lundi 3 juin 2019

MARIA WARNER: Vernal Voyager (2019)

“The aficionados of fast sequencer-based style EM will be delight by this Vernal Voyager”


1 Momentum Mori 18:46
2 Vernal Voyager 26:58
Maria Warner Music (DDL 45:45)
(Fast sequenced Berlin School)
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  **Chronique en français plus bas**
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Like some of you, I was curious when I saw the name of Maria Warner appear fairly regularly in the news posted on Groove E-News which appears every Sunday. And it was after reading that a new album had just appeared, VERNAL VOYAGER, that I decided to push my investigation a little more. And I learned beautiful things! Maria Warner is the pen name of Michael Neil. And who is Michael Neil? Nothing less than Graham Getty's colleague for the Retrochet project! A veteran of the UK EM scene, Michael Neil has made himself known for his cosmic music since the late 80's. I didn't know him in this form, but rather with the excellent 3 volumes of Retrochet. Maria Warner is a project that was born as recently as last year with Omicron in a Cannabis Veil, an album tribute to Epsilon in Malaysian Pale from the great Edgar Froese. No less than 10 albums have also joined the discography of Maria Warner in a month only, March 2019, showing an immense creativity in a style which is close to Berlin School. Released last May, VERNAL VOYAGER which gets articulate essentially on two long minimalist titles which deploy lines of stormy and hyper-jerky sequences that are real ear's crusher.
An oblong buzzing synth wave invites the sequencer to drop a bumpy line on its bed of reverberations. The sequencer sputters in a portal of atmospheres filled of sound reflections and wraps itself from the heat of a synth became more ethereal. Bass pulsations resonate and the rhythm gets articulate more and more while the sonic sky of "Momentum Mori" is filled with dense and enveloping multilayers with brief solos which manage to introduce in. Clinking of metal wings are sparkling over this minimalist structure, and in the decor of this puny rhythmic skeleton intensifies its grip with Mellotron hums, voices layer and orchestral arrangements. In return, the electronic percussions tie in with this structure which gradually reverses the trend. It's from now on the sequencer and the electronic percussions which dominate the ambiences. If we can draw a parallel, especially in the second phase of "Momentum Mori", the sequencer refuses to give a fluidity to its structure, creating a kind of breakdance for sequencer and synthesizer. The approach therefore remains spasmodic with sharp twitches that carve a hopping and hobbling skeleton under synth pads spinning like sonic beams in a second part where the velocity has not only become the story of the rhythm.
It's with a lively, if not furious, movement of alternance in the keys thrown by the sequencer that the title-track begins its minimalist progression. Sound effects, like bugs in a video game, go through this first phase of rhythm where is already in another one which beats in the shadow of the initial line. Apart from the bizarre synth effects, the layers and pads, became sources of ambient riffs, adorn this convulsive procession where other gifts from the sequencer are still getting in. Imagine huge rhythmic and magnetizing spirographs that oscillate and spin around at great speed, and you have a good idea of the infernal rhythm that feed the vast majority of "Vernal Voyager". Loops of oscillating rhythms turn and turn, developing a refinement in the decor by adding more limpid keys and, later, even more vividly. There is a more flexible movement in this rhythmic setting, like those other brighter lines that come and go as our ears catch the shadows of Logos. This movement is simply astonishing, maybe even deafening. If this rhythm, still stationary by the way, is powerful, its decor is still dense with a vision to become more intense. Layers of synth and Mellotron drift with flute essences and hums of absent and slightly chthonic voices. The pace decreases a bit its rate around the 17 minutes. The sequencer gets isolated and throws lively lines with keys in fire which dance slightly and fidget quickly. Their limpid tones succeed one another ardently like a stream of white-water cascading on the points of rocks. I said it above; a real eardrum crusher!
Sylvain Lupari (June 3rd, 2019) ***½**
Available at Maria Warner's Bandcamp
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                              CHRONIQUE en FRANÇAIS                           
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Comme certains d'entre vous, j'étais bien curieux lorsque je voyais le nom de Maria Warner surgir assez régulièrement dans les nouveautés affichées sur le Groove E-News qui parait à tous les dimanches. Et c'est après avoir lu qu'un nouvel album venait de paraître, VERNAL VOYAGER, que j'ai décidé de pousser mon investigation un peu plus. Et j'ai appris de belles choses! Maria Warner est le nom-de-plume de Michael Neil. Et qui est Michael Neil? Rien de moins que le comparse de Graham Getty pour le projet Retrochet! Un vétéran de la scène de MÉ Anglaise, Michael Neil s'est fait connaître pour sa musique cosmique depuis la fin des années 80. Je ne l'ai pas connu dans cette forme, mais plutôt avec les excellents 3 volumes de Retrochet. Maria Warner est un projet qui a vu le jour pas plus tard que l'an dernier avec Omicron in a Cannabis Veil, un album hommage à Epsilon in Malaysian Pale du très grand Edgar Froese. Pas moins de 10 albums ont d'ailleurs rejoint la discographie de Maria Warner en un mois, Mars 2019, témoignant d'une immense créativité dans un créneau qui se rapproche de la Berlin School. Paru en Mai dernier, VERNAL VOYAGER s'articule essentiellement sur deux longs titres minimalistes qui déploient des lignes de séquences houleuses et hyper-saccadées et qui sont de vraies broyeurs de tympans.
Une oblongue onde bourdonnante invite le séquenceur à déposer une ligne cahoteuse sur son lit de réverbérations. Le séquenceur toussote dans un portail d'ambiances rempli de réflexions sonores et s'enveloppe de la chaleur d'un synthé devenu plus éthéré. Des basses pulsations résonnent et le rythme s'articule de plus en plus alors que le ciel sonique de "Momentum Mori" s'emplit de multicouches denses et enveloppantes avec de brefs solos qui réussissent à s'introduire. Des cliquetis d'élytre de métal pétillent sur cette structure minimaliste et le décor au-dessus du chétif squelette rythmique intensifie son emprise avec des fredonnements du Mellotron, des nappes de voix éteintes et des arrangements orchestraux. En contrepartie, des percussions électroniques s'arriment à cette structure qui peu à peu renverse la tendance. Ce sont maintenant le séquenceur et les percussions électroniques qui dominent les ambiances. Si l'on peut faire un parallèle, notamment dans la seconde phase de "Momentum Mori", le séquenceur refuse de donner une fluidité à sa structure, créant ainsi un genre de breakdance pour séquenceur et synthétiseur. L'approche reste donc spasmodique avec des secousses vives qui sculptent une ossature sautillant et boitillant sous des nappes de synthé tournoyant comme des phares soniques dans une 2ième partie où la vélocité n'est pas seulement devenue l'affaire du rythme.
C'est avec un vif, sinon furieux, mouvement d'alternance dans les ions jetés par le séquenceur que la pièce-titre amorce sa progression minimaliste. Des effets sonores, comme des bibittes dans un jeu vidéo, traversent cette première phase de rythme où s'est déjà introduit une autre qui bat dans l'ombre de la ligne initiale. Hormis les effets bizarroïdes du synthé, des nappes et des pads, devenus sources de riffs ambiants, ornent cette procession convulsive où s'insèrent encore d'autres cadeaux du séquenceur. Imaginer des immenses spirographes rythmiques et magnétisants qui oscillent et virent à vitesse grand V et vous avez une bonne idée du rythme infernal qui alimentent la très grande partie de "Vernal Voyager". Les boucles de rythmes oscillatrices tournent et tournent, développant un raffinement dans le décor en ajoutant des touches plus limpides et, plus tard, plus encore plus vives. On remarque un mouvement plus souple dans ce décor rythmique, comme ces autres lignes plus lumineuses qui vont et viennent alors que nos oreilles captent bien les ombres de Logos. Ce mouvement est tout simplement étourdissant. Si ce rythme, tout de même stationnaire, est puissant, son décor n'en demeure pas moins dense avec une vision pour devenir plus intense. Des nappes de synthé et de Mellotron dérivent avec des essences de flûtes et des fredonnements de voix absentes et légèrement chthoniennes. Le rythme diminue un peu sa cadence autour des 17 minutes. Le séquenceur est isolé et lance des lignes vivantes avec des ions de feu qui dansottent et gigotent vivement. Leurs tonalités limpides se succèdent ardemment comme un flux d'eau vive cascadant sur les pointes de roches. Je le disais plus haut; un vrai broyeur de tympans!

Sylvain Lupari 03/06/19

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