mercredi 22 mai 2019

DIGITAL HORIZONS: December Runways (2018)

“This is a long long track album offers only on DL at a fair price, so I think it worths it”
1 Launch 9:35
2 Control Tower 7:07

3 Landing 21:22
(E-Rock of the 80's style)
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  **Chronique en français plus bas**
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I quite enjoyed Ghost Station. Enough to make a very detailed review! I'm not saying that DECEMBER RUNWAYS is its equivalence, but the atmospheres are very close. Enough not to make a link. Composed and recorded at the end of 2018, the music breathes this atmosphere of cold winter, as well as this strange sensation of traveling through this cold. This mini album, this E.P. of 38 minutes has this particular attraction at the level of sound, the impression of hearing the reflection of music on the frosted windows of a wagon filled with the feeling of living tight between the elbows of travelers. And if you like Tangerine Dream of the digital years, and even beyond, you must look at Digital Horizons, because Justin Ludford has never hidden that it was his main source of inspiration.
It's with staggering and ill-fitting chords that "Launch" comes to our ears. The tone is sizzling, like white noises coated with verdigris, and resonates in opalescent mist gases. It's like a carousel dragging overweight. A huge synth layer lies down. Swapping for a more symphonic approach, it envelops this introduction built on uncertainty. Lively and nervous sequences spew forth a rhythm which advances and stops in a setting of the industrial genre with chthonic voices as layers of winter mood. And everything freezes after 3 minutes! "Launch" breathes through the faint pulses of mist and of the chords which ring like glass anvils hit by an ice hammer. The arpeggios of the introduction come alive again when a layer of buzzing helps the stop-and-go structure to come out of limbo. This time, percussion breathes dynamism and intensity at this pace which relapses into its ambiospherical industrial phase, but "Launch" arrives at its last destination. This membrane of white noises, crackling in the background of the music, is also present on "Control Tower" and its undecided structure that clings to a big electronic rock at around 2:30. Dramatic effects spew resonant vibrations as the sequences and arpeggios jump into the muted impulses of the reverberations in which astral voices are huddled. The structure is very similar to that of "Launch", except for some adjustments in the harmonic design of the arpeggios and a more percussive approach of the drum machine.
The long title "Landing" offers precisely this kind of heavy ambient rhythmic structure that shines of very Tangerine Dream tones with repetitive suites of keyboard chords which travel between Firestarter and Wavelength. Tied around this pattern of sequences and percussions which hop up and down, the tempo is more fluid than in the first two titles with rattling percussions that whisper in a language adapted to the metabolism of white noises, of interferences. And if we pay attention, we hear a ghost structure that is incomplete at the level of sound maturity and that fills the moods, among other elements, for a good part of DECEMBER RUNWAYS. Split into two parts, "Landing" offers a very solid second part with a hyperactive structure crisscrossed by a good and zigzagging bass line. Synth effects stretch their musicality in multi-color layers that re-form into other effects and then into orchestral layers. Additional percussive effects try to influence this quite nice axis of sedentary rhythm, but nothing to do; this finale is rich of its sedentary rhythm and its plethora of synth layers painted of ambivalent colors. This "Landing" is worth the cost, which is not very high, of DECEMBER RUNWAYS if one seeks to fall under the charms of Digital Horizons and discover the universe of Justin Ludford.
Sylvain Lupari (May 22nd, 2019) *****
Available at Digital Horizons' Bandcamp
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                       CHRONIQUE en FRANÇAIS
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J'avais bien aimé Ghost Station. Assez pour en faire une chronique bien détaillée! Je ne dis pas que ce DECEMBER RUNWAYS est son équivalence, mais les ambiances en sont très proches. Assez pour ne pas faire de lien. Composée et enregistrée à la fin de 2018, la musique respire cette atmosphère de froideur hivernale, ainsi que cette étrange sensation de voyager au travers ce froid. Ce mini album, cet E.P. de 38 minutes possède cet attrait particulier au niveau sonore, cette impression d'entendre le reflet de la musique sur les vitres givrées d'un wagon rempli de cette sensation de vivre serré entre les coudes des voyageurs. Et si vous aimez le genre Tangerine Dream des années digitales, et même plus loin, il faut regarder du côté de Digital Horizons, parce que Justin Ludford n'a jamais caché que c'était sa principale source d'inspiration.
C'est avec des accords titubant et mal ajustés que "Launch" se présente à nos oreilles. La tonalité est grésillante, comme des bruits-blancs enrobés de vert-de-gris, et résonne dans des gaz de brume opalescente. C'est comme un carrousel traînant une surcharge de poids. Un immense nappe de synthé se dépose. Permutant pour une approche plus symphonique, elle enveloppe cette introduction construite sur l'incertitude. Des séquences bien vives et nerveuses crachent un rythme qui avance et arrête dans un décor du genre industriel avec des voix chthoniennes comme enveloppe d'atmosphère hivernale. Et tout fige après les 3 minutes! "Launch" respire par les sourdes impulsions de nappes de brume et par ces accords qui tintent comme des enclumes de verre que l'on frappe avec un marteau de glace. Les arpèges de l'introduction reprennent vie lorsqu'une nappe de bourdonnements aide la structure stop-and-go à sortir des limbes. Cette fois-ci, des percussions insufflent dynamisme et intensité à ce rythme qui rechute dans sa phase ambiosphérique industrielle, mais "Launch" arrive à sa dernière destination. Cette membrane de bruits blancs, de grésillements dans le fond de la musique est aussi présente sur "Control Tower" et sa structure indécise qui s'accroche à un gros rock électronique autour des 2:30. Des effets dramatiques crachent des vibrations résonnantes alors que les séquences et arpèges sautillent dans les sourdes impulsions des réverbérations où se blottissent des esquisses de voix astrales. La structure ressemble beaucoup à celle de "Launch", mis à part certains ajustements dans le design harmonique des arpèges et une approche plus investie au niveau des percussions.
Le long titre "Landing" propose justement ce genre de structure de rythme ambiant lourd qui reluit des tonalités très Tangerine Dream avec des suites répétitives d'accords de clavier qui voyagent entre Firestarter et Wavelength. Noué autour de ce pattern de séquences et de percussions qui trépigne comme des pieds dansants, le tempo est plus fluide que dans les deux premiers titres avec des cliquetis de percussions qui murmurent dans un langage adapté au métabolisme des bruits blancs, d'interférences. Et si on prête attention, on entend une structure fantôme qui est incomplète au niveau de la maturité sonore et qui rempli les ambiances, parmi d'autres éléments, d'une bonne partie de DECEMBER RUNWAYS. Scindé en 2 parties, "Landing" offre une 2ième partie très solide avec une structure hyperactive entrecroisée par une belle et zigzagante ligne de basse. Des effets de synthé étirent leur musicalité en couches multi couleurs qui se reforment en autres effets et puis en nappes orchestrales. Des effets percussifs additionnels tentent d'influencer ce bel axe de rythme sédentaire, mais rien à faire; cette finale est riche d'un rythme sédentaire et d'une pléthore de strates de synthé aux couleurs ambivalentes. Ce "Landing" vaut le coût, qui n'est pas très élevé, de DECEMBER RUNWAYS si on cherche à tomber sous les charmes de Digital Horizons et découvrir l'univers de Justin Ludford.

Sylvain Lupari 22/05/19

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