vendredi 20 avril 2018

CENTROZOON: 217 IX (2018)

“This one has to be the most daring set I heard from that tour”

1 Parker House 1 14:43
2 Parker House 2 24:11
3 Parker House 3 17:00
4 Parker House 4 15:59

Iapetus Records (DDL 71:54)
(Ambient and abstract music)
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   **Chronique en français plus bas**
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The North American tour marking the 25th anniversary of Centrozoon will have made  small piping hot downloads where the experimental music of the duet without barriers follows the improvised curves, concert after concert, of Bernhard Wöstheinrich and Markus Reuter. This time the adventure takes place in Parker House in the municipality of Potomac in Maryland on November 12th 2016. And the music offered on this recording is the least accessible (sic!) during this tour. Although the openings and the finales are made in a relative sound peace, the dialogue between the instruments reaches Babel-like barriers which had to leave the spectators rather stunned at times. But as usual, the duet knows how to avoid the traps of tiredness always by finding a way of solving the dead ends which nest in this “217 IX”.
"Parker House 1" puts us at once in the Centrozoon ambiences with a pile of lines and vapors of synth, it's necessary to warm equipment, where the squeaking disintegrate little by little in some completely unexpected orchestrations. Strange noises dawn on these movements of astral waltzes, awakening a latent cacophony which manages little to reduce the reach of a good down-tempo the lasciviousness of which floats in the experiments and the treatments of Markus Reuter's guitars. Groans, rumblings and sufferings of machines gobble up this slow rhythm and lead "Parker House 1" towards a finale without suite. "Parker House 2" espouses the same Centrozoon pattern with an opening of seraphic atmospheres which little by little is swallowed up by an excessive exploration of the tones and of the distortions of sounds. Can a sound suffer? Yes! And the more slowly it is, and the more the pleasure finds ears eager for this kind. Let's say that it's the roughest part in “217 IX”. If we dare to describe the ambiences of "Parker House 3", we could assert that it is the acoustic side of this intimist concert performed in the main lounge of this hotel. Even in a more peaceful envelope, Bernhard Wöstheinrich and Markus Reuter does not still manage to harmonize their sound scripts, so restoring one of these soft cacophonies of Centrozoon. The line of bass here reminds me that of Tony Levin while the guitar treatments are very Frippertronic. A sibylline introduction with mismatching sweetness and some spasmodic oscillations, "Parker House 4" goes away towards a structure of rhythm set up on muted knockings, a little like a cha-cha danced on rubber feet, while the guitar makes roar out the intriguing charms of a big mechanical bumblebee. The finale is a hullabaloo with diverse sound rebellions where the tonal anarchy goes to a more musical awareness while the sequences pound for a rhythm without cohesion and the guitar abandons its spirit in a tumult which had to resound for a long time in the ears of the spectators. Audacious and difficult to digest, this “217 IX” is resolutely for the inflexible of the genre. To listen to the ears free of headphone…

Sylvain Lupari (March 19th, 2018) *****
synth&sequences.com
You will find this album on Iapetus
Bandcamp 

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CHRONIQUE en FRANÇAIS
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La tournée Nord-Américaine soulignant le 25ième anniversaire de Centrozoon aura fait des petits téléchargements tout chauds où la musique expérimentale du duo sans barrières suit les courbes improvisées, concert après concert, de Bernhard Wöstheinrich et Markus Reuter. Cette fois-ci l'aventure se déroule au Parker House dans la municipalité de Potomac au Maryland le 12 Novembre 2016. Et la musique offerte est la moins accessible (sic!) lors de cette tournée. Bien que les ouvertures et les finales se fassent dans un calme sonore relatif, le dialogue entre les instruments atteint des barrières babelesques qui ont dû laisser les spectateurs assez pantois par instants. Mais comme toujours, le duo sait éviter les pièges de lassitude en trouvant toujours une façon de dénouer les impasses que nichent dans ce “217 IX”.
"Parker House 1" nous met tout de suite dans les ambiances Centrozoon avec un empilage de lignes et de vapeurs de synthé, il faut réchauffer les équipements, où les crissements se désagrègent peu à peu dans des orchestrations tout à fait inattendues. Des bruits bizarres commencent à poindre sur ces mouvements de valses astrales, éveillant une cacophonie latente qui réussit peu à réduire la portée d'un bon down-tempo dont la lascivité flotte dans les expérimentations et les traitements de guitares de Markus Reuter. Râles, grondements et souffrances des machines engloutissent ce rythme lent et conduisent "Parker House 1" vers une finale sans suite. "Parker House 2" épouse le même pattern Centrozoon avec une ouverture d'ambiances séraphiques qui peu à peu se fait bouffer par une excessive exploration des tons et de distorsions des sons. Est-ce qu'un son peut souffrir? Oui! Et plus lentement c'est, et plus le plaisir trouve des oreilles avides de ce genre.  Disons que c'est le morceau le plus rough de ce “217 IX”. Si on ose décrire les ambiances de "Parker House 3", on pourrait affirmer que c'est le côté acoustique de ce concert intimiste performée dans le salon principal de cet hôtel. Même dans une enveloppe plus paisible, Bernhard Wöstheinrich et Markus Reuter n'arrive toujours pas à harmoniser leurs scripts sonores, restituant ainsi une de ces douces cacophonies de Centrozoon. La ligne de basse ici me fait penser à celle de Tony Levin alors que les traitements de guitares sont tout ce qu’il y a de plus Frippertroniques. Introduction sibylline avec des douceurs dépareillées et oscillations spasmodiques, "Parker House 4" s'éloigne vers une structure de rythme érigée sur des cognements sourds, un peu comme un tcha-tcha dansé sur des pieds de caoutchouc, alors que la guitare fait rugir les charmes intrigants d'un gros bourdon mécanique. La finale est tintamarresque avec diverses rebellions sonores où l'anarchie tonale se dirige vers une prise de conscience plus musicale alors que des séquences palpitent pour un rythme sans cohésion et que la guitare abandonne son esprit dans un tumulte qui a dû résonner longtemps dans les oreilles des spectateurs. Osé et difficile à digérer, ce “217 IX” est résolument pour les irréductibles du genre. À écouter les oreilles libres…
Sylvain Lupari (19/04/18)

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