samedi 27 avril 2019

BYRON METCALF & MARK SEELIG: Persistent Visions (2019)

“I don't think you will sleep nor dance even if some moments should call for it, but you will be blasted away by these percussions technics and the sweet flamering flute chants”
1 Vision 1 10:31
2 Vision 2 14:41
3 Vision 3 14:30
4 Vision 4 10:02
5 Vision 5 10:14

6 Vision 6 11:03
(Tribal Ambient)
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  **Chronique en français plus bas**
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I never thought that one day I would become a fan of this music. These spiritual trances rhythms which are soothing while exciting the senses when the intensity is eating away more and more the latent evolution of these atmospheres. And yet, many albums later by Steve Roach and from the American label Projekt Records my senses stunned by pain-killers made me appreciate this music whose beauty lies mainly in these tribal percussions from Byron Metcalf. I'm not disliking here the delicacy of Mark Seelig's lips on his flute, far from me this idea. The flute is very beautiful. But too much is like not enough! While the percussions, their different languages and tones as their variations in the momentum of the rhythms are elements of enchantment. And they dominate here with a nice assortment and an excitement that grows more and more up to the point of explosion in "Vision 3". Subsequently, it's the ecstasy until the extinction of the drums. As usual with Projekt, PERSISTENT VISIONS is offered in a CD manufactured version with a 4-sided digipack panel embellished by a nice artwork and the texts and graphics related to the album. A downloadable version is also available and comes with the full version of the album in an entire 71-minute title with CUE points to index the 6 parts.
The opening of "Vision 1" is equal to these openings of ambient tribal rhythms. Its decor is that of the open air with insects that communicate by stridulatory waves under a sky delimited by dark breezes and faint gleams of ambient drones which bound the distant horizons. Byron Metcalf's magical hands dance lusciously on his frame drums, causing Mark Seelig's Bansuri flute to flicker like a flame over the different shades of Shaman Metcalf's tribal percussions. If the percussions play with their tones, the flute sharpens its pagan songs with intonations as low as very airy. Synth pads add a little more ethereal mists while the percussions adjust the tempo for a little more force when "Vision 2" walks on the borders of "Vision 1". The flute is not outdone. Mark Seelig controls the air of his lungs by blowing in the beak of his instrument those same songs which follow however the new cadence. It's only further that we notice these ambient mists of Paul Casper & Frore's synths become denser and more on the move. They look like seraphic violins waltzing with the sparks of the percussions. We are approaching the territories of "Vision 3" and the rhythm is beating with new fervor. The sky is filled with these layers misted by visions of Steve Roach. Imperturbable, the American flutist makes his songs dance like that flame tortured by the winds. The avalanche of drums, of talking drums, can be swept away, and the spiritual trance may well be excited that this sonic flame remains phlegmatic. Her harmonies even transcend the agitation of the drums. We can't sleep anymore, so much the drums are resounding. And these resonances forge a continual trance with a harmonic hint in the elastic reverberations of the drums. Hints supported by these fog pads that have become an essential asset, while Mark Seelig now extends the silences of his interludes. "Vision 4" brings the moods to its point of origin with a flexible rhythm flooded by the tonal caresses of Seelig and by the fog layers of the two other synthesists invited to deepen the sound field of PERSISTENT VISIONS. Metcalf's hands seem out of breath since the flute expires its soporific songs that no longer dance, but that animate the ambiances of "Vision 5" where the tonal drones buzz in a kind of astral blues, so much the rhythm is became lascivious. And it's Mark Seelig who takes the destinies of this album to lead it in a finale where our ears hear again these crickets which had fled the fervor of the multiple percussions of Byron Metcalf.
Sylvain Lupari (April 26th, 2019) ***½**
Available at Projekt's Bandcamp
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                       CHRONIQUE en FRANÇAIS
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Jamais je n'aurais pensé qu'un jour je deviendrais un fan de cette musique. De ces rythmes de transe spirituelles qui apaisent tout en excitant les sens lorsque l'intensité ronge de plus en plus la latente évolution de ces ambiances. Et pourtant, bien des albums plus tard de Steve Roach et du label Américain Projekt Records mes sens étourdis par les anti-douleurs m'ont fait apprécier cette musique dont la beauté réside principalement dans ces percussions tribales de Byron Metcalf. Je n'honni pas ici les délicatesses des lèvres de Mark Seelig sur sa flûte, loin de moi cette idée. La flûte est très belle. Mais trop c'est comme pas assez! Alors que les percussions, leurs différents langages et leurs variations dans l'élan des rythmes sont des éléments d'enchantement. Et elles dominent ici avec un bel éventail et une excitation qui croisse de plus en plus jusqu'au point d'explosion dans "Vision 3". Par la suite, c'est l'extase jusqu'à l'extinction des tambours. Comme c'est la coutume chez Projekt, PERSISTENT VISIONS est offert en version CD manufacturé avec une présentation digipack 4 côtés agrémentés par une belle photo d'ouverture et les textes et graphique liés à l'album. Une version téléchargeable est aussi offerte et vient avec la version intégrale de l'album en un titre entier de 71 minutes avec des points CUE afin d'indexer les 6 parties.
L'ouverture de "Vision 1" est égale à ces ouvertures de rythmes tribaux ambiants. Son décor est celui du grand air avec des insectes qui communiquent par ondes stridulatoires sous un ciel délimité par des brises sombres et des faibles lueurs des drones ambiants qui bornent les lointains horizons. Les mains magiques de Byron Metcalf dansent lascivement sur ses tambours sur cadre, amenant la flûte Bansuri de Mark Seelig à osciller comme une flamme sur les différentes tonalités des percussions tribales du Shaman Metcalf. Si les percussions jouent avec leurs tons, la flûte aiguise ses chants païens avec des intonations aussi basses que très aériennes. Des nappes de synthé injectent un peu plus de brumes éthérées alors que les percussions ajustent le tempo pour un peu plus de vigueur lorsque "Vision 2" embarque sur les frontières de "Vision 1". La flûte n'est pas en reste. Mark Seelig contrôle l'air de ses poumons en soufflant dans le bec de son instrument ces mêmes chants qui suivent toutefois la nouvelle cadence. Ce n'est que plus loin que nous remarquons ces brumes ambiantes des synthés de Paul Casper & Frore devenir plus denses et mouvantes. On dirait des violons séraphiques valsant avec les étincelles des percussions. Nous approchons les territoires de "Vision 3" et le rythme bat d'une nouvelle ferveur. Le ciel s'emplit de ces nappes embuées des visions de Steve Roach. Imperturbable, le flûtiste Américain fait danser ses chants comme cette flamme torturée par les vents. L'avalanche des percussions, des tambours parlant, a beau déferler et la transe spirituelle a beau s'exciter que cette flamme sonique reste toujours flegmatique. Ses harmonies transcendent même l'agitation des tambours. On ne peut plus dormir, tant les tambours résonnent. Et ces résonnances forgent une transe continuelle avec un soupçon harmonique dans les réverbérations élastiques des tambours. Soupçons soutenus par ces pads de brume qui sont devenus un atout essentiel alors que Mark Seelig prolonge dorénavant les silences de ses interludes. "Vision 4" repart le compteur à zéro avec un rythme souple inondé par les caresses tonales de Seelig et les nappes de brouillard des deux autres synthésistes invités à approfondir le champs sonore de PERSISTENT VISIONS. Les mains de Metcalf semblent essoufflées puisque la flûte expire ses chants soporifiques qui ne dansent plus, mais qui animent les ambiances de "Vision 5"où les drones tonals bourdonnent dans un genre de blues astral, tant le rythme est devenu lascif. Et c'est Mark Seelig qui prend les destinées de cet album pour le conduire dans une finale où nos oreilles réentendent ces grillons qui avaient fui la ferveur des multiples percussions de Byron Metcalf.
Sylvain Lupari 26/04/19

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