dimanche 19 mai 2019

LINGUA LUSTRA: Sonic Being (2019)

“Sonic Being is a deep cosmic ambient opus that might lead you to a great moment of meditation, if not of sleep”
1 Sentinel 10:08
2 Sweet Oscillation 12:51
3 Gem Float 7:16

4 Love Prism 24:47
Exosphere | exo07 (CD/DDL 55:02)
(Deep Cosmic Ambient Music)
==================================

  **Chronique en français plus bas**
==================================
It starts with a piercing breath. By an interstellar wave that has the same stridency as these spaceships that have came from another dimension in The War of the Worlds. In fact, it may well be a shower of fiery volcanic rocks from Pluto or from beyond. It's high-pitched and it whistles violently between synth pads stuffed with a less icy mist. I have already heard these sounds in the Solar Fields archipelagos. But here, there will be no rhythms. In fact, there will be none on SONIC BEING, but many noises that will be associated with a universe of interstellar stridulations. A dialect of machines and of tepid buzzes split the "Sentinel" atmospheres that sway between the discomfort of its coldness and with synth pads to the colors of Chronos a precursor album of Michael Stearns' cosmic processions. And always, the impression of drifting into the cosmos is brilliantly tied to our senses and our sound observations. SONIC BEING is the brand new opus of Lingua Lustra. His 2nd on the American label Exosphere, after Nautilus last year, for this sculptor of cosmic atmospheres who is from the country of Ron Boots, the Netherlands. Albert Borkent is Lingua Lustra! Sharing his creations between the pseudonyms of Sol Tek and Lingua Lustra, Albert Borkent has earned an excellent reputation in the community by presenting works of great sonic precision. His 30 albums have been on various labels, such as Databloem, Spiritech, Psychonavigation Records, Lagerstätte and Synphaera Records' sub-label; Exosphere, which specializes in deeply ambient-cosmic works. In a 24 Bit realization for download formats, this SONIC BEING proposes 4 movements of intensely immersive cosmic atmospheres that are inspired by the works of a pioneer of the genre; Michael Stearns.
"Sweet Oscillation" softens our ears with slow and peaceful oscillations which circulate on a comfortable bed of heavenly mist. A slight buzz, the drones are quite present in this album, is the source of this accumulation of misty layers waltzing with the reflections of the oblivion among the meteorite falls and their whistling sighs. The scenery is incredibly rich and textured with a precision that no doubt meets, at least mine, this perception of a symphony of empty voices and black cosmos. It's a very quiet title, apart from these whistling of agonizing meteorites, with slow interstellar layers very effective to meditate or move towards the arms of Morpheus. But I prefer these layers drenched with secret voices that buzz and lie down in the ambiences of "Gem Float". Other synth layers advance with slow sonic wings which carry the murmurs of chimes. Chirpings of birds flirt with these murmurs, giving a lyrical touch to this cosmic ode where the slow oscillations are formed that float with a timeless zigzag shape in the movement. The more I think about it and the more I hear Michael Stearns' huge influence in the depths of SONIC BEING. The long "Love Prism" begins with an inexhaustible falls of synth lines that flow into a basin filled with seraphic voices. A slow bass line, that our ears have encountered in "Gem Float", carves a phantom rhythm powered by mute implosions. The voices dominate the musical aspect of the lines that fall like a sustained sound storm, creating a thick curtain of absent voices from which filtered chords as secret and discreet as this bass line. I found it very beautiful and very intense! Enough to interest me a little more in Nautilus since I found SONIC BEING an ideal music to guide me to the night and its sleep.
Sylvain Lupari (May 19th, 2019) ***½**
Available at Synphaera's Bandcamp
===================================================================
                       CHRONIQUE en FRANÇAIS
===================================================================

Ça débute avec un souffle perçant. Par un onde interstellaire qui a la même stridence que ces vaisseaux spatiaux venu d'une autre dimension dans La Guerre des Mondes. En fait, ça peut bien être une ondée de roches volcaniques ardentes venant de Pluton, ou de plus loin. C'est aigu et ça siffle violement entre des pads de synthé bourrée d'une brume moins glaciale. J'ai déjà entendu ces sons dans les archipels de Solar Fields. Mais ici, il n'y aura pas de rythmes. En fait, il n'y en aura aucun sur SONIC BEING, mais beaucoup de bruits que l'on associera à un univers de stridulations interstellaires. Un dialecte de machines et des bourdonnements plus tièdes scindent les atmosphères de "Sentinel" qui tanguent entre l'inconfort de sa froideur et des nappes de synthé aux couleurs de Chronos, un album précurseur des processions cosmiques de Michael Stearns. Et toujours, l'impression de dériver dans le cosmos est brillement ficelé à nos sens et à nos observations sonores. SONIC BEING est le tout nouvel opus de Lingua Lustra. Son 2ième sur le label américain Exosphere, après Nautilus ‎l'an passé, pour ce sculpteur d'atmosphères cosmiques qui est originaire du pays de Ron Boots, les Pays-Bas. Albert Borkent est Lingua Lustra! Partageant ses créations entre les pseudonymes de Sol Tek et Lingua Lustra, Albert Borkent s'est taillé une excellente réputation dans le milieu en présentant des œuvres d'une très grande précision sonore. Ses quelques 30 albums ont niché sur des étiquettes diverses, tel que Databloem, Spiritech, Psychonavigation Records, Lagerstätte et le sous-label de Synphaera Records; Exosphere, qui se spécialise dans les œuvres profondément ambiantes-cosmiques. Dans une réalisation 24 Bits pour les formats de téléchargements, ce SONIC BEING propose 4 mouvement d'atmosphères cosmiques intensément immersives qui s'inspirent des œuvres d'un pionnier du genre; Michael Stearns.
"Sweet Oscillation" amadoue un peu nos oreilles avec de lentes et paisibles oscillations qui circulent sur un confortable lit de brume céleste. Un léger bourdonnement, les drones sont assez présents dans cet album, est la source de cette amassement de nappes brumeuses qui valsent avec les reflets du néant parmi des chutes de météorites et leurs sifflements ahanants. Le décor est incroyablement riche et texturé avec une précision qui répond sans doute, à tout le moins la mienne, à cette perception que l'on se fait d'une symphonie des ronflements vides et noirs du cosmos. C'est un titre très tranquille, mis à part ces zozotements de météorites agonisants, avec de lentes nappes interstellaires très efficaces pour méditer ou se diriger vers les bras de Morpheus. Mais je préfère ces nappes gorgées de voix secrètes qui bourdonnent et se couchent dans les ambiances de "Gem Float". D'autres couches de synthé avancent avec de lents coups d'ailes sonores qui transportent des murmures de carillons. Des pépiements d'oiseaux flirtent avec ces murmures, donnant une touche lyrique à cette ode cosmique où se forment de lentes oscillations qui flottent avec une forme de zigzag intemporel dans le mouvement. Plus j'y pense et plus j'entends une énorme influence de Michael Stearns dans les profondeurs de SONIC BEING. Le long "Love Prism" débute avec une chute intarissable de lignes de synthé qui se jettent dans un bassin rempli de voix séraphiques. Une lente ligne de basse, que nos oreilles ont rencontré dans "Gem Float", sculpte un rythme fantôme actionné par des implosions sourdes. Les voix dominent l'aspect musical des lignes qui tombent comme un orage sonore soutenu, créant un épais rideau de voix absentes d'où filtrent des accords aussi secrets et discrets que cette ligne de basse. J'ai trouvé ça très beau et très intense! Assez pour m'intéresser un peu plus à Nautilus puisque j'ai trouvé en ce SONIC BEING des pièces de musique idéales pour me guider vers la nuit et ses sommeils.

Sylvain Lupari 18/05/19

Aucun commentaire:

Publier un commentaire

Remarque : Seuls les membres de ce blogue sont autorisés à publier des commentaires.