mardi 27 février 2018

ROBERT RICH: The Biode (2018)

“Nice ambient beats in a landscape of the most creative, The Biode is like a botanic field where we can hear breathing this fascinating garden of unusual tones”
1 Recalcitrant Malfeasance 3:14
2 Particles 4:34
3 Protista Mephista 8:21
4 Elevate the Hive Mind 7:28
5 Behind the Staminode 5:26
6 A Porous Membrane 4:40
7 Permeate the Divide 5:32
8 Galvanic Response 8:29
9 Aerosols for Pluviculture 2:27
10 Witchetty Vartu 7:21

Soundscape | SP031 (CD 57:32)
(Progressive ambient EM)
 **Chronique en français plus bas**
Glaucous knockings and noises assail our ears at the opening of "Recalcitrant Malfeasance". These sounds seem filled with water, one would say a frogman playing Didgeridoo in a pond, and they murmur a sordid incantation which remains the only harmonious element of this symphony for muddy tones. Little by little, these knockings become a base of ambient rhythm where every tone stretches its note towards the following one in order to weave an impenetrable wall of tones which caw such as batrachians in heat. Expect the unexpected! This proverb suits marvelously the boldness of a musician who challenges his instruments just to go where nobody will go. And it's also the theme of “The Biode”; a biomic node, the nexus or the gathering place where a community of organisms combines to become a unit of individuality or of consciousness. This little lexicon is a part of an observation that Robert Rich shares inside the digipack six-panels artwork colors and in a vision so realist of an album rich in very quirky tones where the psybient and the Electronica hang onto ambiences which never stop to amaze. It's also possible read this observation on the Bandcamp page of “The Biode”.
Using to satisfaction the Haken Continuum, Robert Rich weaves some totally nutty choirs Like this one of the deformed specters on the non-rhythm of "Particles" and its line of bass which sighs in its rhythmic solitude. The bah-bah-bah-bah flows like viscous grass-snakes, clearing a linguistic code which seems to stick to the language of micro-organisms. This is Robert Rich and we sway on the perfumed structures of his steel-guitar and of his anesthetic synth layers which ooze shyly in the crumbling of the rhythmic skeleton of "Protista Mephista". Wearing earphones is strongly advised to seize the pleasant melodies of octaves sculpted in the possibilities of the Haken Continuum. These octaves introduce the fluty song of "Elevate the Hive Mind" which waddles on a bewitching rhythm while causing a squabble of carillons which run away such as the snakes' skeletons on a bed of bells. The steel-guitar is as good as the flute. I've hooked straight away to the decor of this slow and magnetizing rhythm. The same goes for the very organic mid-tempo of "Behind the Staminode" which switches for a good up-tempo abundantly watered with the possibilities of the Haken. After the very ambient soundscape of "A Porous Membrane", "Permeate the Divide" brings back the beat with a good structure of more or less tribal rhythm decorated with the magnificent lamentations of the steel-guitar. A very intense title and wonderfully ornamented by a sound fauna which has changed tone since "Elevate the Hive Mind". The presence of the conventional synths is more noticed on these last titles, as well as on another landscape of ambient elements in "Galvanic Response" which keeps a link of fascination with those organic clucking. "Aerosols for Pluviculture" is another title for meditation with nice synth lines and waves to the colors of a night under the stars. "Witchetty Vartu" ends this other fascinating journey in the core of Robert Rich's imagination with a soft rhythm structured on pulsations and percussions always so viscous. This hypnotic rhythm is at first charmed by a very nice flute. The ambiences reach a phase of intensity unique to the aestheticism tonal of this surprising album from the Californian multi-instrumentalist where some slow orchestrations caress this duel voice/flutes which is part of this sound effervescence of an album which goes beyond the limits of our imagination.

Sylvain Lupari (February 27th, 2018) *****
This album is available via Amazon and Robert Rich
web site

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CHRONIQUE en FRANÇAIS
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Des cognements et des bruits glauques assaillent nos oreilles en ouverture de "Recalcitrant Malfeasance". Ces sons semblent gorgés d'eau, on dirait un homme-grenouille jouant du Didgeridoo dans un étang, et murmurent une sordide incantation qui reste le seul élément harmonique de cette symphonie en tons vaseux. Peu à peu, ces cognements deviennent une base de rythme ambiant où chaque tonalité étire sa note vers la suivante afin de tisser une impénétrable muraille de tonalités qui croassent comme des batraciens en chaleur. Attendez-vous à de l'inattendu! Cet adage sied à merveille l'intrépidité d'un musicien qui défie ses instruments afin d'aller là où personne n'ira. Et c'est aussi la thématique de “The Biode”; un terme pour désigner un nœud biologique où une communauté d'organismes se combine pour devenir une unité d'individualité ou de conscience. Ce petit lexique fait partie d'une observation que Robert Rich partage à l'intérieur de la pochette six-côtés digipack aux couleurs et à la vision si réaliste d'un album riche en tonalités très biscornues où le psybient et l'Électronica s'accrochent à des ambiances qui n'en finissent plus d'étonner. On peut aussi lire cette observation sur la page Bandcamp de “The Biode”.
Usant à satiété du Haken Continuum, Robert Rich tisse des chorales totalement déjantées. Comme celle des spectres difformes sur le non-rythme de "Particles" et de sa ligne de basse qui soupire dans sa solitude rythmique. Les bah-bah-bah-bah coulent comme des couleuvres visqueuses, défrichant un code linguistique qui semble coller au langage des micro-organismes. C'est du Robert Rich et on tangue sur des structures parfumées de sa Steel-guitare et de ses nappes de synthé anesthésiantes qui suintent timidement dans l'émiettement du squelette rythmique de "Protista Mephista". Le port d'écouteurs est fortement conseillé afin de saisir les suaves mélodies d'octaves sculptées dans les possibilités du Haken Continuum. Ces octaves initient le chant flûté de "Elevate the Hive Mind" qui se dandine sur un rythme envoûtant tout en provoquant une guéguerre de carillons qui s'enfuient tel des serpents squelettes sur un lit de clochettes. La Steel-guitare est aussi belle que la flûte. J'ai accroché tout de go sur le décor de ce rythme lent et magnétisant. Idem pour le mid-tempo très organique de "Behind the Staminode" qui permute en un bon up-tempo copieusement arrosé des possibilités du Haken. Après le paysage sonique très ambient de "A Porous Membrane", "Permeate the Divide" revient avec une autre bonne structure de rythme plus ou moins tribal orné des magnifiques lamentations de la Steel. Un titre très intense et superbement bien décoré par une faune sonore qui a changé de ton depuis "Elevate the Hive Mind". La présence des synthés conventionnels est plus remarquée sur ces derniers titres, de même que sur un autre paysage d'éléments d'ambiances en "Galvanic Response" qui conserve un lien de fascination avec des gloutonnements organiques. "Aerosols for Pluviculture" est un autre titre pour méditation avec des belles lignes et ondes de synthés au couleurs de la nuit sous les étoiles. "Witchetty Vartu" termine cet autre fascinant voyage au cœur de l'imaginaire de Robert Rich avec un doux rythme structuré sur des pulsations et percussions toujours aussi visqueuses. Ce rythme hypnotique est charmé en premier lieu par une très belle flûte. Les ambiances atteignent une phase d'intensité unique à l'esthétisme tonale de ce surprenant album du multi-instrumentaliste de la Californie où de lentes orchestrations caressent ce duel voix/flûtes qui fait partie de cette effervescence sonore d'un album qui va aux limites de notre imagination.

Sylvain Lupari 27/02/2018

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