vendredi 29 mars 2019

STEVE ROACH & RADIANT MIND: Heliosphere (2019)

“Another jewel of meditative music from Steve Roach, along with Radiant Mind, and frankly I'm wondering how the man does to be as good year after year”
1 Sphere 1 11:42
2 Sphere 2 6:32
3 Sphere 3 11:28
4 Sphere 4 5:35
5 Sphere 5 7:03
6 Sphere 6 11:00
7 Sphere 7 6:34

8 Sphere 8 6:20
(Ambient Music)
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  **Chronique en français plus bas**
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Composed in collaboration with Radiant Mind, HELIOSPHERE is another magical work by Steve Roach. Presented in 8 acts for a total of 66 minutes, the music seems destined for another meditation exercise so much that it follows the bends of abandonment, absorption and awakening phases. The masses of wind, drones and synth lines with tonal variations prioritize an envelope where lyricism prevails over the mutism or the apathy of a knot of static lines. The result is a really nice relaxing music worthy of the best opuses from the American musician. And I always ask myself this question; how can Steve Roach be so good year after year?
A distant wind joins our ears in the opening "Sphere 1". Following some phantom inclination, this rush of warm winds gently boils in a fiery sky where our ears are victims of an auditory mirage with these threads of missing voices humming an extinguished chant. Hollow winds complete this symphony for Aeolus, while waving synth lines and sound stars sing some seraphic verses. These elements form a fascinating melody of just two seconds that recurs tirelessly between those multilayers and their slow mass movements that take a darker tangent with the arrival of the drones in "Sphere 2". These drones are the equivalent of chants that the natural channels of ventilation carve between the stalagmites of a cave. A slight mutation in the tones gives a duller sonic image, a more austere one to "Sphere 3", while that "Sphere 4" seems to gets out of the dark caverns with an appearance that flirts with the seraphic side of aerial waves from Steve Roach's universe to reach a greater musicality with "Sphere 5" which casts an aura of even more palpable emotionality in HELIOSPHERE. The dark breezes resound again in "Sphere 6" which activates the first line of rhythm in this collaboration of Steve Roach & Radiant Mind. A circular movement intrigues our hearing a little after the 8th minute. The sequenced ritornello gets lost in the abyss before returning to charm the rattling that amplifies their presence with continual felted beats in "Sphere 7". This phase of rhythm articulated in creativity is like a lunar trance that hops like a stubborn one-legged who is frantic and with a good line of powder in the nostrils. Each knock reflects an echo that draws a long line of static rhythm that lives over 6 minutes before cavernous breaths mute down the excitement of HELIOSPHERE in a veil of serene ambiences and awakenings of "Sphere 8".
Yes! Still I'm wondering how can Steve Roach be so good year after year?
Sylvain Lupari (March 29th, 2019) ****½*
Available at Timeroom's Bandcamp
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                       CHRONIQUE en FRANÇAIS
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Composé en collaboration de Radiant Mind, HELIOSPHERE est une autre œuvre magique de Steve Roach. Présentée en 8 actes pour un total de 66 minutes, la musique semble destinée à une autre exercice de méditation tant elle suit les courbes des phases d'abandon, d'absorption et d'éveil. Les masses de vent, de drones et de lignes de synthé aux variations tonales priorisent une enveloppe où le lyrisme l'emporte sur le mutisme ou l'apathie d'un nœud de lignes statiques. Le résultat est une très belle musique relaxante digne des meilleurs opus du genre du musicien américain. Et moi je me pose toujours cette question; comment Steve Roach peut-il être aussi bon, année après année?
Un vent lointain rejoint nos oreilles en ouverture de "Sphere 1". Suivant des inclinations fantômes, cette poussée de vents alizés bouille doucement dans un ciel ardent où nos oreilles sont victimes de mirage auditif avec ces filets de voix absentes qui fredonnent un chant éteint. Des vents creux complètent cette symphonie pour Éole alors que des lignes ondoyantes et des étoiles sonores chantent des versets séraphiques. Ces éléments forgent une fascinante mélodie d'à peine deux secondes qui revient inlassablement entre les multicouches et leurs lents déplacements de masse qui prennent une tangente plus sombre avec l'arrivée des bourdonnements dans "Sphere 2". Ces drones sonores sont l'équivalent des chants que les canaux naturels d'aérations sculptent entre les stalagmitiques d'une grotte. Une légère mutation dans les tonalités donne une image sonique plus terne, plus austère à "Sphere 3", alors que "Sphere 4" semble se hisser hors de ténébreuses excavations avec une apparence qui flirte avec le côté séraphique des vagues aériennes de l'univers Steve Roach pour atteindre une plus grande musicalité avec "Sphere 5" qui jette une aura d’émotivité palpable dans HELIOSPHERE. Les brises sombres résonnent de plus bel dans "Sphere 6" qui active la première ligne de rythme dans cette collaboration Steve Roach & Radiant Mind. Un mouvement circulaire intrigue notre ouïe un peu après les 8 minutes. La ritournelle séquencée se perd dans les abimes avant de revenir charmer des cliquetis qui amplifient leurs présences avec de continuels cognements feutrés dans "Sphere 7". Cette phase de rythme articulée dans la créativité est comme un transe lunaire qui sautille comme un unijambiste entêté et avec une bonne ligne de poudre dans les narines. Chaque cognement reflète un écho qui dessine une longue ligne de rythme statique qui vit sur 6 minutes avant que des souffles caverneux ne rhabillent l'excitation de HELIOSPHERE dans un voile d'ambiances sereines et d'éveils de "Sphere 8".
Oui! Comment Steve Roach peut-il être aussi bon, année après année?

Sylvain Lupari 28/03/19

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