jeudi 17 janvier 2019

ANDY PICKFORD: Objects & Expressions III (2018)

“O&E III is the best balanced of the 3 parts regarding the palette of Electronica styles presents here while conserving this daring touch of E-Rock with a colorful use of tone effetcs over driven sequenced beats”
1 Casablanco 6:49
2 Walk 6:26
3 No Fear 5:54
4 Reach 7:34
5 Maschinengeist 5:04
6 Deep Inside 5:31
7 Mitra 6:24
8 I Saw 5:58
9 Tarantellum 6:36
10 Moon to Shine 6:02

Andy Pickford Music (DDL 62:22)
(Electronica)
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   **Chronique en français plus bas**
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"Casablanco" sounds the end of this other fascinating, and greedy, trilogy from Andy Pickford with a pulsating rhythm arched on another frantic sequencer movement. The percussive marbles jump from everywhere! Even that some develop a slimy vision with a rubber dress, facilitating the abrasive rebounds which are starving for other bounces. The synth weaves its harmonic thread with solos which flow over this structure that a shadow of bass leads to the explosion. The percussion sounds and resounds in this lively structure filled with voice effects which, coupled to spasmodic jolts, weave a linear line of riffs which gives an even more mordant to a very explosive Dance Music of the new millennium. “Objects & Expressions III” begins with the best part, according to my tastes, of Objects & Expressions. "Walk" tempers the game a bit with a kind of Ambient House in a cosmic hip-hop suit. The bass is delicious, and its harmonious jolts are in a cosmic setting enriched of good percussive effects, such as these delicious tones of rattlesnakes. Voice effects and dialogues also adorn this panorama of rhythm and sound elements. The rhythm plays a little on its strength than more on its velocity, bringing even another harmonic element performed by a flute. "No Fear" is as catching as "Casablanco" and has also many more percussive effects, which makes it much more attractive. The bass line is very good and even throws a dialect in the form of belly gurgles and the orchestrations, dense and epic, are going against the sharp and jerky movement of the sequencer. We are not far from Trance & Trash here! "Reach" gives us a nice big 7 minutes of respite with a ballad, not denuded of a catchy rhythm, accompanied by a good guitar patch and later a synth which aims to our ears in order to deposit a big melodious worm. A great track and it sounds very AP of his 95's repertoire.
The volumes follow each other and are similar by the content of the structures! So, a beautiful melody is always followed by another thing as soft and tender, not to say romantic. Like this "Maschinengeist" which is a beautiful ballad at making melt the carapace of an eternal grouch. The arpeggios parade on a milky way awakening on their way a synth and its fluty tunes which mystify some beautiful orchestrations. The seraphic voices and a tempo which gains a little velocity! And always this delicious bass line which consolidates its presence when the title cracks for another acceleration pushed by the orchestrations. We are at the pinnacle of a sweet pinky tune which does fit very good in this mishmash of disheveled rhythms. At first glance, "Deep Inside" appears to us like a movie music, kind of espionage film, with its slow and heavy structure that is rather between Pulp and Sneaker Pimps. The music still breathes these sound effects which invariably are complicit in these riffs scrolling like adjacent line of rhythm to a sequencer's one and to some tasty manual percussions. Orchestrations, vocoder and acoustic guitar accompany this structure surrounded by another dense tonal envelope. Woossshh and wiissshh precede a piano line and its notes wandering through the metal breezes. The bass, superb in this “Objects & Expressions III” hurries to put us a rhythmic worm in the ears and "Mitra" puts down its hopping rhythm as lively as the arrangements in a mid-tempo dipped in the roots of Death in Vegas. "I Saw" is very close to this music with a heavy dose of a heavy and slow indie vibe. An Ambient House more pompous, "Tarantellum" gets compare to the structures of "Casablanco" and "No Fear" with less sound effects. A title without story! While that "Moon to Shine" finishes this last part of Objects & Expressions' trilogy with a slow beat adorned of sequenced sequins which sparkle like the reflections of a magical water in suspension. And behind a soft bass line, a voice in a vocoder murmurs Moon to Shine. A vocoder always presents in this trilogy and which replaces a singer in a pocket of fog without being too unpleasant. Indeed, “Objects & Expressions III” is the best and the well balanced of the 3 parts. Even though all that Andy Pickford touches is still worth hearing.
Sylvain Lupari (January 17th, 2018) *****

synth&sequences.com
Available at Andy Pickford's Bandcamp
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                                          CHRONIQUE en FRANÇAIS
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"Casablanco" sonne la fin de cette autre fascinante, et gourmande, trilogie fantaisiste d'Andy Pickford avec un rythme pulsatif arqué sur un autre mouvement frénétique du séquenceur. Les billes percussives sautent de partout! Même que certaines élaborent une vision visqueuse avec une robe en caoutchouc, facilitant les rebonds abrasifs qui sont affamés pour d'autres rebonds. Le synthé tisse son filet harmonique avec des solos qui coulent sur cette structure qu'une ombre de basse amène vers l'explosion. Les percussions claquent et résonnent dans cette structure vive remplie d'effets de voix qui, jumelés aux saccades spasmodiques, tissent une ligne de riffs linéaire qui donne encore plus de mordant à une Dance Music du nouveau millénaire très explosive. “Objects & Expressions III” commence fort la meilleure partie, selon mes goûts, d'Objects & Expressions. "Walk" tempère un peu le jeu avec un genre d'Ambient House dans un veston de hip-hop cosmique. La basse est délicieuse et ses soubresauts harmonieux se font dans un décor cosmique enrichi de bons effets percussifs, comme ces délicieuses tonalités de crotales. Des effets de voix et des dialogues ornent aussi ce panorama de rythme et d'éléments sonores. Le rythme jeu un peu sur sa force, plus que sa vélocité, amenant même un autre élément harmonique performé par une flûte. "No Fear" est aussi entraînant que "Casablanco" et possède aussi beaucoup plus d’effets percussifs., ce que le rend nettement plus séduisant. La ligne de basse est très bonne et restitue même un dialecte en forme de gargouillements ventriloquant et les orchestrations, denses et épiques, vont en contresens du mouvement vif et saccadé du séquenceur. Nous ne sommes pas loin du Trance&Trash ici! "Reach" nous donne un beau gros 7 minutes de répit avec une ballade, non dénudée de rythme entrainant, accompagnée d'une belle guitare et plus tard un synthé qui lorgnent vers nos oreilles afin d'y déposer un gros ver mélodieux. Très bon et ça sonne très année 95 du répertoire d'AP.
Les volumes se suivent et se ressemblent par la teneur des structures! Ainsi une belle mélodie est toujours suivie d'un autre truc aussi mou et tendre, pour ne pas dire romantique. Comme ce "Maschinengeist" qui est une belle ballade à faire fondre une carapace d'éternel grognon. Les arpèges défilent en dansottant sur une voie lactée éveillant au passage un synthé et ses airs de flûtes qui mystifient de belles orchestrations. Les voix séraphiques et un tempo qui gagne un peu de vélocité! Et toujours cette délicieuse ligne de basse qui consolide sa présence lorsque le titre se fissure pour une autre accélération poussée par les orchestrations. Nous sommes au pinacle du rose bonbon qui fait du bien dans ce micmac de rythmes échevelés. À prime abord, "Deep Inside" nous apparait comme une musique de film, genre espionnage, avec sa structure lente et pesante qui fait plutôt entre Pulp et Sneaker Pimps. La musique respire toujours de ces effets sonores qui invariablement sont complices de ces riffs défilant comme une ligne de rythme adjacente au séquenceur et aux savoureuses percussions manuelles. Orchestrations, vocodeur et guitare acoustique accompagnent cette structure nimbée d'une autre dense enveloppe tonale. Des woossshh et des wiissshh précèdent une ligne de piano et ses notes errant dans les brises métalliques. La basse, superbe dans “Objects & Expressions III” se dépêche afin de nous placer un ver rythmique dans les oreilles et "Mitra" abat son rythme aussi entraînant que les arrangements dans un mid-tempo trempé dans les racines de Death in Vegas. "I Saw" est tout près de cette musique avec une forte dose d'industrielle lourde et lente. Un Ambient House plus pompeux, "Tarantellum" se compare aux structures de "Casablanco" et "No Fear" avec moins d'effets sonores. Un titre sans histoire, alors que "Moon to Shine" termine ce dernier volet de la trilogie d'Objects & Expressions avec un rythme lent orné de paillettes séquencées qui scintillent comme les reflets d'une eau magique en suspension. Et derrière une ligne de basse molle, une voix dans le vocodeur chantonne Moon to Shine. Un vocodeur toujours présent dans cette trilogie et qui remplace un chanteur dans une poche de brume sans être trop déplaisant. Effectivement, “Objects & Expressions III” est le meilleur et le mieux balancé des 3 volumes. Quoique tout ce que touche Andy Pickford vaut toujours la peine d'être entendu.

Sylvain Lupari (17/01/19)

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