le reste est un beau moment de détente avec un concerto de brises chaudes poussées par les perfections des murailles de cette cavité souterraine dont la sortie aboutie vers une oasis de sérénité. C'est un beau moment de cet album où l'on sursaute encore avec l'introduction de sa pièce-titre. Et même si les dernières secondes de "Ultra Vires" sont plutôt relaxantes, nos nerfs, redevenus à vif, restent trop tendus pour apprécier les chauds murmures qui nous ont laissés perplexe tout au long de “Ultra Vires”. Un album d'ambiances pas fait pour faire dodo!
Sylvain Lupari 26/06/18

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