dimanche 21 avril 2019

AWENSON: Hope (2019)

“Hope is in a pure Berlin School style with some genius rhythmic frameworks and a vintage tone in the synths, sequencers and keyboards...A really good return for Awenson!”
1 Us and You 11:23
2 Galactic Humanity 9:10
3 In the Heart of Love 20:00
4 Fly High 15:10

5 Orpheus 11:18
Groove GR-262 (CD 67:01)
(Berlin School)
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  **Chronique en français plus bas**
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Electronic phweuz open the territories of "Us and You". Their resonances crumble small synthesized pads, creating an interstellar void where the echoes remain masters of the opening of this first title offered by Awenson since the end of Wizard. A sinister wave spreads its reverberations from which emerges a heavy sequencer and beating a measure of electronic rock under slow subversive waves of the synth and its lugubrious effects. Everything turns upside down in this opening until the rhythm of the sequencer draws up a fluid structure which runs with delicate shades in its rotary axis. The structure goes up and down, remaining faithful to these innumerable synth solos which are the base of an EM of the analog years. Chirps of electronic birds and discrete layers surround these solos whose harmonies remain the subjects of our imagination. It's pure old Berlin School that Awenson offers to our ears with its comeback album HOPE. Absent from the music scene for the past 9 years, the French musician Jöel Bernard had to fight his demons before finding his necessary balance to continue the conquest of our ears undertook in 2005 with Shadows. And "Us and You" picks up where the French musician has left off. This time, it's with the Dutch Groove label that Awenson weaves its return (I even let myself say that a new album was already in preparation) with an album where the Berlin School cohabit with the perfumes of the French School, either romance and cosmos in the harmonies, which cover this first title introducing us to a very good album (I was very surprised I must say) that Ron Boots has been able to seize all the nuances and dimensions in an excellent mastering. And if there is a title that could show Awenson's moods in recent years, I would opt for the static and yet tumultuous structure of "Galactic Humanity". Ambient, the rhythm is structured by underground waves whose eddies expel dark effects. The emotivity, blown by innumerable and hovering drifting synth solos, is omnipresent with a vision as abysmal as theatrical. Intense emotionally!
Western breezes spread a warm climate in the opening of "In the Heart of Love" which is a long hypnotic title where none of the 20 minutes presented seems too long. The frame of the rhythm is built on 3 movements of the sequencer which add in turn, each filling the imperfection of the previous one. The effect is very attractive and hangs instantly our attention. This unexpected symbiosis gives a rhythm faithful to the tradition of the Berlin School. Orchestral pads and splashes of white noises control the ambiances which are embellished by an organic tone of a line of rhythm and of this 3rd with its arpeggios vibrating whitish tones. This setting also benefits the synth which throws these good solos which are found throughout HOPE. The cosmic mist pads are very Klaus Schulze, Irrlicht era. The rhythm evaporates in an ambiospherical passage, a little after the 8 minutes. The arpeggios continue to glow like tonal fireflies in a choreography whose repetitive movements roll rhythmically in the banks of the metallic haze from these orchestrations of ether. And it's the 2nd movement of the sequencer which comes back to activate the rhythm of "In the Heart of Love". Rhythm which is joined soon enough by these two sequencing stooges, while the synth solos flock with the same passion and energy that Awenson shows since the opening of HOPE. The sound is very vintage in "Fly High" which starts with organ pads slightly resounding in an opening where the cosmos flirts with the abyss of the Earth. Chthonian perfumes reign there with wave of voices bordering on these atmospheres. Pulsations bite our ears after 4 minutes, creating an indecisive rhythm whose resonances evaporate with the shadows of the voices. A sequencer emerges and its upward movement, in the Berlin School genre, is quickly harpooned by a barrage of percussions. These drums beat a measure that is very Jean-Michel Jarre, period Revolutions, which flirts between rock and trance where lays down a delicious organ layer and synth solos carved in nostalgia. From what I understand, "Orpheus" is the symphonic part of an album project called Orpheus that should have appeared in 2018. So, it's very orchestral and quite ambient. The sound and slow winged movement of the orchestrations remind me of Synergy, Games and even Sequencer. It's a solid contrast with the moods of HOPE which is in a pure Berlin School style with some genius rhythmic frameworks and a vintage tone in the synths, the sequencers and keyboards. In short, a superb album that continues where Wizard had brought us ... and even further. A very good return for Awenson!
Sylvain Lupari (April 22nd, 2019) ****¼*
Available at Groove NL
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                       CHRONIQUE en FRANÇAIS
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Des phweuz électroniques ouvrent les territoires de "Us and You". Leurs résonnances émiettent de petits pads synthétisés, créant un vide intersidéral où les échos restent maitres de l'ouverture de ce premier titre offert par Awenson depuis la fin de Wizard. Une sinistre onde étend ses réverbérations d'où émerge un séquenceur lourd et battant une mesure de rock électronique sous de lentes vagues subversives du synthé et de ses effets patibulaires. Tout chamboule dans cette ouverture jusqu'à ce que le rythme du séquenceur dresse une structure fluide qui court avec de délicates nuances dans son axe rotatoire. La structure monte et descends, restant fidèle à ces innombrables solos de synthé qui sont la base de la MÉ des années analogues. Pépiements d'oiseaux électroniques et nappes discrètes entourent ces solos dont les harmonies restent les sujets de nos imaginations. C'est du pur Berlin School à l'ancienne qu'Awenson offre à nos oreilles avec son album retour HOPE. Absent de la scène musicale depuis les 9 dernières années, le musicien français Jöel Bernard a dû combattre ses démons avant de retrouver son équilibre nécessaire afin de poursuivre la conquête de nos oreilles entreprise en 2005 avec Shadows. Et "Us and You" reprend là où il avait laissé. Cette fois-ci, c'est avec le label Néerlandais Groove qu'Awenson tisse son retour (je me suis même laisser dire qu’un nouvel album était déjà en préparation) avec un album où le Berlin School cohabite avec les parfums de la French School, soit romance et cosmos dans les harmonies, qui tapissent ce premier titre nous introduisant à un très bel album (j'ai été très surpris je dois dire) dont Ron Boots a si bien su saisir toutes les nuances et dimensions dans un excellent mastering. Et s'il y a un titre qui pourrait démontrer les états d'âme d'Awenson au cours des dernières années, j'opterais pour la structure statique et pourtant tumultueuse de "Galactic Humanity". Ambiant, le rythme est structuré par des vagues souterraines dont les remous expulsent des effets ténébreux. L'émotivité, soufflé par d'innombrables solos et survols planés du synthé, est omniprésente avec une vision autant abyssale que théâtrale. Intense au niveau émotivité!
Des brises de l'Ouest étendent un climat chaleureux dans l'ouverture de "In the Heart of Love" qui est un long titre hypnotique où aucune des 20 minutes présentées ne paraît trop longue. L'ossature de rythme est construite sur 3 mouvements du séquenceur qui s'ajoutent à tour de rôle, chacun comblant l'imperfection de la précédente. L'effet est très séduisant et accroche instantanément. Cette symbiose inattendue donne un rythme fidèle à la tradition du Berlin School. Des pads orchestraux et des splash de bruits blancs contrôlent les ambiances qui s'embellissent par une tonalité organique d'une ligne de rythme et de cette 3ième avec ses arpèges vibrionnant de tons blanchâtres. Cette mise-en-scène profite aussi au synthé qui lance ces bons solos que l'on retrouve à la grandeur de HOPE. Les pads de bruines cosmiques font très Klaus Schulze, période Irrlicht. Le rythme s'évapore dans un passage ambiosphérique, un peu après les 8 minutes. Les arpèges continuent de scintiller comme des lucioles tonales dans une chorégraphie dont les mouvements répétitifs roulent en boucle rythmique dans les bancs de brume métallique des orchestrations d'éther. Et c'est le 2ième mouvement du séquenceur qui revient activer le rythme de "In the Heart of Love". Rythme qui qui est rejoint assez tôt par ces deux comparses du séquenceur, alors que les solos de synthé affluent avec la même passion et énergie qu'Awenson démontre depuis l'ouverture de HOPE. Le son est très vintage dans "Fly High" qui débute avec des nappes d'orgue chevrotant légèrement dans une ouverture où le cosmos flirte avec les abysses de la Terre. Des parfums chthoniens y règnent avec des ondes de voix limitrophes à ces ambiances. Des pulsations mordent nos oreilles après les 4 minutes, créant un rythme indécis dont les résonnances s'évaporent avec les ombres des voix. Un séquenceur émerge et son mouvement ascendant, dans le genre Berlin School, est vite harponnée par un barrage de percussions. Ces percussions battent une mesure qui fait très Jean-Michel Jarre, période Revolutions, qui flirte entre du rock et du trance où s'étend une délicieuse nappe d'orgue et des solos sculptés dans la nostalgie. De ce que je comprends, "Orpheus" est la partie symphonique d'un projet d'album intitulé Orpheus qui aurait dû paraitre en 2018. Donc, c'est très orchestral et assez ambiant. Le son et le lent mouvement ailé des orchestrations me font penser à du Synergy, périodes Games et même Sequencer. Ça détonne beaucoup avec la caractère de HOPE qui est dans le pur Berlin School avec des ossatures rythmiques tout à fait géniales et une tonalité vintage dans les synthés, séquenceurs et claviers. Bref, un superbe album qui continu là où Wizard nous avait amené…et même plus loin encore. Un très bon retour pour Awenson!

Sylvain Lupari 21/04/19

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