samedi 19 janvier 2019

ERIK WOLLO: Infinite Moments (2018)

“Erik Wollo doesn't reinvent the genre here! But his will to create a deep soundscapes from guitar drones brings Infinite Moments where he wants us to be”
1 Part 1 11:12
2 Part 2 11:24
3 Part 3 9:48
4 Part 4 5:50
5 Part 5 10:04
6 Part 6 10:09

PROJEKT| PRO357 (CD/DDL 58:34)

(Ambient, Drones)
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   **Chronique en français plus bas**
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Morose and resounding thoughts on a cold Scandinavian night!   is a very intimate album that Erik Wollo offers to his fans. More ambient and even more intimate than the Silent Currents series, this latest opus of the Norwegian bard offers 6 sonic odes without any sources of rhythms and especially without any sonic delights which come from a synthesizer. Everything turns around drones. Buzzing laying down and sculpted on the horizontal which float like those sound waves usual to the EM of ambiances. Except that here, the source comes from electric guitars which pile up vibrating strata which get intertwine in a sonic sky torn by the variances and the translucent tones of these layers often without harmonies. Like dreams forgotten in the bites of coldness. These oblong electric paths are like sound lovers whose intertwining in the mysterious mists are supervised by an E-Bow which acts as the splitter of a more harmonic vision.
The harmonies! We must listen quite a few times in order to discern them. Those familiar with the Wollo universe recognize these isolated strands which get melted into a more compact sound mass. The drones float like souls wandering aimless. Like in a sibylline dance, they waltz with the oblivion swallowing here and there harmonious little lines that we recognize by this clarity which emerges from this landscape of moods placarded of solitude. "Part 1" introduces us into this universe where everything is similar, even those subtleties which stand out to melt again in anonymity. The opaque sound waves are like those whales which undulate in a black ocean spotted by the furrows of jellyfish. The sound mass varies from one title to another with fine subtleties in the landscapes of ambiances found in "Part 5" and "Part 6". The spectral side finds an interstellar door to flirt with a more seraphic vision in "Part 2". The intensity distinguishes the titles! Although less intense at the abyssal level, this "Part 2" has a melancholic approach that is more conducive for a night sleep. Same thing for "Part 3" and its very melodious blooming which precedes its conquest of drones. The tonal vision here is close to a scarlet passion. "Part 4" is the first title where the guitar breathes such as, thus modifying the textural context of “Infinite Moments” which offers us its most beautiful moments since the end of "Part 1". Moreover, "Part 5" follows with a vision just as sharp as in the introductory title. Lyrical and sibylline, the music shines a little less at night, especially when we are two to read the book of Morpheus.
All things considered, I would not recommend “Infinite Moments” to someone who wants to discover Berlin School universe of Erik Wollo. This album is a monument of meditative music that can help sink into Morpheus's arms, even if some of the buzzing movements are intense and lugubrious. In this vast universe of ambient music or meditative ambiences, few artists reinvent the genre. But there are always artists who can bring a very personal touch to a genre which has a huge legion of followers. Erik Wollo is one of those artists! Available on manufactory pressed CD from Projekt Records or in a downloadable format on Projekt's Bandcamp
Sylvain Lupari (January 19th, 2019) *****

synth&sequences.com
Available at Projekt Records

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                                          CHRONIQUE en FRANÇAIS
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Songes moroses et retentissants par une froide nuit scandinave! “Infinite Moments” est un album très intimiste qu'Erik Wollo offre à ses fans. Plus ambiant et même plus intime que la série Silent Currents, ce dernier opus du barde norvégien propose 6 odes soniques sans aucunes sources de rythmes et surtout sans aucune source sonore qui provient d'un synthétiseur. Tout se joue avec les drones sonores. Des bourdonnements couchés et sculptés en mode horizontal qui flottent comme ces ondes sonores usuelles à la MÉ d'ambiances. Sauf qu'ici, la source provient de guitares électriques dont l'amoncellement des strates vibrantes s'entrecroisent dans un ciel sonore déchiré par les variances et les demi-teintes translucides dans les tonalités de ces couches souvent sans harmonies. Comme des songes oubliés dans les morsures de la froideur. Ces oblongs parcours électriques sont comme des amants sonores dont les entrelacements dans les brumes mystérieuses sont supervisés par un E-Bow qui agit comme le répartiteur d'une vision plus harmonique.
Les harmonies! Il faut s'y prendre à quelques reprises afin de les discerner. Ceux qui sont familiers avec l'univers Wollo reconnaissent ces filaments isolés qui sont fondus dans une masse sonore des plus compactes. Les bourdonnements flottent comme des âmes errant sans but. Comme une danse sibylline, ils valsent avec le néant gobant ici et là des petites lignes harmonieuses que l'on reconnait de par cette limpidité qui ressort de ce paysage d'ambiances placardés de solitude. "Part 1" nous introduit dans cet univers où tout se ressemble, même ces subtilités qui se détachent pour se refondre dans l'anonymat. Les ondes opaques sont comme ces baleines qui ondulent dans un océan noir tacheté par les sillons des méduses. La masse sonore varie d'un titre à l'autre avec de fines subtilités dans les paysages d'ambiances que sont "Part 5" et "Part 6". Le côté spectral trouve une porte intersidérale afin de flirter avec une vision plus séraphique dans "Part 2". L'intensité distingue les titres! Même si moins intense au niveau abyssal, ce "Part 2" possède une approche mélancolique qui est plus propice au dodo. Idem pour "Part 3" et sa floraison très mélodieuse qui précède sa conquête des drones. La vision tonale ici se rapproche d'une passion écarlate. "Part 4" est le premier titre où la guitare respire comme tel, modifiant ainsi le contexte textural de “Infinite Moments” qui nous offre ses plus beaux moments depuis la fin de "Part 1". D'ailleurs, "Part 5" suit avec une vision tout aussi acuité que dans le titre introductif. Lyrique et sibylline, la musique s'écoute un peu moins la nuit, surtout lorsque nous sommes deux à lire le journal de Morphée.
À tout bien considéré, je ne recommanderais pas “Infinite Moments” à quelqu'un qui cherche à découvrir l'univers du Berlin School d'Erik Wollo. Cet album est un monument de musique méditative qui peut aider à sombrer dans les bras de Morphée, même si certains mouvements de bourdonnements sont intenses et lugubres. Dans ce vaste univers de musique ambiante ou d’ambiances méditatives, peu d'artistes réinventent le genre. Mais il y a toujours des artistes qui sont capable d'apporter une touche très personnelle à un genre qui a une énorme légion d'adeptes. Erik Wollo est l'un de ceux-là! Disponible chez Projekt Records en format CD ou en format téléchargeable sur le site Bandcamp de Projekt Records

Sylvain Lupari 19/01/19

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