jeudi 31 janvier 2019

MAX CORBACHO: Horizon Matrix (2019)

“Horizon Matrix is an album of pure ambient music with a darker tone”
1 Quantum Cathedrals 28:13
2 Temporal Horizon 14:51
3 Beyond the Light Storm 14:21
4 Into the Ocean of Time 8:07
5 Gravitation Memory 7:38

Silentsun | mc006 (CD-r/DDL 73:15)
(Dark ambient music)
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  **Chronique en français plus bas**
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A distant sonorous murmur rises in the west. Prisms shimmer in its ambient breeze, which is now blowing like a huge sibylline mass with its esoteric mysteries. "Quantum Cathedrals" begins “Horizon Matrix” with a gigantic sound wave knitted of interwoven layers which accumulate in a mosaic of tones and of contrasting colors. To help soften the gloomy presence behind this large stratum of evolving meditative ambient elements, Max Corbacho hangs on it some subtle astral hums which, along with the flickering prisms, ignite our interest in this titanic ambient movement that is barely changing within its sonic parameters. And the Spanish musician continues to blow the hot and the cold, leaving the listener the choice to select the transcendental essences that emerge from this opaque ambient movement. Gradually, we plunge into an even darker world around the 11th minute when the sound layers infiltrate the corridors of a dark cave. The breezes become cavernous, but always comforting. Prism glow is still blazing, bringing this meditative nuance of Asian countries to those 28 minutes which end in a whirlwind of tranquility. No surprises or disappointments, “Horizon Matrix” remains in the continuity of the works of Max Corbacho. Possibly darker than Nocturnes II, the music flirts with that degree of wisdom which characterizes the universe of multilayered landscapes of the Spanish synthesist that has the gift of making our imaginations travel between the borders of the cosmos and of the esotericism. So, there are no surprises here, except for the delicious organic texture that responds to the ambiences of "Into the Ocean of Time". The rest? Pure ambient music where the absence of rhythms is compensated by the gregarious mutations of a herd of sonic shadows which moves with a sluggish slowness, giving Max Corbacho time to paint them with colors which change according to our perceptions. More vibrant and definitely more aggressive in the choice of its meditative hue, "Temporal Horizon" is a torrent of scarlet magma which sticks to our eardrums. The color of the moods is constantly changing with a vision of the underworld and another more pastoral, with a fine perfume of organ mass, bickering the 15 minutes of "Temporal Horizon". The bickering remains a bit the same in "Beyond the Light Storm" which displays the most beautiful colors of occult ambiences with layers of voices and of synth in more pastel colors. After the intense tide of buzzing winds in "Into the Ocean of Time", "Gravitation Memory" ends “Horizon Matrix” with another intense push of multilayered breezes which exhale breaths as dark as translucent. Sand dust scrapes the in-between of these diaphanous plates and further digs the initiatory flap which animates the atmospheres of this album which travel between the cosmos and the colors of our imagination.
Sylvain Lupari (January 31st, 2019) *****

synth&sequences.com
Available at Max Corbacho's Bandcamp
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                                           CHRONIQUE en FRANÇAIS
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Un lointain murmure sonore se lève à l'Ouest. Des prismes miroitent dans sa brise ambiante qui souffle maintenant comme une grosse masse sibylline avec ses mystères ésotériques. "Quantum Cathedrals" débute “Horizon Matrix” avec une gigantesque onde sonore tricotée de nappes entremêlées qui s'accumulent dans une mosaïque de tonalités et de couleurs contrastantes. Pour aider à adoucir la présence lugubre derrière ce large banc d'éléments d'ambiances méditatives en mouvement, Max Corbacho accroche de subtils fredonnements astraux qui, avec le scintillement des prismes, allument notre intérêt pour ce titanesque mouvement ambiant qui mue à peine à l'intérieur de ses paramètres soniques. Et le musicien Espagnol continue de souffler le chaud et le froid en laissant à l'auditeur le soin de choisir les essences transcendantales qui se dégagent de cet opaque mouvement ambiant. Peu à peu, nous plongeons dans un univers encore plus ténébreux autour de la 11ième minute lorsque que les nappes sonores infiltrent les couloirs d'une grotte sombre. Les brises deviennent caverneuses, mais toujours réconfortantes. L'éclat de prisme tinte toujours, apportant cette nuance méditative des pays d'Asie à ces 28 minutes qui se terminent dans un tourbillon de quiétude. Pas de surprises, ni déceptions, “Horizon Matrix” reste dans la continuité des œuvres de Max Corbacho. Possiblement plus sombre que Nocturnes II, la musique flirte avec ce degré de sagesse qui caractérise l'univers des paysages d’ambiances du synthésiste Espagnol qui a ce don de faire voyager les imaginations entre les frontières du cosmos et de l'ésotérisme. Donc, il n'y a pas de surprises ici, si ce n'est que la délicieuse texture organique qui répond aux ambiances de "Into the Ocean of Time". Le reste? De la musique ambiante pure où l'absence de rythmes est compensée par les mutations grégaires d'un troupeau d'ombres sonores qui se déplace avec une lenteur velléitaire, donnant ainsi le temps à Max Corbacho de les peindre avec des couleurs qui changent selon nos perceptions. Plus vibrant et nettement plus agressif dans le choix de sa teinte méditative, "Temporal Horizon" est un torrent de magma écarlate qui colle à nos tympans. La couleur des ambiances est en constante mutation avec une vision des enfers et une autre plus pastorale, avec un fin parfum d'orgue de messe, qui se chamaillent les 15 minutes de "Temporal Horizon". Le combat reste un peu le même dans "Beyond the Light Storm" qui affiche les plus belles couleurs d'ambiances sibyllines avec des nappes de voix et de synthé aux couleurs plus pastel. Après l'intense marée des vents bourdonnants dans "Into the Ocean of Time", "Gravitation Memory" termine “Horizon Matrix” avec une autre poussée intense de multicouches de brises qui expirent des souffles aussi sombres que translucides. De la poussière de sable érafle ces plaques diaphanes et creuse encore plus le volet initiatique qui anime les ambiances de cet album qui voyagent entre le cosmos et les couleurs de notre imagination.

Sylvain Lupari 31/01/19

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