mardi 14 mai 2019

JIM OTTAWAY: Beyond The Purple Sun (2019)

“Nice soundscapes with lot of cosmic moods, Beyond The Purple Sun is what is make of best in ambient cosmic music”
1 Celestial Rainbows 6:32
2 Lavender Moons 8:08
3 Dark Spaces 7:37
4 Birth of a Violet Quasar 10:02
5 Space Lightning 6:45
6 Secrets of the Hidden Stars 7:48
7 Beyond the Purple Sun 10:06

Jim Ottaway Music (CD/DDL 56:58)
(Ambient Cosmic Music)
==================================
  **Chronique en français plus bas**
==================================
A versatile musician-composer, Jim Ottaway is as much comfortable composing deeply ambient music than an EM whose structures are animated by beautiful movements of sequencers. The closing title, "Beyond the Purple Sun" is a very good example. Winner Australian Awards, as well as the Zone Music Reporter Awards of last year where he won the prize for the best ambient album for Deep Space Blue, the Australian musician and synthesist offers a 27th opus and a 7th in his series ambient -cosmic. Following the corridors of Deep Space Blue, BEYOND THE PURPLE SUN offers a collection of 7 titles with very different sonic perfumes that he had improvised in his studio between 2010 and the end of 2017. Hence this feeling of disparity between the 7 titles. The finish was thrown in February of this year with slight adjustments and some overdubs. The result is a halftone album if one seeks form pure mediation music. Otherwise, it's an album of cosmic ambiances carved in impressive panoramas where some pearls nestle as well as titles of disturbing moods.
A muffled shadow and quavering tones open the territories of "Celestial Rainbows". From then on, a wide layer of pastel color assails our senses with a slight hint of ocher. These layers drift like a lost ship in space-time. We see a conductor gather these sound waves to sculpt them into lunar orchestrations. We hear jingles and other stars mourn the silence of the gestures while a thin lost voice joins the cosmic violins. An intensity clings to this ambient-cosmic and ambiospherical movement which undeniably transports us to the door of an enchanting universe, if tones and cosmic arrangements are part of the elements that charm us. The strength of the Australian musician is to draw cosmic panoramas with such precision that we drift with his music. "Lavender Moons" is a good example with these multiple interstellar tinkles and these sound dilations that forge pulsations lost in their notions of beating. Cosmic effects and astral waves shrouded in visions of Tomita accompany this title without rhythmic life but lives from its synth layers whose colors and graceful movement are fluid as these screenshots in an ocean where so many multicolored creatures are dancing. But we are in cosmos and the synth is proving creativity by scattering lines, whose floating harmonies remind us of these Tangerine Dream's trumpet tones, and drifting pads scattering some wandering chants sung by astral mermaids. "Dark Spaces" has atmospheres that portray the dimension of its title. Effects explode here and there, while synth lines of synth collide and scratch the colors of their tones. The soundscape breathes of these sound masses full of mini explosions and of suspicious voices which try to push us back to the borders of the impossible. A bit like these sirens in Ulysses' journeys!
"Space Lightning" is a bit like that, but with more aggressivity in its cosmic effects, in its sound effects. Strange songs emerge between the rest of the din, as well as long filaments of reverberation. We do not sleep there! "Birth of a Violet Quasar" is a beautiful cosmic road where interstellar winds are like whispers that communicate with the clink of stars. A slight movement of the sequencer inspires an ambient rhythm that turns in a loop, even developing an evanescent harmonic vision. Here again, a cosmic choir murmurs serenity if one wants to dive into a meditative phase. A good ambient-cosmic title rich of its lines and poetic hums. "Secrets of the Hidden Stars" ties dynamic impulses to its moods. The winds, the moiré effects of the reverbs and the Alan Parsons arrangements add layer by layer to turbulences that are tamer than in "Dark Spaces" and "Space Lightning". The long title-track closes an album ambivalent in its structures and its visions with a pretty good sound wave that makes radiate the few seconds of its introduction. Video game effects adorn an introduction which pushes with a nice dangling of the sequencer and its Berlin School upward ambient rhythm. Threads of twinkling arpeggios follow a spherical fluttering path in an intense structure that, I hope, could be the omen of Jim Ottaway's next album. It's too strong for BEYOND THE PURPLE SUN which is a good album whose divergent elements throughout its 57 minutes get to be its strength. At the end, I had a nice hour of discovery on Jim Ottaway's BEYOND THE PURPLE SUN!

Sylvain Lupari (May 13th, 2019) ***½**
Available at Jim Ottaway's Bandcamp
===================================================================
                       CHRONIQUE en FRANÇAIS
===================================================================

Musicien-compositeur à la créativité polyvalente, Jim Ottaway est autant à l'aise pour composer de la musique profondément ambiante qu'une MÉ dont les structures sont animées par de beaux mouvements des séquenceurs. Le titre de clôture, "Beyond the Purple Sun" est un très bel exemple. Primé aux Awards Australien, ainsi qu'au Zone Music Reporter Awards de l'an dernier où il a remporté le prix pour le meilleur album ambiant pour Deep Space Blue, le musicien et synthésiste Australien propose un 27ième opus et un 7ième de sa série ambiant-cosmique. Suivant les corridors de Deep Space Blue, BEYOND THE PURPLE SUN propose une collection de 7 titres au parfum sonore très différent qu'il a improvisé dans son studio entre 2010 et la fin 2017. D'où cette sensation de disparité entre les 7 titres. La finition fut jetée en Février de cette années avec de légers ajustements et quelques surimpressions. Le résultat est un album en demi-teinte si on cherche la médiation pure. Sinon, c'est un album d'ambiances cosmiques sculptées dans d'impressionnants panoramas où nichent quelques perles et des titres aux ambiances dérangeantes.
Une ombre sourde et des frétillements sonores ouvrent les territoires de "Celestial Rainbows". Dès lors, une ample couche de couleur pastelle assaille nos sens avec un léger soupçon ocré. Ces couches dérivent comme un vaisseau égaré dans l'espace-temps. On voit un chef d'orchestre rassembler ces ondes sonores afin de les sculpter en orchestrations lunaires. On entend des tintements et autres étoiles pleurer le silence des gestes alors qu'une fine voix perdue rejoint les violons cosmiques. Une intensité s'agrippe à ce mouvement ambiant-cosmique et ambiosphérique qui indéniablement nous transporte à la porte d'un univers enchanteur, pour le peu que les tonalités et les arrangements cosmiques font partis des éléments qui nous charme. La force de du musicien Australien est de dessiner des panoramas cosmiques avec une telle précision que l'on dérive avec sa musique. "Lavender Moons" en est un bel exemple avec ces multiples tintements interstellaire et ces dilatations sonores qui forgent des pulsations perdues dans leurs notions. Des effets cosmiques et des vagues astrales nimbées des visions de Tomita accompagnent ce titre sans vie rythmique mais qui vit de ses couches de synthé dont les couleurs et les gracieux mouvement sont fluides comme ces prises de vue dans un océan où dansent de multiples créatures multicolores. Mais nous sommes dans le cosmos et le synthé fait preuve de créativité en éparpillant des lignes, dont les harmonies flottantes nous rappellent ces trompettes de Tangerine Dream, et des coussins à la dérive qui éparpillent des chants errants chantées par des sirènes astrales. "Dark Spaces" possèdent des ambiances qui dépeignent la dimension de son titre. Des effets explosent ici et là, alors que des lignes de synthé s'accrochent en s'écorchant les couleurs. Le paysage respire ces masses sonores pleines de mini explosions et des voix suspectes tentent de nous refouler aux frontières de l'impossible. Un peu comme ces sirènes dans les voyages d'Ulysse!
"Space Lightning" est un peu dans le même genre, mais avec plus d'agressivité dans ses effets cosmiques, ses effets sonores. Des chants étranges émergent entre le repos des tintamarres, ainsi que de longs filaments de réverbérations. On n'y dort pas! "Birth of a Violet Quasar" est une belle route cosmique où les vents intersidéraux sont comme des murmures qui communiquent avec les tintements des étoiles. Un léger mouvement du séquenceur inspire un rythme ambient qui tourne en boucle, développant même une vision harmonique évanescente. Encore ici, une chorale cosmique murmure des agréments de sérénité si on veut plonger dans une phase méditative. Un bon titre ambiant-cosmique riche de ses lignes et de ses fredonnements poétiques. "Secrets of the Hidden Stars" accroche de dynamiques impulsions à ses ambiances. Les vents, les effets moirés des réverbérations et les arrangements à la Alan Parsons ajoutent couche par-dessus couche à des turbulences qui sont plus apprivoisables que dans "Dark Spaces" et "Space Lightning". La longue-pièce titre clôt un album ambivalent dans ses structures et visions avec une belle ondée sonore qui irradie les quelques secondes de son introduction. Des effets de jeux vidéo ornent une introduction qui pousse avec un beau ballant du séquenceur et de son rythme ambiant ascendant à la Berlin School. Des filaments d'arpèges scintillent en suivant un tracé papillonnant sphéroïdal dans une intense structure qui, je le souhaite, pourrait être le présage du prochain album de Jim Ottaway. C'est trop fort pour BEYOND THE PURPLE SUN, un bel album dont les éléments divergents au long de ses 57 minutes en font sa force. Finalement…J'ai passé une belle heure de découverte sur BEYOND THE PURPLE SUN.
Sylvain Lupari 13/05/19

Aucun commentaire:

Publier un commentaire

Remarque : Seuls les membres de ce blogue sont autorisés à publier des commentaires.