lundi 8 avril 2019

ASCENDANT: Meridian (2016)

Similar, but much quieter, than Particle Horizon, this album proposes smooth beats on a very good use of sequencing beats
1 Landfall 8:02
2 Unearth 8:15
3 Reactive Light 8:37
4 Liquid Memory 8:21
5 Frozen Clouds 11:50
6 Sub-Orbital Forest 6:50
7 Arcology 9:01
8 Solar Invocation 13:33
9 Meridian 6:26

10 The Age of Earth and Stone 6:00
(Soft & ambient ECM)
  **Chronique en français plus bas**
My first exploration of the Ascendant universe had been a nice little revelation. Particle Horizon was full of different rhythmic lives animated by a good use of the sequencer. So, I was eager to hear this MERIDIAN which has been released in 2 editions. This one's dated of June 2016 and offers nearly 90 minutes of these fluid rhythms which flow peacefully in a setting flirting more with the many advantages of the psybient than that of an ethereal EM with a New Age vision. But it's safe to say that Ascendant fills these two extremes very well. MERIDIAN is a work with a cosmic philosophical flavor that tries to put in music the different evolutions of our universe. If this story deserves its musical significance, our ears deserve as much with a good set of headphones which will swaddling them in order to well listen the fabulous tales of Chris Bryant/Don Tyler. The sound aesthetic is at the rendezvous in its envelope of 24 BITS and the different forms of rhythm breathe through an opaque wave of sounds carefully woven by synthesizers whose imagination of the American duo make work to the maximum. The legion of fans who follow the Ascendant's activities confirms the talent of the two musicians who fill our ears up to the maximum with an album that will be reborn in a new form at the end of 2018 with Meridian EX. But before…
"Landfall" begins this new exploration with a movement of circular oscillations. Sound effects, which arouse my childhood curiosity as I listened to the TV show Voyage to the Bottom of the Sea, explode here and there and their viscous effects resonate in the hypnotic movement of the ambient rhythm. A heavy bass layer covers this stationary rhythmic panorama of an obscure psybient veil which takes all its meaning with the multiplication of sound effects. The sound mass is very dense. And it's in this indecisive context that the sequences, always present but rather discrete, vibrate more quickly than layers of orchestral fog rippling on a lunar landscape. Hopping sequences perform a static ballet with a strong alternating motion between each key, pushing "Landfall" to drift into a riot of effects which is always richer and more conclusive than the rhythm. "Unearth" follows this tangent of pulsating rhythm that is keener for neurons than the feet, or even the fingers. The sequencer game, which dribbles its keys, reminds me of the good rhythmic patterns of Particle Horizon. The fog mass spreads its orchestral veils that make the music drift in a cosmic meditative sanctuary, even if the multiple oscillating loops twist in perpetual kaleidoscopic loops with some nuances in its hypnotic movement. We are still in the soft rhythm portion of this album when "Reactive Light" clings to our ears. The envelope is more Tangerine Dream here than elsewhere in MERIDIAN with a compact mass of ethereal haze and of synth lines in the colors of a cerulean blue from which get out percussive rattlings. The sequencer releases keys which gambol gently into these misty layers and in the circular synth rays which drag the chants of a choir of celestial voices. This movement is very melodious with an approach drifting up and down in a landscape filled of cosmic wadding.
"Frozen Clouds" is molded in a similar mold, but in a more ambient universe. "Liquid Memory" is a title filled with intense electronic arrangements which fragment its intensity into multiple cosmic dust and layers of radiation. A line of sequences, strong in tonality of quartz, strongly alternates its keys which jump in the effects of reverberations of a circular wave which sweeps a horizon not too certain of its origins. "Sub-Orbital Forest" is another very charming title with its upward movement of the sequencer whose ambient rhythm is comfortably soaked with synth layers and lines whose fusion could even put Morpheus to sleep. I put that on to sleep! The percussive chords in the introduction of "Arcology" made me startle! It looks like the clinking of bells of an alien people, especially with the effect of organic language that sticks to the ambience. The sequencer's movement is always seductive with jerky riffs that weave the first truly catchy rhythm in MERIDIAN. That of "Solar Invocation" is not bad either with another alternating movement in the keys of the sequencer. Its chords jingle vividly into a dense core of reverberations and dreary drones that would be quite suitable for a movie soundtrack. And I would see a sci-fi movie for it. The skeleton of the sequencing pattern returns timidly to regain more vigor before disappearing completely in this mix of moods darker than ethereal. The title-piece feeds on these moods, while "The Age of Earth and Stone" ends MERIDIAN with another figure of ambient rhythm, whose sequencer is very TD of the Green Desert area, and with percussive effects that clink and resonate in a vision of psybient which is very present in the universe of MERIDIAN and of Ascendant.

Sylvain Lupari (April 8th, 2019) *****
Available at Ascendant's Bandcamp
                       CHRONIQUE en FRANÇAIS

Ma première exploration de l'univers d'Ascendant avait été une belle petite révélation. Particle Horizon abondait de différentes vies rythmiques animées par un bel utilisation du séquenceur. J'avais donc hâte d'entendre ce Meridian qui est sorti en 2 éditions. Celle-ci date de Juin 2016 et offre près de 90 minutes de ces rythmes fluides qui coulent paisiblement dans un décor flirtant plus avec les maints avantages du psybient que celui de la MÉ éthérée avec une vision New Age. Mais on peut affirmer sans se tromper qu'Ascendant sillonne fort bien ces deux extrêmes. MERIDIAN est une œuvre à saveur philosophique cosmique qui tente de mettre en musique les différentes évolutions de notre univers. Si cette histoire mérite sa portée musicale, nos oreilles la méritent tout autant en autant que de bons écouteurs les emmitouflent afin de ne rien échapper des fabuleux contes du duo Chris Bryant/Don Tyler. L'esthétisme sonore est au rendez-vous dans son enveloppe de 24 BITS et les différentes formes de rythme respirent au travers une opaque onde de sons soigneusement tissée par des synthétiseurs dont l'imagination du duo Américain font travailler au maximum. La légion de fans qui suivent les activités d'Ascendant confirme la talent des deux musiciens qui nous en mettent plein les oreilles dans un album qui renaîtra sous une nouvelle forme à la fin 2018 avec Meridian EX. Mais avant…

"Landfall" débute cette nouvelle exploration avec un mouvement d'oscillations circulaires. Des effets sonores, qui réveillent ma curiosité de gamin alors que j'écoutais l'émission Voyage au fond des Mers, éclatent ici et là et leurs effets visqueux résonnent dans le mouvement hypnotique du rythme ambiant. Une lourde nappe de basse recouvre ce panorama rythmique stationnaire d'un obscur voile de psybient qui prend tout son sens avec la multiplication des effets sonores. La masse sonore est très dense. Et c'est dans ce contexte velléitaire que les séquences, toujours présentes mais plutôt discrètes, vibrionnent plus rapidement que des nappes de brume orchestrale ondoient dans un paysage lunaire. Des séquences sautillantes exécutent un ballet statique avec un vif mouvement d'alternance entre chaque ion, poussant "Landfall" à dériver dans un vacarme d'effets toujours plus riche et concluant que le rythme. "Unearth" suit cette tangente de rythme pulsatoire plus vif pour les neurones que les pieds, voire même les doigts. Le jeu du séquenceur, qui dribble vivement ses ions, rappelle les bons moments de Particle Horizon. La masse de brume étend ses voiles orchestraux qui font dériver la musique dans un sanctuaire méditatif cosmique, et ce même si les multiples boucles oscillatrices vrillent en perpétuelles boucles kaléidoscopiques avec quelques nuances dans son mouvement hypnotique. Nous sommes toujours dans la portion des rythmes doux de cet album lorsque "Reactive Light" s'accroche à nos oreilles. L'enveloppe fait plus Tangerine Dream ici qu'ailleurs dans MERIDIAN avec une masse compacte de brume éthérée et de lignes de synthé aux couleurs d'un bleu azuré d'où s'extirpe des cliquetis percussifs. Le séquenceur libère des ions qui gambadent doucement dans ces nappes de brume et des rayons circulaires de synthé qui traîne les chants d'une chorale de voix célestes. Ce mouvement est très mélodieux avec une approche à la dérive qui monte et descends dans un paysage rempli de ouate cosmique. "Frozen Clouds" est moulé dans un moule similaire, mais dans un univers plus ambiant. "Liquid Memory" est un titre rempli d'intenses arrangements électroniques qui fragmente son intensité par de multiples poussières cosmiques et des nappes de radiations. Une ligne de séquences, fortes en tonalité de quartz, fait alterner vivement ses ions qui sautillent dans les effets de réverbérations d'une onde circulaire qui balaie un horizon pas trop certain de ses origines. "Sub-Orbital Forest" est un autre titre très charmeur avec son mouvement ascendant du séquenceur dont le rythme ambiant est confortablement imbibé de nappe et de ligne de synthé dont la fusion pourrait même faire dormir Morphée. Je mets ça pour m'endormir! Les accords percussifs dans l'introduction de "Arcology" font sursauter! On dirait des tintements de cloches d'un peuple d'extra-terrestres, surtout avec l'effet de langage organique qui se colle aux ambiances. Le mouvement du séquenceur est toujours séduisant avec des riffs saccadés qui tissent le premier rythme véritablement entraînant dans MERIDIAN. Celui de "Solar Invocation" n'est pas mal non plus avec un autre mouvement d'alternance dans les ions du séquenceur. Ses accords sautillement vivement dans un dense noyau de réverbérations et de drones lugubres qui conviendrait assez bien à une musique de film. Et je verrais bien un film de science-fiction. L'ossature du séquenceur revient timidement pour reprendre plus de vigueur avant de disparaître complètement dans ce mélange d'ambiances plus sombres qu'éthérées. La pièce-titre se nourrit de ces ambiances, alors que "The Age of Earth and Stone" conclut MERIDIAN avec un autre figure de rythme ambiant, dont le séquenceur fait très TD dans le style Green Desert, et des effets percussifs qui tintent et résonnent dans une vision de psybient qui est très présent dans l'univers de MERIDIAN et d'Ascendant.
Sylvain Lupari 08/04/19

Aucun commentaire:

Publier un commentaire

Remarque : Seuls les membres de ce blogue sont autorisés à publier des commentaires.