mercredi 20 février 2019

EILAND: EILAND (2018)

“EILAND is a solid surprise which will enchant your ears if you accept to travel among its many styles embroidered of complex links”
1 Eden: Ohrwurm 15:25
2 Into the Realms of Bodhicitta 4:16
3 Beyond Mind and Matter: A Spirit Odyssey 16:40

Wool-O-Disc | WED045 (CD/DDL 36:23)
(Art for Ears, Ambient, Berlin School)
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  **Chronique en français plus bas**
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I repeated it often since a few months; if you are an EM fan which refuses any bordering attachment, the invasion of the Belgian EM will fill your ears with happiness. EILAND is a trio consisted of Marcus Scheibmaier, Steve Slingeneyer and Bruno Coussée. It's to the latter that the organizers of the Full Moon Healing event have turned in 2016 to create an opening number for the performances of Gigi Masin and Laraaji. Bassist and guitarist who also plays a variety of other instruments, including the Mellotron and other synthesizers, Coussée contacts Marcus Scheibmaier, who is also a synthesizer and sequencer programmer, and the percussionist Steve Slingeneyer. He explains his musical vision of composing a sonic tale about the universe. Visual arts artist Lies Dierckx embarks on the project. His fresh vision brings a new dimension to the Coussée project. This is how EILAND was born. The four artists are working on the project that has fill the eyes and the ears of the spectators attending this Full Moon Healing. Given this success, the group decided to record the experience, both music and visual arts. This is how the album and the movie “EILAND” saw the light of day. It was not until nearly two years later that the music was taken by the Belgian label Wool-E Discs, which has become a breeding ground for local talent. The CD was released during a performance of the band at the famous B-Wave Festival of 2018. Festival which also included Pyramaxx, Erik Wollo and Michael Stearns. The show and the music were then dedicated to Patrick "Kosmos" Wille-De Wael. Audacious and constantly evolving in the different spheres of EM, the music of “EILAND” is sewn of complex links which makes it transit between good Berlin School, progressive rock ... very progressive, and drifting floating cosmic ambiences.
Lapping of water and waves roll like thunders in heavy rain. A brighter ray coming from a synth, like a sunbeam which tries to awaken a sleeping Earth. Bird chirps and piano notes which clink and resonate in an organic ambience, much like the music which rock the images of a forest awakened in documentaries of the BBC. You can hear Tibetan percussions tingling with more precision as "Eden: Ohrwurm" takes shape. A bass sculpts an upward movement which breathes and expires in a minimalist pattern. These bass chords echo at times. They amplify the tightrope walk of a music of ambiences which receives its first musical rays from the synths. Under these sound caresses, the rhythm is fluid and catchy. Exploring the sonic travels of Pink Floyd's pre-Meddle years with guitar chords which scatter among the anesthetic synth layers. The music increases in velocity, reaching a more intense dimension towards a finale whose rumblings lead to the explosion, that made me jump, of the percussions which opens "Into the Realms of Bodhicitta". A hoarse voice, which seems to hide behind a vocoder gnawed by radioactive resonances, recites an incantation that finds its fury in a musical intensity which gets more and more violent. Drums combine this intensity with arrangements of a synth whose sonic heresies flirt vigorously with the intonation of Coussée's voices. Spread out over 4 minutes! I found that annoying. In return, it is a very acceptable gateway for "Beyond Mind and Matter: A Spirit Odyssey" which is the highlight of this album. The sequencer and repetitive percussions loops pound on a mesmerizing rhythm which seduces even more with the reflections of oscillations which wave like waves in perpetual pulsations. This tide of oscillations is of an intensity which gives chills in the back. Percussions slam and the bass eats our emotions with a poise which directs the music towards a Funk and then a Jazz completely unreal. The synth multiplies its layers which are more harmonious here with an even more convincing sibylline vision. From Berlin School to Jazz, "Beyond Mind and Matter: A Spirit Odyssey" mixes the two genres perfectly up until the 10th minute when the cosmic elements attract the music towards an ambient area fed by musical, as well as mysterious, synth pads. One has this reflex to play again "Beyond Mind and Matter: A Spirit Odyssey"! And that's when we get became addicted to “EILAND”. A huge surprise that my eyes can not wait to meet!
Sylvain Lupari (February 20th, 2019) *****

synth&sequences.com
Available at Wool-E Discs' Bandcamp
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                       CHRONIQUE en FRANÇAIS
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Je le répète souvent depuis quelques mois; si vous êtes un amateur de MÉ qui refuse tout attachement frontalier, l'invasion de la MÉ Belge vous emplira les oreilles de bonheur. EILAND est un trio composé de Marcus Scheibmaier, Steve Slingeneyer et Bruno Coussée. C'est vers ce dernier que les organisateurs du Full Moon Healing se sont tournés en 2016 afin de créer un numéro d'ouverture pour les prestations de Gigi Masin and Laraaji. Bassiste et guitariste de formation qui joue aussi une panoplie d'autres instruments, dont le Mellotron et autres synthétiseurs, Coussée contacte Marcus Scheibmaier, qui est aussi un synthésiste et programmateur de séquenceur, et le percussionniste Steve Slingeneyer. Par la suite, il explique sa vision musicale qui est de composer un conte sonique à propos de l'univers. L'artiste des arts visuels, Lies Dierckx embarque dans le projet. Sa vision plus fraîche apporte une nouvelle dimension au projet de Coussée. C'est de cette façon qu'EILAND nait. Les 4 artistes travaillent sur le projet qui en a mis plein les yeux et les oreilles aux spectateurs présents lors de ce Full Moon Healing. Devant ce succès, le groupe décidait d'enregistrer l'expérience, tant le côté musique que l'aspect arts visuels. C'est ainsi que l'album et le film “EILAND” voyaient le jour. Il a fallu attendre près de 2 ans avant que la musique soit endossée par le label Belge Wool-E Discs qui est devenu une véritable pépinière de talents. Le CD est apparu lors d'une prestation du groupe au fameux Festival B-Wave de 2018. Festival qui regroupait aussi Pyramaxx, Erik Wollo et Michael Stearns. Le spectacle et la musique fut alors dédiée à Patrick "Kosmos" Wille-De Wael. Audacieuse et en constante évolution dans les différentes sphères de la MÉ, la musique de “EILAND” est cousue de liens complexes qui la fait transiter entre du bon Berlin School, du rock progressif très…progressif et des ambiances cosmiques planantes.
Des clapotis d'eau et des vagues roulent comme des tonnerres sous une pluie forte. Un rayon plus lumineux émane d’un synthé, comme un rayon de soleil qui tente d'éveiller une Terre endormie. Des gazouillements d'oiseaux et des notes de piano qui tintent et résonnent dans une ambiance organique, un peu comme ces musiques qui bercent les images d'une forêt en éveil dans les documentaires de la BBC. On peut entendre des percussions tibétaines tinter avec plus de précision alors que "Eden: Ohrwurm" prend ses formes. Une basse sculpte un mouvement ascendant qui respire et expire dans un pattern minimaliste. Ces accords de basse résonnent par instants, amplifiant la marche funambule d'une musique d'ambiances qui reçoit ses premiers rayons musicaux des synthés. Sous ces caresses sonores, le rythme est fluide et entrainant. Explorant ainsi les voyages sonores de Pink Floyd, des années pré-Meddle avec des accords de guitare qui s'éparpillent parmi les nappes anesthésiantes des synthés. La musique augmente en vélocité, atteignant une dimension plus intense vers une finale dont les grondements conduisent à l'explosion, qui m'a fait sursauter, des percussions qui ouvre "Into the Realms of Bodhicitta". Une voix rauque, qui semble se cacher derrière un vocodeur rongé par des résonnances radioactives, récite une incantation qui trouve sa fureur dans une intensité musicale qui devient de plus en plus violente. Des percussions soudent cette intensité à des arrangements d'un synthé dont les hérésies soniques flirtent avec vigueur avec l'intonation de Coussée aux voix. Étalé sur plus de 4 minutes! J'ai trouvé ça agaçant. En contrepartie, c'est une porte d'entrée fort acceptable pour "Beyond Mind and Matter: A Spirit Odyssey" qui est le point fort de cet album. Le séquenceur et des boucles répétitives de percussions tambourinent une rythmique hypnotisante qui séduit encore plus avec des reflets d'oscillations qui ondulent comme ces ondes en perpétuelles pulsations. Cette marée d'oscillations est d'une intensité qui donne des frissons dans le dos. Des percussions claquent et la basse mange nos émotions avec un aplomb qui dirige la musique vers un Funk et puis un Jazz tout à fait irréel. Le synthé multiplie ses couches qui sont plus harmonieuses ici avec une vision sibylline encore plus convaincante. Du Berlin School au Jazz, "Beyond Mind and Matter: A Spirit Odyssey" mélange à merveille les deux genres jusqu'à la 10ième minute où les éléments cosmiques attirent la musique vers une zone ambiante nourrie par des nappes de synthé aussi musicales que mystérieuses. On a ce réflexe de rejouer "Beyond Mind and Matter: A Spirit Odyssey"! Et c'est à ce moment que l'on est devenu accro à “EILAND”. Une énorme surprise que mes yeux ont hâte de rencontrer!

Sylvain Lupari 20/02/19

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