samedi 13 avril 2019

REMOTE VISION: The World of Similitudes (2019)

“Here's an ambient album full of nuances and of slight bounces in its multiple sleeping lines which force our hearing to grasp all the details”
1 The Infinite Airs 6:20
2 In the Light of the Elder 12:00
3 A Tranquility of Many Balances 7:00
4 One Step Beyond Logic 7:01
5 To See Time Become Space 13:37
6 The World of Similitudes 8:00

Remote Vision Music (CD/DDL 53:59)
(Ambient Music, Pacific School)
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  **Chronique en français plus bas**
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THE WORLD OF SIMILITUDES admirably carries its title with a succession of tonal symphony which is at the service of the senses. Nothing is lost and nothing is created; everything is transformed in this album where the finale explains the beginning. More liberated than in Into Light, the music dares bold turns with organic textures that merge with darks reverberations always very nuanced in this album where the tepid and the hot gives birth to melodious filaments frozen between layers of drones. In doing so, Don C Tyler weaves an album full of mysteries in a still very precise and stylized sound detail of the house Synphaera and its Exosphere sub-label.
It all starts with a little jewel in "The Infinite Airs" and his wooden shoes hopping and hobbling in a carpet of fog. Harmonic thin lines from the Middle East are trying to pierce this dense veil of mist, but what captivates the hearing is this aerial dance of the wooden hooves. The scenery hooks some zests of intensity to our ears, it's always these tap dance dancing unexpectedly that catches all my attention. I can hear these ethereal gases sleeping on the floor of the rhythm, but that's always ... Well, you know what! It's only when they are silent, that we discover the sonic decoration of "The Infinite Airs". But already, we want to hear again this informal dance of wooden hooves. The shadow is too strong for "In the Light of the Elder" which becomes the first of a series of very quiet titles of THE WORLD OF SIMILITUDES. The soundscape is linear with a mass of winds blown between contrasting sound textures in a long tonal tirade, where some more translucent filaments are running, that fill the ambiences. It's rather lifeless, except for a few astral waves which increase the level of intensity, in a mosaic without beats or melodic heat. In the end, the contrasts are only forcing a symphony of breezes to blow with slightly varying colors. This austere approach is reflected in the drones which opens the borders of "A Tranquility of Many Balances". Thunders are heard in this mass of astral winds that hide beautiful organic tones. An intensity is formed between the fusion of these two entities and it takes us to a gentle dreamlike approach with a flute song on a bed of reverberations. The thunders and reverberations are the noisy setting of this seraphic melody. A horn of drones and tonal vibration opens the mysteries of "One Step Beyond Logic". Despite their tones of reverberations, that are almost more musical than sinister, these ochre songs throw a tonal ink that turns into seraphic murmurs in a world scattered of faint explosions. "To See Time Become Space" is a more musical title with beautiful organic tones that crisscross a cosmic universe. Yes, it's possible...The slowness of the movement and the intensity in the deployment of its astral layers offer a solid first part while the cavernous breezes that get in after the 7 minutes are pure dens to develop the taste of meditative music. The title track is an oasis of serenity with a plethora of seraphic breezes whose slow undulations are like a copulation of tones in a universe of ether. The chant of these tone's lovemaking flows gently between linear phases when our ears meet a mass of sinuous reverberations which make born again these percussive elements of a lethargy undertaken since the end of "The Infinite Airs".
Remote Vision's THE WORLD OF SIMILITUDES is an album that must be heard before confining it to a night album. Always very beautiful, the music is full of nuances and slight unforeseen development in these multiple sleeping lines that force our hearing to grasp all the details. An ambient music album that joins this movement of the Pacific School and that stands out in this genre by democratizing it to make it even more melodious, even with textures a little closer to the psybient. Definitely, I like the albums I heard from Synphaera!

Sylvain Lupari (April 12th, 2019) ***½**
Available at Synphaera's Patreon site
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                       CHRONIQUE en FRANÇAIS
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THE WORLD OF SIMILITUDES porte admirablement son titre avec une suite de symphonie tonale qui est au service des sens. Rien ne se perd et rien ne se crée; tout se transforme dans cet album où la finale explique le commencement. Plus libérée que dans Into Light, la musique ose des virages audacieux avec des textures organiques qui fusionnent avec des barrages de réverbérations toujours très nuancées dans cet album où le tiède et le chaud donne naissance à des filaments mélodieux figés entre des strates de vrombissements. Ce faisant Don C Tyler tisse un album plein de mystères dans un détail sonore toujours très précis et stylisé de la maison Synphaera et de son label Exosphere.
Le tout débute avec un petit joyau en "The Infinite Airs" et ses sabots de bois qui sautillent en clopinant dans un tapis de brume. Des filets harmoniques du Moyen-Orient tentent de percer ce dense voile de brume, mais ce qui captive l'ouïe est cette danse aérienne des sabots en bois. Le décor a beau accroché des zests d'intensité à nos oreilles, ce sont toujours ces coups de claquettes dansant inopinément qui retient toute mon attention. J'entends bien ces gaz d'éther roupiller sur le plancher du rythme, mais ce sont…Enfin, vous savez quoi! Ce n'est que lorsqu'ils se sont tus, que nous découvrons le décor sonique de "The Infinite Airs". Mais déjà, on veut réentendre cette danse informelle des sabots de bois. L'ombre est trop forte pour "In the Light of the Elder" qui devient est le premier d'une suite de titres très tranquille de THE WORLD OF SIMILITUDES. Le paysage sonore est linéaire avec une masse de vents soufflée entre des textures sonores contrastantes dans une longue tirade tonale, où rodent certains filaments plus translucides qui remplissent les ambiances. C'est plutôt atone, mis à part quelques vagues astrales qui font augmenter le niveau d'intensité, dans une mosaïque sans battements, ni chaleurs mélodiques. Au final, les contrastes forcent seulement une symphonie de brises, aux couleurs légèrement variables, à souffler sur une terre déserte. Cette approche austère se répercute sur les bourdonnements qui ouvrent les frontières de "A Tranquility of Many Balances". Des tonnerres se font entendre dans cette masse de vents astraux qui cachent de belles tonalités organiques. Une intensité se forme entre le fusion de ces deux entités et cela nous emmène vers une douce approche onirique avec un chant flûté sur un lit de réverbérations. Les tonnerres et les réverbérations constituent le décor tapageur de cette mélodie séraphique. Un cornet de bourdonnements et de vibrations tonales ouvre les mystères de "One Step Beyond Logic". Malgré leurs teintes de réverbérations quasiment plus musicales que sinistres, ces chants ocrés jettent une encre tonale qui se transforme en murmures séraphiques dans un univers parsemé d'explosions feutrées. "To See Time Become Space" est un titre plus musical avec de belles tonalités organiques qui sillonnent un univers cosmique. C'est possible… La lenteur du mouvement et l'intensité dans le déploiement de ses nappes astrales offrent une solide première partie alors que les brises caverneuses qui naissent après les 7 minutes sont de purs repaires pour développer le goût de la musique méditative. La pièce-titre est un oasis de sérénité avec une pléthore de brises séraphiques dont les lentes ondulations sont comme une copulation de tons dans un univers d'éther. Le chant de ses ébats coule doucement entre des phases linéaires lorsque nos oreilles croisent une masse de réverbérations sinueuses qui sortent des éléments percussifs d'une léthargie entreprise depuis la fin de "The Infinite Airs".
THE WORLD OF SIMILITUDES de Remote Vision est un album que l'on doit entendre avant de le confiner à un album de nuit. Toujours très belle, la musique est pleine de nuances et de légers rebondissements dans ces multiples lignes dormantes qui forcent ainsi notre ouïe à en saisir tous les détails. Un album de musique ambiante qui rejoint ce mouvement de la Pacific School et qui se démarque dans ce genre en le démocratisant pour la rendre encore plus mélodieuse, même avec des textures un peu plus près du psybient. Définitivement, j'aime bien les albums que j'ai entendu de la maison Synphaera!

Sylvain Lupari (12/04/19)

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