mercredi 14 février 2018

JESPER SORENSEN: Outer Limits (2018)

“Like Dark Star, Outer Limits is a well made album with just with it needs to please those who enjoy an easy going EM with good harmonious lines on soft beats”
1 Gamma Leonis 6:23
2 A New World 5:22
3 The Halo 11:00
4 Beta Tauri 7:35
5 Althena 7:28
6 The Long Run 8:46
7 Transmission 5:46
8 Outer Limits 6:37
9 Sector 20 7:21
10 Exosphere 9:34

Jesper Sorensen Music (DDL 76:13)
(Melodious and catchy EM)
      **Chronique en français plus bas**

I had liked quite well my discovery of Jesper Sorensen's universe with his last album Dark Star. Released just one day before, it's completely justified to say that “Outer Limits” has traced the sonic furrows of Dark Star. More in the Berliner genre, we find very IC essences here, than this last album, “Outer Limits” proposes 10 titles gathered around 76 minutes of an EM carefully structured on the jumping up style, a kind of cosmic Hip-hop, which has given this second run-up to the Berlin School at the turning of the 80's.
"Gamma Leonis" begins with an astral dance of arpeggios and sequences which tinkle in the nuances of a layer of absent voices. Some 45 seconds farther, hammering of bass drums awaken these ambiences and divert them towards an electronic rock to which we bind a soupçon of Techno because of the robotic percussions. But the rhythm stays rather in a rock cocoon with an ascending and spheroidal structure attached by a meshing of sequences lines and of which some jolts flirt with a stroboscopic vision. The melodious approach is shared between a creative keyboard, synth harmonies and layers of ethereal voices which sculpt an approach of New Age melody. One likes it? "Althena" espouses a bit the same model. The rhythm flaccid and hopping. Effects of cosmic games awaken our attention and the harmonies fertilize moments of New Age's ecstasy. "A New World" proposes a heavy and slow rhythm with sober percussions and sequences which cackle under the caresses of really good synth tunes. These harmonies, which sometimes stretch under the form of solos, offer two very different tints and are at the heart of this simple but really effective title for a dance on sleeping drugs. This style of sober rock very motorik is popular in this album. It serves very well the purposes of a synth in mode charming and harmonious. After an interesting ambiospherical introduction, "The Halo" structures an uncertain rhythm. A hesitating rhythm with very fat chords which seem to open a cadence of cosmic Cha-Cha. The harmonious elements abound around these 11 minutes with effects of guitars with charms of old westerns which roam in a sibylline mist. The rhythmic décor is not outdone by the fall of percussions, just before the 5 minutes, which make heavy the always ambivalent rhythm and nevertheless well decorated with sequences which let escape some fine stroboscopic strands. To this time, we swim in an album easy to tame.
And these big juicy chords open the borders of "Beta Tauri" which shudders on nervous percussions and on a bed of sequences which skip on the spot. Always active, the synth throws harmonious solos whereas the sequences bubble at some spots. The music, and especially the rhythm, suggests me to listen to Double Fantasy and the album Universal Ave., released on IC in 1987. No matter the structures, Jesper Sorensen waters them abundantly by good synth solos that he maintains in a high level of creativity and of complicity throughout “Outer Limits”. "The Long Run" is the liveliest title of this album. The percussions and the sequences unite their strengths in order to create a structure a bit syncopated which merges very well with the energetic electronic rock approach of "The Long Run". Except for the effects of voices, of which one of an Elvish nymphet, and electronic effects preppy, the synth draws good evasive solos and harmonious passages which are noteworthy. "Transmission" is a little bit in the same style than "A New World". The harmonious movement is more spheroidal with an effect as so mysterious than hypnotic in its strange intergalactic dialogue. The title-track also favors a heavy and slow structure with muffled pulsations and percussions adorned of nice percussive effects. The rhythm here is more present than the harmonious approach which is more discreet. "Sector 20" is more in the synth-pop style of the New Wave years with flickering sequences as well as heavy and very sparkling percussions. An effect of vocoder gives a very 80's style which corresponds moreover quite well with the orientations of the music. A beautiful lunar melody was only missing in order to achieve the harmonious course of this 9th album from the English musician. And it thus goes to "Exosphere". This track ends “Outer Limits” with a good electronic ballad where the arpeggios evolve in a minimalist pattern, so giving the chance to the synth to establish a last nice connection with our neurons. It's very nice and well written. And it's just like this Jesper Sorensen album who is satisfied to enrich our neurons with a well done EM and without too much flamboyance but skillfully well served.
Sylvain Lupari (February 14th, 2018) ***½
**

You will find this album on Jesper Sorensen Bandcamp
_________________________________________________________________________________________
CHRONIQUE en FRANÇAIS
_________________________________________________________________________________________
J'avais bien apprécié ma découverte de l'univers Jesper Sorensen avec son dernier album Dark Star. Paru tout juste une journée avant, il est tout à fait justifié de dire que “Outer Limits” a tracé les sillons soniques de Dark Star. Plus dans le genre Berliner, on y trouve des essences très IC, que ce dernier album, “Outer Limits” propose 10 titres rassemblés autour de 76 minutes d'une MÉ soigneusement structurée sur le style bondissant, un genre de Hip-Hop cosmique, qui a donné ce second élan à la Berlin School au tournant des années 80.
"Gamma Leonis" débute avec une danse astrale d'arpèges et de séquences qui tintent dans les nuances d'une nappe de voix absente. Quelques 45 secondes plus loin, des martèlements de caisson bas éveille ces ambiances et les détournent vers un rock électronique dont on lie un soupçon technoïde de par les percussions robotiques. Mais le rythme reste plutôt dans un cocon rock avec une structure ascendante et sphéroïdale attachée par un maillage de lignes de séquences et dont quelques soubresauts flirtent avec une vision stroboscopique. L'approche mélodieuse est partagée entre un clavier créatif, des harmonies synthétisées et des nappes de voix éthérées qui sculptent une approche de mélodie New Age. On aime? "Althena" épouse un peu le même modèle. Le rythme mollasse et sautillant. Des effets de jeux cosmiques éveillent notre attention et les harmonies fécondent des moments d'extase New Age. "A New World" propose un rythme lourd et lent avec des percussions sobres et des séquences qui caquètent sous les caresses de bons refrains synthétisés. Ces harmonies, qui parfois s'étirent sous formes de solos, offrent deux teintes bien distinctes et sont au cœur de ce titre simple mais drôlement efficace pour une danse sous somnifères. Ce style de sobre rock très motorik a la cote dans cet album. Il sert plutôt bien de base à un synthé en mode charme harmonique. Après une intéressante introduction ambiosphérique, "The Halo" structure un rythme incertain. Un rythme hésitant avec des accords bien gras qui semblent se destiner à ouvrir une cadence de Cha-Cha cosmique. Les éléments harmoniques foisonnent autour de ces 11 minutes avec des effets de guitares aux charmes de vieux westerns qui errent dans une brume sibylline. Le décor rythmique n'est pas en reste avec la tombée des percussions, juste avant les 5 minutes, qui alourdissent le rythme toujours ambivalent et pourtant bien décoré de séquences qui laissent échapper de fins filaments stroboscopiques. À date, nous nageons dans un album facile à apprivoiser.
Et ces gros accords juteux ouvrent les frontières de "Beta Tauri" qui tressaille sur des percussions nerveuses et un lit de séquences qui sautillent sur place. Toujours actif, le synthé lance des solos harmoniques alors que des séquences bouillonnent par endroits. La musique, et surtout le rythme, me propose d'écouter du Double Fantasy ‎et l'album Universal Ave., paru sur IC en 1987. Peu importe les structures, Jesper Sorensen les arrose copieusement de bons solos de synthé qu’il maintient dans un haut niveau de créativité et de complicité tout au long de “Outer Limits”."The Long Run" reste le titre le plus vivant, le plus entraînant de cet album. Percussions et séquences unissent leurs forces afin de créer une structure un brin syncopée qui fusionne très bien avec l'approche rock électronique énergique de "The Long Run". Hormis des effets de voix, dont une de nymphette Elfique, et des effets électroniques bon chic bon genre, le synthé trace de bons solos évasifs et des passages harmonieux dignes de mention. "Transmission" est un peu dans le même genre que "A New World". Le mouvement harmonique est plus sphéroïdale avec un effet aussi mystérieux qu'hypnotique dans son étrange dialogue intergalactique. La pièce-titre privilégie aussi une structure lourde et lente avec des pulsations sourdes et des percussions enjolivées d'effets percussifs. Le rythme ici est plus présent que l'approche harmonique qui est plus discrète. "Sector 20" est plus dans le synth-pop des années New Wave avec des séquences papillonnantes ainsi que des percussions lourdes et bien entraînantes. Un effet de vocodeur donne un style très années 80 qui correspond d'ailleurs assez bien avec les orientations de la musique. Il ne manquait seulement qu'une belle mélodie afin de parfaire le parcours harmonique de ce 9ième album du musicien Anglais. Et cela revient donc à "Exosphere" qui clôture “Outer Limits” avec une belle ballade électronique où les arpèges évoluent dans un pattern minimaliste, donnant ainsi la chance au synthé d'établir une dernière belle connexion avec nos neurones. C'est beau et bien composé. Et c'est à l'image de cet album de Jesper Sorensen qui se contente juste d'enrichir notre cerveau avec du bien fait, sans trop de prétention mais habilement bien servi.

Sylvain Lupari 13/02/2018

Aucun commentaire:

Publier un commentaire