dimanche 25 février 2018

LENSFLARE: La Valle dell'Inferno (2018)

“La Valle dell'Inferno is maybe what borders the most this music of the 70's which was a bit difficult to tame but which always found its way to seduce us”
1 Acropoli 9:07
2 Il Tempio della Sibilla 16:03
3 La Grande Cascata 13:09
4 La Grotta delle Sirene 7:46
Lensflare Music (DDL 46:07)
(Cosmic Berlin School)
 **Chronique en français plus bas**
What!? There are still new musicians who revisit the Berlin School style of the former days? Yep! And on this one, I owe this discovery to my friend Piero (Alluste) who put me in touch with Andrea Lensflare Debbi, an Italian musician who counts already 5 albums inspired by Klaus Schulze and by Tangerine Dream with a suspicion of Baffo Banfi. Nothing less! Possible make something new out of something old? Even if the link of influence is easy to recognize, the music of Lensflare, to say the least on “La Valle dell'Inferno”, is a mixture of two eras with their very different aromas .
"Acropoli" begins with breezes which undulate while whistling. Effects of reverberating drones and more shaded breezes invite each other in this very ambiospherical opening where tinkle some shyly arpeggios which have this shape of suspended carillons and which are watchers of winds. This kind of introduction full of electronic nebulosity decorates the 4 titles of this album. And here, it's the prelude to spasmodic sequences which skip with a profound harmonious intensity under the multiple caresses of these winds sculpted in the secrets of synthesizers. The effects are intense and keep the rhythmic embryo in a trajectory smothered by these effects and which make of "Acropoli" a monument of a bit dramatic ambiences where roams a specter of rhythm which aims to be more insistent at the end of its course. "Il Tempio della Sibilla" follows with an abyssal introduction. The envelope of an organ adds a chthonian dimension to this dark opening nevertheless flooded by the heat of synth solos as well psychedelic than acrobatic. A bass pulsation extricates itself after the 4 minutes from this sound magma. And these distraught kicks structure a rhythm without a real direction and which moderates its enthusiasm under an avalanche of anesthetic layers and of others of which the soft savors of the 70's empty their fragrances in a vintage and a contemporary confrontation. The rhythm inhales of its convulsions sometimes grouped and sometimes solitary in this ambient tumult with a creative synth at the level of its layers of sibylline mists very TD of the Phaedra years, of its harmonious but always acrobatic shapeless soloes and of its effects which free a fauna a bit psychedelic. Let's say that it isn't with "Il Tempio della Sibilla" that we get into the music of the Italian synthesist. "Grande Cascata" will help for sure!
After an introduction decorated of chloroformed layers, of chthonian voices effects, of electronic effects and of multiple hummings, a series of chords try to introduce something. These chords are taken back by an organ, whereas the rhythmic landscape gets out quietly of its hibernation. The duel between these abscond vibes and a rhythm knotted by jolts persists until the explosion of a nervous line of sequences. These sequences dance with organic shadows before running away with a fluidity which equals the good movements of the Dream in the Encore years. Very good with one finale which tries to return to its origins. Well balanced over its 8 minutes, "La Grotta delle Sirene" is the most beautiful title of “La Valle dell'Inferno”. The intro collapses under wonderful chants of the Mellotron. Effects but also the harmonies from the Mellotron and the synth which remind to us the best sound of Tangerine Dream in the 70's. Floating and dreamy, the introduction remains nevertheless more musical here than on the first 3 titles of the album. And when the rhythm emerges, it's by ample oscillations which espouse the moods drawn from this splendid very Froese synth. A little jewel my friends which glitters of this music of the 70's where it was necessary to tame the ambiences before savoring a music, in spite of its distances with what was made at that time, which always ended by surprising before seducing.
Sylvain Lupari (February 25th, 2018) ***¾**
You will find this album on Lensflare's Bandcamp
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CHRONIQUE en FRANÇAIS
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Quoi!? Il existe encore de nouveaux musiciens qui revisitent le Berlin School d'antan? Eh oui. Et celui-ci, je dois cette découverte à mon ami Piero (Alluste) qui m'a mis en contact avec Andrea Lensflare Debbi, un musicien Italien qui compte déjà 5 albums inspirés de Klaus Schulze et de Tangerine Dream avec un soupçon de Baffo Banfi. Rien de moins! Faire du neuf avec du vieux? Même si le lien d'influence est facile à reconnaître, la musique de Lensflare, à tout le moins sur “La Valle dell'Inferno”, est un mélange de deux époques avec leurs arômes bien distinctes.
"Acropoli" débute avec des brises qui ondoient en sifflant. Des effets de drone réverbérant et des brises plus ombragées s'invitent dans cette ouverture très ambiosphérique où tintent timidement des arpèges sous forme de carillons suspendues et surveillants des vents. Ce genre d'introduction de nébulosité électronique meuble les 4 titres de cet album. Et ici, elle est le prélude à des séquences spasmodiques qui sautillent avec une vive intensité harmonique sous les multiples caresses de ces vents sculptés dans les secrets des synthétiseurs. Les effets sont intenses et conserve l'embryon rythmique dans une trajectoire étouffée par ces effets qui font de "Acropoli" un monument d’ambiances un tantinet dramatiques où rôde un spectre de rythme qui se veut plus insistant à la fin de son parcours. "Il Tempio della Sibilla" suit avec une introduction abyssale. L'enveloppe d'un orgue ajoute une dimension chtonienne à cette ouverture sombre pourtant noyée par la chaleur de solos de synthés autant psychédéliques qu'acrobatiques. Une basse pulsation s'extirpe après les 4 minutes de ce magma sonore. Et ses ruades affolées structurent un rythme sans réelle direction et qui tempère ses ardeurs sous une avalanche de nappes anesthésiantes et d'autres dont les doux parfums des années 70 vident leurs arômes dans une confrontation vintage et contemporain. Le rythme respire de ses convulsions tantôt groupées et tantôt solitaires dans ce tumulte ambiant avec un synthé créatif au niveau de ses nappes de brumes sibyllines très TD des années Phaedra, ses solos sans formes harmoniques mais toujours acrobatiques et ses effets qui libèrent une faune un brin psychédélique. Disons que ce n'est pas avec "Il Tempio della Sibilla" que l'on s'initie à la musique du synthésiste Italien. "La Grande Cascata" peut aider par contre!
Après une introduction ornée de nappes chloroformées, d'effets de voix chtoniennes, d'effets électroniques et de multiple bourdonnements, une série d'accords tentent d'initier quelque chose. Ces notes sont reprises par un orgue, alors que le paysage rythmique sort tranquillement de son hibernation. Le duel entre ambiances absconde et un rythme noué de soubresaut persiste jusqu'à l'éclatement d'une ligne de séquences nerveuses. Ces séquences dansent avec des ombres organiques avant de fuir avec une fluidité qui égale les bons mouvements du Dream dans les années Encore. Très bon avec une finale qui cherche à rentrer au bercail. Bien balancé sur ses 8 minutes, "La Grotta delle Sirene" est le plus beau titre de “La Valle dell'Inferno”. L'intro croule sous de superbes chants de Mellotron. Des effets mais aussi des harmonies de Mellotron et de synthé nous rappelle le meilleur son de Tangerine Dream dans les années 70. Flottante et rêveuse, l'introduction reste néanmoins plus musicale ici que sur les 3 premiers titres de l'album. Et lorsque le rythme émerge, il le fait par des amples oscillations qui épousent les ambiances dessinées par ce superbe synthé très Froese. Un petit bijou mes amis qui resplendit cette musique des années 70 où il fallait apprivoiser les ambiances avant de savourer une musique, malgré ses distances avec ce qui se faisait à l'époque, finissait toujours par étonner avant de séduire.
Sylvain Lupari 24/02/2018 

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