samedi 19 mai 2018

LENSFLARE: Ultraviolet (2017)

“Ultraviolet is a free interpretation of TD's Rubycon which will pleased for sure those who have missed those years”

1 Ultraviolet Part 1: Spectrum 19:23
2 Ultraviolet Part 2: Exposure 15:52

Lensflare Music (DDL 35:15)
(Berlin School)
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   **Chronique en français plus bas**
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It's like a tonal blooming which develops under Silvain's eyes, apprentice flutist and God of fields. The sounds grow in this music field and get into our ears with a little of echo and discord. A flute brings up a more harmonious aura with an air which is shaking under the stings of some cold breezes and the delicate knocks of gongs. Other noises, stranger ones, bloom between the crevices of synthesizers which add layers of chthonian voices. This tonal hatching wins in intensity of noises where falls of winds and horizontal hummings add more psychedelic effects to this long introduction of "Ultraviolet Part 1: Spectrum". And if your ears believe to have discover the garden of influences of these atmospheres, it's that you know by heart the ambiospherical elements which fed the introductions of the first Tangerine Dream albums on Virgin. And it's after 8:30 minutes that the whole thing gets revealed. With a movement of the sequencer stolen from the memories of Rubycon, Lensflare sculpts this fluid and floating movement of the sequencer of which the heavy oscillations here serve as bed for a melodious approach of the synth. The airs of the flute are more sharpened, less dreamy also, and sing this ghostly melody which irreparably seduced us in the turning of the 70's. Superb and predictable, this version freely inspired by this first cult album of Tangerine Dream reaches its purpose with the addition of percussions and this caricatural finale which here really sounds strangely like those ambient elements in a title of Black Sabbath from the Mob Rules album; E5150.
Have we enough of these perpetual movements of EM which are freely inspired by old Berlin School and of its pioneers? From what I've heard since years, I don't think so because there is big movement of revival in the air. The young artists look for this analog tone, some are in search of the possible unknown paths of those years, some have even found them, while other artists are freely inspired by an album in particular which is connected to this era. It's the case here with “Ultraviolet” from the Italian musician Lensflare. The latter said things clearly and dives literally in both sides of the Rubycon universe. I followed him and I enjoyed it. That gives me an opportunity to reconnect with the past. But his version doesn't surpass the original, even if sometimes we have the vague feeling to be pushed in a furrow that our senses hadn't perceived yet at that time, and even years farther. It's the case with "Ultraviolet Part 2: Exposure" where the sound fauna is especially denser and more creative by flooding even a longer structure of rhythm and which imitates the original in its architecture while bringing more abrupt contrast in its oscillations and more fluidity in its leading movement. To me that sounds much more like a kind of remix than a free interpretation. But in any case, one listens to it very well even if that never matches the original, and I don't believe that it was the goal aimed by Lensflare. I think that it's a fair free interpretation with a very good wealth and a search in the color of the tones. If you liked Rubycon and Phaedra years of Tangerine Dream, I believe that in the end you will be satisfied by this “Ultraviolet” which is available only in a downloadable on the Lensflare's Bandcamp page.

Sylvain Lupari (May 17th, 2018) *** ½**
synth&sequences.com
Available on Lensflare's Bandcamp

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CHRONIQUE en FRANÇAIS
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C'est comme une floraison tonale qui se développe sous les yeux de Silvain, apprenti flûtiste et 
Dieu des champs. Des sons poussent dans ce champ de musique et entrent dans nos oreilles avec un peu d'écho et de discorde. Une flûte élève une aura plus harmonique avec un air qui chevrote sous la piqure de brises froides et les délicats coups des gongs. D'autres bruits, plus étranges, fleurissent entre les interstices de synthétiseurs qui rajoutent des nappes de voix chthoniennes. Cette éclosion tonale gagne en intensité bruiteuse où des chutes de vents et des bourdonnements horizontaux ajoutent plus d'effets psychédéliques à cette longue introduction de "Ultraviolet Part 1: Spectrum". Et si vos oreilles croient avoir décelé le jardin des influences de ces ambiances, c'est que vous connaissez par cœur les éléments ambiosphériques qui nourrissaient les introductions des premiers albums de Tangerine Dream sur Virgin. Et c'est après les 8:30 minutes que le tout s'explique. Avec un mouvement du séquenceur volé aux souvenirs de Rubycon, Lensflare sculpte ce mouvement fluide et flottant du séquenceur dont les lourdes oscillations ici servent de lit pour une approche mélodieuse du synthé. Les chants de flûte sont plus aiguisés, moins rêveurs aussi, et épousent cette mélodie fantomatique qui nous a irrémédiablement séduite au tournant des années 70. Superbe et prévisible, cette version librement inspirée de ce premier album culte de Tangerine Dream atteint son but avec l'addition de percussions et cette finale caricaturale qui ici ressemble drôlement aux ambiances d'un titre de Black Sabbath dans Mob Rules, E5150.
En avons-nous assez de ces sempiternelles mouvements de MÉ qui sont librement inspirés de la vieille Berlin School et de ses artisans? Avec tout ce que j'entends depuis les dernières années il faudrait croire que non, puisqu'il y a gros mouvement de revival dans les airs. Les jeunes artistes recherchent cette sonorité analogue, certains sont à la recherche des possibles sentiers ignorés de cette époque, même que certains en trouvent, alors que d'autres artistes s'inspirent librement d'un album en particulier qui est lié à cette période. C'est le cas ici avec “Ultraviolet” du musicien Italien Lensflare. Ce dernier ne fait aucune cachette et plonge littéralement dans les deux côtés de l'univers Rubycon. Et moi j'embarque et j'aime bien cela. Ça me donne une occasion de me reconnecter avec le passé. Mais ça ne dépasse pas l’original, même si des fois on a la vague impression d'être enfoncé dans un sillon que nos sens n'avaient pas encore perçu à cette époque, et même des années plus loin. C'est le cas avec "Ultraviolet Part 2: Exposure" où la faune sonore est plus dense et surtout plus créative en inondant même une structure de rythme plus longue et qui imite l'original dans son architecture tout en apportant plus de contraste abrupte dans ses oscillations et plus de fluidité dans son mouvement. Ça ressemble bien plus à un genre de remix qu'à une interprétation libre. Mais dans tous les cas, ça s'écoute très bien même si ça ne dépasse pas, et je ne crois pas que c'est le but visé de Lensflare, l'original. Une belle interprétation libre et une très belle richesse et recherche dans la couleur des tons. Si vous aimez la période Rubycon et Phaedra de Tangerine Dream, je crois qu'au final vous serez bien comblé par ce “Ultraviolet”. Disponible uniquement en format téléchargeable sur le site Bandcamp de Lensflare.

Sylvain Lupari (17/05/18)

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