dimanche 3 février 2019

BROEKUIS, KELLER & SCHONWALDER: Live at B Wave (2018)

“As usual, another solid opus from BK&S with splendid minimalist structures adorn of the best tones instruments can put between ears avid of tones”
1 An Imprombtu Item 42:00
2 B-Wave too 9:24

MRCD 8009 (CD/DDL 51:24)
(New Berlin School)
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  **Chronique en français plus bas**
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A new album from Broekhuis, Keller & Schönwälder is always an event in the spheres of EM of the Berlin School genre. The trio has been successful since The Annazaal Tapes in 1999, seducing audiences with minimalist music which sits on a plethora of intrusive melodies, ambient layers, suspended mist and adjacent rhythms for the pure pleasure of music lovers. Because here, apart from the beautiful music of BK&S, the sound aesthetic is at its height. “Live at B Wave” draws its inspiration from the now prestigious B-Wave Festival held in the city of Heusden-Zolder, Belgium. This one was on November 14th, 2015 and the German trio had interpreted then a long title, B-Wave Live Session, that he had distributed in the form of USB key during this festival. B-Wave Live Session has turned into "An Imprombtu Item" with a digital remaster.
Its opening consists of sound graffitis, distortion effects and an organic dialect which unite their differences into some layers of voices and of mist. It's the dialogue of amphibians which forms the first sketch of rhythm. Cawing in a line of oscillations, this rhythm is submerged by intense layers of synth floating vertically with a lot of clarity and strident particles in the tones. And that's where you have to hear the details. Splendid, this line of rhythm is embroidered with various elements, and their tones, which enchant the ear. Thus, pulsations and pulsating effects get grafted in order to form a more fluid rhythm which follows the shape of the moderate gallop of a horse neighing on rails. Keyboard riffs and percussion plunge in this structure which slowly undulates under the bites of good synth solos. A subtle transformation takes place, giving a more robotic essence to this rhythm which is now tremulous like this robotic rhythm of Kraftwerk in TEE. Effects and electronic babble continue to jump with the rhythm while synth pads add a ghostly vision with eerie chants hanging in garden of mist. "An Imprombtu Item" loses its rhythmic markings around the 18th minute before recovering it under an avalanche of anesthetic fog, solos with contrasting tones and sound effects which add either to the rhythm or act as a decoration a bit psychedelic, respecting so the spirit of this festival. "B-Wave too" was performed during a rehearsal for the 2017 B-Wave. Always following the art of minimalist music from Broekhuis, Keller & Schönwälder, the music is more focused on its rhythmic aspect. So, percussions and especially a very active sequencer, which rolls its keys like the fingers of Chris Franke did in the era of the digital sequencers, are on the menu of this title which remains just as attractive in its flawless sound aesthetic from BK&S.
Sylvain Lupari (February 2nd, 2019) *****

synth&sequences.com
Available at Manikin's Bandcamp
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                                           CHRONIQUE en FRANÇAIS
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Un nouvel album de Broekhuis, Keller & Schönwälder est toujours un évènement dans les sphères de la MÉ du genre Berlin School. Le trio réussit depuis The Annazaal Tapes en 1999 à séduire son public en offrant une musique minimaliste qui sert d'assise à une pléthore de mélodies envahissantes, de nappes ambiantes, de brume en suspension et de rythmes adjacents pour le plus pur plaisir des mélomanes. Parce qu'ici, hormis la belle musique de BK&S, l'esthétisme sonore est à son comble. “Live at B Wave” puise sa source lors du désormais prestigieux Festival B-Wave le 14 Novembre 2015 dans la ville de Heusden-Zolder en Belgique. Le trio Allemand avait alors interprété un long titre, B-Wave Session Live, qu'il avait distribué sous forme de clé USB lors de ce festival. B-Wave Session Live est devenu "An Imprombtu Item" avec un remaster numérique.
Son ouverture est constituée de graffitis sonores, d'effets de distorsions et d'un dialecte organique qui unissent leurs différences dans des nappes de voix et de brume. C'est le dialogue de batraciens qui forme la première esquisse de rythme. Croassant dans une ligne d'oscillations, ce rythme est submergé par d'intenses strates de synthé qui flottent à la verticale avec beaucoup de clarté et de particules stridentes dans les tons. Et c'est là qu’il faut entendre les détails. Splendide, cette ligne de rythme est brodée avec divers éléments, et leurs tonalités, qui enchantent l'oreille. C'est ainsi que des pulsations et des effets pulsatoires se greffent afin de former un rythme plus fluide qui épouse la forme du galop modéré d'un cheval hennissant sur des rails. Des riffs de clavier et des percussions s'ajoutent à cette structure qui ondule lentement sous les morsures de bons solos de synthé. Une subtile transformation s'opère, donnant une essence plus robotique à ce rythme qui tremble maintenant comme ce rythme robotique de Kraftwerk dans TEE. Des effets et des babillages électroniques continuent de sauter avec le rythme alors que des nappes de synthé ajoutent une vision fantomatique avec des chants suspendus dans des jardins de brume. "An Imprombtu Item" perd un peu ses repères rythmiques autour de la 18ième minute avant de se reconstituer sous une avalanche de brume anesthésiante, de solos aux tonalités contrastantes et d'effets sonores qui s'ajoutent soit au rythme ou qui agissent en décoration un brin psychédélique, comme dans l'esprit de ce festival. "B-Wave too" fut interprété lors d'une répétition pour le B-Wave de 2017. Épousant toujours l'art de la musique minimaliste de Broekhuis, Keller & Schönwälder, la musique est plus concentrée sur son aspect rythmique. Donc percussions et surtout un séquenceur très actif, qui fait rouler ses touches comme les doigts de Chris Franke le faisait à l'époque des séquenceurs numériques, sont au menu de ce titre qui reste tout autant séduisant dans son esthétisme sonore sans faille de BK&S.

Sylvain Lupari 02/02/19

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