jeudi 15 février 2018

ACHELOO: Ethereal (2017)

“One has to listen to Ethereal with the ears of the heart, so that it could clean our soul of old tears which always refuse to fall”
1 The Beginning of Chronos 8:12
2 Ethereal 8:22
3 Hemera's Revelation 7:45
4 Distant Resonance 7:05
5 Flash of Desires 13:03
6 Seductive Dreams 4:31
7 Adagio for Muses 5:40

Acheloo Music (DDL 54:40)
(Tribal Ambient Music)
Acheloo! I had already crossed this name to have review one of his albums, Dream, in autumn 2013. I had found the music pretty decent and good for an album of esoteric music strongly soaked by a New Age. In fact, “Ethereal” is a first album since Dream. This is more than 4 years of silence! And it's also a beautiful album which throws me back in the very lyrical moods of Bayou Moon, for its dark and folk side, an album from Tom Newman which was a kind of springboard towards the paths of a more progressive New Age in the 80's.
"The Beginning of Chronos" starts Acheloo's last opus with a fascinating ode of Amerindian spirituality. The rhythm is morphic and delicately pulsing. Layers of gray mist, and others more in mode decor for ambient music, as well as notes from a romantic guitar decorate a first phase which is forged in the dream. Knockings and felted explosions add a bit of intensity, whilst the guitar eventually puts down some nice little solos as melodious as ethereal. Jingles of cymbals, a shadow of bass and an amnesic choir also accompany this spiritual procession which ends with a higher degree of percussions and explosives effects, adding some more intensity to this first title of “Ethereal”. The title-track follows with a Carlo Luzi's clearly more pensive and more melancholic vision. His guitar stretches its chords of an obvious sadness. A nice movement of sequences gets in and spreads its tinkled chords which turn as a carousel lost in the mist. Finally, a bass line adds a touch a little more in the kind of sober Jazz for an evening of tears, driving "Ethereal" towards one finale quite smoothly. And the more we move forward, and the more we open our eyebaths, and the more we discover a beautiful album built around a fragile intensity. "Hemera's Revelation" is another title with a flavor so tribal ambient as in "The Beginning of Chronos" On the other hand, the rhythmic support is more present and more accentuated with good reverberating sequences and good strikes of percussions scattered, but in mode tribal rock. The guitar is very beautiful and throws fragrances of mysticism which would go with delight into Robert Rich's universe. A reference point to situated a little bit better this album.
"Distant Resonance" begins with lapping of a water darkened by the reflections of clouds. Breaths of silent voices take care of the mysterious side of the introduction, whereas the guitar roams with pensive solos. An iridescent wave falls over these ambiences, bringing an electronic life which expresses itself by sibylline layers. These layers are floating like a backwash and finally like a light whirlwind of waves on a rhythm which wins in intensity but which always stays as a dance for two dead lovers. Let's imagine a goddess who dances with winds and with rays from a sun of spring and we have the elements of "Flash of Desires". The movement is slow and the sound décor is very well detailed with effects which dance with elegance between the tears of a more incisive guitar, as well as the nostalgic notes of an evasive piano and a nice flute as so charming as unexpected. A very good title which fills its 13 minutes without effects of length. "Seductive Dreams" is a title without history with an odd, and rather annoying, finale where we have the feeling to listen to an old vinyl LP which jumps constantly. An ambitious prelude to the splendid "Adagio for Muses"! Acheloo offers us here a very beautiful title with a guitar which cries through a superb and a slow circular movement of a melody sculpted in arpeggios which fall and jump up like tears of pearls. This is simply too beautiful and it's a nice music which ends an album which gains to be discovered and devoured with the ears of the heart. Should it be only for this side so sensitive and melancholic which could certainly clean our soul of old tears which always refuse to fall!
Sylvain Lupari (February 15th, 2018) ***¾**

You will find this album on Acheloo's Bandcamp page
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CHRONIQUE en FRANÇAIS
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Acheloo! J'avais déjà croisé ce nom pour avoir chroniquer un de ses albums, Dream, à l'automne 2013. J'avais trouvé ça bien et bon pour un album de musique ésotérique fortement imbibé d'une essence New Age. “Ethereal” est un premier album depuis Dream justement. C'est plus de 4 ans de silence! C'est aussi un bel album qui me projette dans les ambiances très lyriques de Bayou Moon, pour le côté sombre et folk, un album de Tom Newman qui fut un tremplin vers un New Age plus progressif dans les années 80.
"The Beginning of Chronos" débute ce dernier opus d'Acheloo avec une fascinante ode de spiritualité amérindienne. Le rythme est morphique et délicatement pulsatif. Des nappes de brume grises, et d'autres plus en mode décoration pour musique ambiante, ainsi que des accords d'une guitare romantique ornent une première phase qui est forgée dans le rêve. Des cognements et des explosions feutrées ajoutent un brin d'intensité, alors que la guitare finie par déposer de beaux petits solos autant mélodieux qu'éthérés. Des cliquetis de cymbales, une ombre de basse et une chorale amnésique accompagnent aussi cette procession spirituelle qui se termine avec une surenchère d'effets percussions et explosifs, ajoutant encore plus d'intensité à ce premier titre de “Ethereal”. La pièce-titre suit avec une vision nettement plus pensive et mélancolique de Carlo Luzi. Sa guitare étire des notes d'une tristesse évidente. Un beau mouvement de séquences s'invite et déploie ses notes carillonnées qui tournent comme un carrousel perdu dans la brume. Finalement, une ligne de basse ajoute une touche un peu plus dans le genre Jazz sobre pour une soirée de larmes, conduisant "Ethereal" vers une finale toute en douceur. Et plus on avance, et plus on ouvre nos œillères, et plus nous découvrons un bel album construit autour d'une fragile intensité. "Hemera's Revelation" est un autre titre à saveur aussi tribal ambient que "The Beginning of Chronos". Par contre, le support rythmique est plus présent et plus accentué avec de bonnes séquences réverbérantes et de bonnes frappes de percussions éparses, mais en mode tribal rock. La guitare est très belle et lance des parfums de mysticisme qui irait à ravir bien avec l'univers de Robert Rich. Un point de référence afin de mieux situer cet album. 
"Distant Resonance" débute avec des clapotis d'une eau assombrie par des reflets de nuages. Des souffles de voix silencieuses s'occupent du côté mystérieux de l'introduction, tandis que la guitare erre avec des solos pensifs. Une onde iridescente tombe sur ces ambiances, amenant une vie électronique qui s'exprime par des nappes sibyllines. Ces nappes flottent comme un ressac et finalement en un léger tourbillon de vagues sur un rythme qui gagne en intensité mais qui reste toujours comme une danse pour deux amants sans vie. Imaginons une déesse danser avec les vents et les rayons d'un soleil printanier et nous avons les éléments de   Le mouvement est lent et le décor sonique très bien détaillé avec des effets qui dansent avec élégance entre les larmes d'une guitare plus incisive, ainsi que les accords nostalgiques d'un piano évasif et une belle flûte aussi charmante qu'inattendue. Un très bon titre qui remplit ses 13 minutes sans effets de longueur. "Seductive Dreams" est un titre sans histoire avec une drôle, et plutôt agaçante, finale où on a l'impression d'écouter un vieux 33 tours qui saute continuellement. Un prélude ambitieux pour le splendide "Adagio for Muses". Acheloo nous offre ici un très beau titre avec une guitare qui pleure à travers un superbe et lent mouvement circulaire d'une mélodie sculptée dans des arpèges qui tombent et bondissent comme des larmes de perles. C'est simplement trop beau et c'est une belle musique qui termine un album qui gagne à être découvert et dévoré avec les oreilles du cœur. Ne serait-ce que pour ce côté si sensible et mélancolique qui pourrait certainement nettoyer notre âme de vieilles larmes qui refusent toujours de tomber!

Sylvain Lupari 15/02/2018

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