lundi 4 février 2019

RON BOOTS-RHEA-GALACTIC UNDERGROUND: Cosmic Nights 2018 (2018)

“Cosmic Nights 2018 is filled of good EM with slightly psychedelic cosmic hues, the seal of the Belgium School”
1 Photons Colliding (Galactic Underground) 12:36
2 Flowmotion (Ron Boots) 16:34
3 Der Anfang ist das Ende und das Ende ist der Anfang (Part 1) (Galactic Underground) 4:13
4 1961's most secret mission (RHEA) 20:16
GROOVE | GR-250 (CD/DDL 53:40)
(Belgium School)
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  **Chronique en français plus bas**
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Ron Boots is one of the most generous characters in EM. Generous of his person, generous and protective of his art! The founder and father of EM in the Netherlands is of all events, or almost. Recently, he was among the invited artists at Cosmic Nights. This EM festival, which brings Belgian artists to the fore, included the presences of Galactic Underground, RHEA and Ron Boots. The free event was held at the Brussels Planetarium on May 19th, 2018. And as is often the case with Groove's founder, a CD was offered free of charge to the spectators. Entitled soberly “Cosmic Nights 2018”, it's another great initiative by Ron Boots to promote EM.
The album opens with the superb "Photons Colliding" from Galactic Underground, a project of Johan Geens aka Venja. We find this energetic title with its lively structure that beats a heavy and hyper-catchy rhythm in the GU album that was released in spring 2018. It's Steve Roach and Robert Rich combined in a Berlin School approach. Very good! I invite you to read the file review here. It's in an ambience of thoughts frozen in a cold night that "Flowmotion" settles between our ears. The movement of the sequencer forges a structure which goes back and forth in an ambient mode with slight clinking chimes which adorn a magnetizing procession that only Ron Boots knows how to do so well. Layers with seraphic clarion tones get grafted while quietly this ascensionnal rhythm gets jerkier. A decor painted in intensity is enveloping "Flowmotion" which makes me think of the ascent of a seraphic being that angels protect of their shields from these possible bites of the synth and of its sonic rays. A good piece signed Ron Boots! After the very dark and ambient "Der Anfang is Ende und das Ende ist der Anfang (Part 1)", I meet RHEA's music for the first time with "1961's most secret mission". This Belgian artist, whose real name is Mark De Wit and who already has 5 albums of made, is known for making cosmic music. This long title of about 20 minutes begins with sequenced arpeggios which make giant steps on a ground where stars and distortions sing at the Moon. The structure is ambio-cosmic with a resonant sequencer of its heavy and uncertain steps. The sound envelope is as dense as in a sci-fi movie's sound effects. This gives this opening a particular character that we want to hear again. The movement exhausts its march in a cosmos where emptiness has never had such beautiful colors or tonalities. The breezes of emptiness move in impulses, awakening bells which ring in a heavy atmosphere where various noises and murmurs reach our hearing. The sequencer emerges from this cosmic silence around the seventh minute, tracing a circular approach as threatening as it is seductive. Percussive effects and synth streaks adorn this cosmic soundscape which becomes like a ball of rhythm in a trap which is tightening more and more. The intensity is cut to a knife in this "1961's most secret mission" which will experience two other changes of sound and rhythmic skins before reaching a final closer to the cosmic orientations of a night under stars overgrown with sound mist.
I liked this first contact with RHEA and all the set of “Cosmic Nights 2018” which is filled with good electronic music in slightly psychedelic cosmic hues, the seal of the Belgium School. The album is still available, there are still some copies left, or it's possible to download it on the Groove NL website. And at the asking price, we have the opportunity to be initiated to another movement that seduces more and more …
Sylvain Lupari (February 4th, 2019) *****

synth&sequences.com
Available at Groove NL
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                                           CHRONIQUE en FRANÇAIS
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Ron Boots est un des personnages les plus généreux de la MÉ. Généreux de sa personne, généreux et protecteur de son art! Le fondateur et père de la MÉ dans les Pays-Bas est de tous les évènements, ou presque. Dernièrement, il était parmi les artistes invités au Cosmic Nights. Ce festival de MÉ, qui met à l'avant-scène des artistes Belges, regroupait Galactic Underground, RHEA et Ron Boots. L'évènement gratuit s'est tenu au Planétarium de Bruxelles le 19 Mai 2018. Et comme c'est souvent le cas avec le fondateur de Groove, un CD était offert gratuitement aux spectateurs. Intitulé sobrement “Cosmic Nights 2018”, est une autre excellente initiative de Ron Boots afin de promouvoir la MÉ.
L'album ouvre avec le superbe "Photons Colliding" de Galactic Underground, un projet de Johan Geens alias Venja. On trouve ce titre énergique avec sa structure vive qui bat une cadence lourde et hyper entraînante dans l'album GU qui est paru au printemps 2018. C'est du Steve Roach et du Robert Rich combiné dans une approche de Berlin School. Très bon! Je vous invite à lire la chronique entière ici! C'est dans une ambiance de songes par une nuit glacée que "Flowmotion" s'installe entre nos oreilles. Le mouvement du séquenceur forge une structure qui va-et-vient en mode ambiant avec de légers tintements de carillons qui ornent une magnétisante procession dont seul Ron Boots a le secret. Des nappes avec des tintes de clairons séraphiques s'ajoutent alors que tranquillement ce rythme ascensionnel devient plus saccadé. Un décor peint dans l'intensité enveloppe "Flowmotion" qui me fait penser à l'ascension d'un être séraphique que les anges protègent de leurs boucliers ces possibles morsures du synthé et de ses rayons soniques. Un bon morceau signé Ron Boots! Après le très sombre et ambiant "Der Anfang ist das Ende und das Ende ist der Anfang (Part 1)", je fais la connaissance de la musique de RHEA pour la première fois avec "1961's most secret mission". Cet artiste Belge, de son vrai nom Mark De Wit, qui a déjà 5 albums derrière la cravate est reconnu pour faire de la musique cosmique. Ce long titre d'une 20taine de minutes débute avec des arpèges séquencés qui exécutent des grands pas sur un sol où étoiles et distorsions chantent à la Lune. La structure est ambio-cosmique avec un séquenceur résonnant de ses pas lourds et incertains. L'enveloppe sonore est aussi dense que dans une trame d'effets sonores d'un film de science-fiction. Ce qui donne à cette ouverture un cachet particulier que l'on veut réentendre. Le mouvement épuise sa marche dans un cosmos où le vide n'a jamais eu d'aussi belles couleurs, ni tonalités. Les brises du vide se meuvent par impulsions, éveillant des sonnettes qui tintent dans une ambiance lourde où divers bruits et murmures atteignent notre ouïe. Le séquenceur émerge de ce silence cosmique autour de la 7ième minute, traçant une approche circulaire aussi menaçante que séduisante. Des effets percussifs et des stries de synthé ornent ce panorama cosmique qui devient comme une boule de rythme dans un collet qui se resserre de plus en plus. L'intensité est à découper au couteau dans ce "1961's most secret mission" qui connaîtra deux autres changements de peaux sonores et rythmiques avant d'atteindre une finale plus près des orientations cosmiques d'une nuit sous des étoiles envahies de brume sonore.
J'ai aimé ce premier contact avec RHEA et tout l'ensemble de “Cosmic Nights 2018” qui est rempli de bonne musique électronique dans des teintes cosmiques légèrement psychédéliques, le sceau de la Belgium School. L'album est encore disponible, il reste quelques copies, en CD ou en format téléchargeable sur le site de Groove NL. Et au prix demandé, on s'initie à un autre mouvement qui séduit de plus en plus…

Sylvain Lupari 04 /02/19

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