mardi 26 février 2019

ALBA ECSTASY: Spells (2018)

“It's pretty hard to resist to so many calls from the sequencer and its mesmerizing minimalist movements in Spells”
1 Dance of Medusa 8:13
2 Fantasia 5:06
3 Spells 9:25
4 Incantation 3:54
5 Active Geometry 17:38

Alba Ecstasy Music (DDL 44:18)
(Roumanian School, minimalist EM)
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  **Chronique en français plus bas**
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It seems that I did not have them all! That there would have been compilations or reissues that passed me under the ears in 2018. So here is this latest album of Alba Ecstasy in 2018 which is also a final fantasy of the Romanian synthesist as he sings on some titles. It's not really bad! His incantations fit very well with the Roumanian School style which projects more and more musical fragments related to the music of Indra. This being written, “Spells” is another good album that looks like many other Alba Ecstasy albums. It's always pleasant to discover and to hear since its minimalist structures serve as a setting for evolutions which are always in mode surprise and seduction.
"Dance of Medusa" starts things off with a movement of the sequencer which delivers to our ears a spasmodic line. The keys are fat and jump in a cosmic Funk and Break Dance slathered with circular synth pads whose semi strident blades are like warning lights in alert mode. Falling percussions, as well as more limpid sequences jumping on the spot, reorient the structure towards a cosmic rock embellished by a keyboard that coo a protean melody perfectly in line with this dislocated structure. "Fantasia" offers synth waves which roll between our ears like those waves that we hear on a beach. The sequencer emerges around the 2 minutes, structuring a rhythm nourished of brief oscillations which roll in loops in a final where din and serenity have the same fight. These oscillations find a new identity in “Spells” which is rocked by tender orchestral layers. Gently, these ambiences migrate using another more accentuated movement of the sequencer and slamming percussive elements which captivate an auditory interest. The percussions get in and structure a lively rhythm for the neurons. This cosmic rock is nourished by a thick layer of sounds and allows Mihail Adrian Simion to lay down his voice in different forms and vocal effects. These periodic incantations sit pretty well with this minimalist structure which, once again, fills up with charming and magnetizing additions. This is consistent with the signature of Alba Ecstasy.
Short and effective, "Incantation" is delivered to our ears with a big sonic worm that dismantles its sequences in a still seductive up/downs movement which is proper to the Berlin School. It's the tone and the sensual approach of the movement that sets it apart from the Berlin style. And Alba Ecstasy goes on with incantations without words. With these lines of sequences coming and going, waltzing and crisscrossing their rhythmic charms in an ambient void of which only the resonance embroiders a sound aura, the very Indra "Active Geometry" is the cornerstone of this “Spells”. The movement is jerky and hides orchestrations in staccato that breathe strongly behind this phase of ambient rhythm. Jets of mist add a dreamy touch and a pulsating breath of bass, a dramatic touch. The percussions, and its rattlings, direct "Active Geometry" towards a morphic techno approach whose stationary vibrations of the sequencer and the percussions are so reminiscent of Indra's incantatory dance universe. Shifted by the sound movement of this rhythmic mass, arpeggios tingle without precise melody and leaves rather this aspect to the sequencer which frees a line as rhythmic as melodic. It could last even longer than one would always be subjugated. But it has to end...
Neither brilliant nor uninteresting; “Spells” is in continuity with the works of Alba Ecstasy that I heard this year. It's pretty hard to resist to so many calls from the sequencer and its mesmerizing minimalist movements, even when the synth lets its solos for another album. The voices? Well, it's not that much! They serve as ostentatious decoration to the myths of esoteric music. I liked it well, even though I had this feeling of déjà-heard. But isn't not proper to minimalist music?
Sylvain Lupari (February 25th, 2019) *****

synth&sequences.com
Available at Alba Ecstasy's Bandcamp
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                       CHRONIQUE en FRANÇAIS
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Paraitrait-il que je ne les ai pas tous eus! Qu'il y aurait eu des compilations ou rééditions qui me sont passées sous les oreilles en 2018. Donc voici ce dernier opus d'Alba Ecstasy qui est aussi une dernière fantaisie du synthésiste Roumain puisqu'il chantonne sur certains titres. Ce n'est pas vraiment mauvais! Ses incantations siéent très bien avec le style Roumanian School qui projette de plus en plus d'éclats musicaux liés à la musique d'Indra. Ceci étant écrit, “Spells” est un autre bel album qui ressemble à bien d'autres albums d'Alba Ecstasy. C'est toujours agréable à découvrir et à entendre puisque ses structures minimalistes servent de décor à des évolutions qui sont toujours en mode surprise et séduction.
"Dance of Medusa" débute le bal avec un mouvement du séquenceur qui livre à nos oreilles une ligne spasmodique. Les ions sont gras et sautillent dans un Funk et Break Dance cosmique badigeonné de nappes de synthé circulaires dont les lames semi stridentes sont comme des gyrophares sonores en mode alerte. Les percussions qui tombent, de même que des séquences plus limpides sautant sur place, réorientent la structure vers un rock cosmique agrémenté par un clavier qui roucoule d'une mélodie protéiforme tout à fait conforme à cette structure un brin disloquée. "Fantasia" propose des nappes de synthé qui roulent entre nos oreilles comme ces vagues que l'on entend sur une plage océanique. Le séquenceur émerge autour des 2 minutes, structurant un rythme nourri de brèves oscillations qui roulent en boucle dans une finale où tintamarre et sérénité ont le même combat. Ces oscillations trouvent une nouvelle identité dans "Spells" qui est bercé de tendres nappes orchestrales. Doucement, ces ambiances migrent à l'aide d'un autre mouvement plus accentué du séquenceur et d'éléments percussifs claquants qui captivent un intérêt auditif. Les percussions arrivent et structurent un rythme entraînant pour les neurones. Ce rock cosmique est nourri d'une épaisse couche de sons et permet à Mihail Adrian Simion de coucher sa voix sous différentes formes et effets vocaux. Ces incantations périodiques siéent assez bien avec cette structure minimaliste qui, une fois de plus, se remplit à ras bord d'ajouts aussi charmants que magnétisants. C'est conforme à la signature d'Alba Ecstasy.
Court et efficace, "Incantation" se livre à nos oreilles avec un gros ver sonique qui désarticule ses séquences dans un toujours séduisant mouvement de monte/descends propre au Berlin School. C'est la tonalité et l'approche sensuelle du mouvement qui le distingue par rapport au style Berlinois. Et Alba Ecstasy y va encore d'incantations sans paroles. Avec ces lignes de séquences qui vont et viennent, qui valsent et entrecroisent leurs charmes rythmiques dans un vide ambiant dont seules les résonnances brodent un tissu sonore, le très Indra "Active Geometry" est la pierre angulaire de ce “Spells”. Le mouvement est saccadé et cache des orchestrations en staccato qui respirent vivement derrière cette phase de rythme ambiant. Des jets de brume ajoutent une touche onirique et un souffle pulsatoire de la basse une touche dramatique. Les percussions, et ses cliquetis, orientent "Active Geometry" vers une approche de techno morphique dont les vibrations stationnaires du séquenceur et les percussions rappellent tellement l'univers de danse incantatrice d'Indra. Bousculé par le déplacement sonore de cette masse rythmique, des arpèges tintent sans mélodie précise et laisse plutôt cet aspect au séquenceur qui libère une ligne autant rythmique que mélodique. Ça pourrait durer encore plus longtemps que l'on serait toujours subjugué. Mais ça doit finir…
Ni génial, ni sans intérêt; “Spells” est dans la continuité des œuvres d'Alba Ecstasy! C'est assez difficile de résister à tant d'appels du séquenceur et de ses envoûtants mouvements minimalistes, même lorsque le synthé laisse ses solos pour un autre album. Les voix? Bah, ce n'est pas tant que ça! Elles servent de décoration ostentatoire aux mythes de la musique ésotérique. J'ai bien aimé, même si j'ai eu cette sensation de déjà-entendu. Mais n'est-ce pas le lot de la musique? minimaliste?

Sylvain Lupari 25/02/19

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