dimanche 20 janvier 2019

ALPHA WAVE MOVEMENT: Somnus (2018)

“Somnus is an album made in the spirit of the american analog ambient music at the dawn of the 80's”
1 Sonoran Silence 13:26
2 Be Here Now 9:48
3 Bioelectric Traces 7:36
4 Transient Molecules 4:42
5 Ting-Sha 10:23
6 Patterns of Fragility 8:01

HRR182012 (DDL 54:01)
(Ambient Music)
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   **Chronique en français plus bas**
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Somnus” is the god of sleep in the Roman mythology. This is also the last album of Alpha Wave Movement! And one guesses right away where Gregory Kyryluk wants to bring us when he mentions that this album is based on the sound aesthetics of the early 80's, whereas that EM inductive to meditation was in full expansion, especially in the south of the United States with the emergence of artists such as Steve Roach, Michael Stearns, Rich Robert, Emerald Web and so many others. Musicians who indeed brought the genre to less austere and more harmonious heavens.
"Sonoran Silence" begins with an iridescent breeze which makes rippling its sibylline colors. Strands of voices draw a distant choir whose humming reaches breathlessness our ears. But the tone is right, and the voices throw a feminine ink that floats like a perfume of ecstasy. A long movement without rhythm, but not stripped of passion, makes its way between our ears. The threads of voices recall these vague idyllic chants of Michael Stearns, I think among others to M'Ocean, while the oblong tonal caresses seem to have some fragrances of Chronos. The essences of Stearns abound here, especially after the point of 6 minutes where a delicate melody sculpted by stealth arpeggios guide our senses elsewhere. Even in its cloth of meditative moods, the music of Alpha Wave Movement is constantly moving. The second part of "Sonoran Silence" favors a waltz of sonic drones whose resonances taint this delightful melodious approach between these both antipodes. But this mix sculpts a very good moment that has seduced us so much in Structures from Silence by Steve Roach. "Be Here Now" offers an introduction blown into a flute of glass whose incandescent harmonies frolic like a troupe of harmonic sequences which skip innocently in a lush setting, such as waterfalls on an island without land. The music lives through these fragrances of sibylline harmonies which spread like astral flows rising to the heavens. A beautiful music that joins exquisitely the highlights of the genre in the 70's-80's. Passion and rhythm, "Bioelectric Traces" is the most intense title of “Somnus”. The sequences sparkle by drawing circular arches which come and go in a paradise setting. The choir is nourished with a perfect mix while the woosh and waash from the synth envelop the music of impulses of passion, giving so a very intense dimension to this title which is actually at the crossroads of the ambiences of this album. The short "Transient Molecules" is like this documentary music that explains the mysteries of the cosmos. Like martlets on a glass anvil, the crystalline arpeggios of "Ting-Sha" lead us to the secrets of Oriental meditation. These tears of music blend into the shadows of the breezes, scattering here and there resistant silk threads and bringing all the necessary nuances to this drone concerto and of its resonances. "Patterns of Fragility" ends “Somnus” like "Sonoran Silence" had started it. Either with fine luminous arpeggios sparkling in a sonic tale after a path of dark and enveloping breezes. And these arpeggios bring all the harmonious intensity needed by Gregory Kyryluk in order to reach his wish by making an album of ambient music which is in the spirit of the great works of the genre from the early 80's by American artists and using analog synths. And it's very well done!
Sylvain Lupari (January 20th, 2019) *****synth&sequences.com
Available at Harmonic Resonance Recordings' Bandcamp
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                                          CHRONIQUE en FRANÇAIS
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Somnus” est le dieu du sommeil dans la mythologie romaine. C'est aussi le dernier album d'Alpha Wave Movement! Et on devine tout de suite où Gregory Kyryluk veut nous amener lorsqu'il mentionne que cet album s'appuie sur l'esthétisme sonore du début des années 80, alors que la musique inductrice à la méditation était en pleine expansion, notamment au sud des États-Unis avec l'émergence d'artistes tel que Steve Roach, Michael Stearns, Robert Rich, Emerald Web et bien d'autres. Des musiciens qui effectivement amenaient le genre vers des cieux moins austères et plus harmonieux.
"Sonoran Silence" débute avec une brise iridescente qui fait onduler ses couleurs sibyllines. Des filaments de voix dessinent une lointaine chorale dont les fredonnements parviennent essoufflés à nos oreilles. Mais le ton est juste et les voix jettent une encre féminine qui flotte comme un parfum d'extase. Un long mouvement sans rythme, mais pas dénudé de passion, se trace entre nos oreilles. Les filets de voix rappellent ces vagues chants idylliques de Michael Stearns, je pense entre autres à M'Ocean, alors que les oblongues caressent tonales semblent avoir des parfums de Chronos. Les essences de Stearns abondent ici, surtout après la barre des 6 minutes où une délicate mélodie sculptée par des arpèges furtifs amènent nos sens ailleurs. Même dans son étoffe de musique d'ambiances méditatives, la musique d'Alpha Wave Movement est constamment en mouvement. La 2ième partie de "Sonoran Silence" privilégie une valse de drones soniques dont les résonnances entachent cette délicieuse approche mélodieuse entre les deux antipodes. Mais ce mélange sculpte un très bon moment qui nous a tant séduit dans Structures from Silence de Steve Roach. "Be Here Now" propose une introduction soufflée dans une flûte en verre dont les harmonies incandescentes font gambader une troupe de séquences harmoniques qui sautillent innocemment dans un décor luxuriant, comme ces chutes d'eau sur une île sans terre. La musique vit au travers ces parfums d'harmonies sibyllines qui se répandent comme des coulées astrales montant vers les cieux. Une très belle musique qui rejoint de façon exquise les grands moments du genre dans les années 70-80. Passion et rythme, "Bioelectric Traces" est le titre le plus intense de “Somnus”. Des séquences scintillent en dessinant des arcs circulaires qui vont et viennent dans un décor paradisiaque. La chorale est nourrie d'un mixte parfait alors que des woosh et des waash de synthé enveloppent la musique d'élans passionnels qui donnent une dimension très intense à ce titre est en réalité le carrefour des ambiances de cet album. Le court "Transient Molecules" est comme cette musique de documentaires qui expliquent les mystères du cosmos. Comme des martelets sur une enclume de verre, les arpèges cristallins de "Ting-Sha" nous amènent vers les secrets de la méditation Orientale. Ces larmes de musique se fondent dans les ombres des brises, éparpillant ici et là des filandres de soie qui résistent et apportent toute la nuance nécessaire à ce concerto pour drones et ses résonnances. "Patterns of Fragility" termine “Somnus” comme "Sonoran Silence" l'avait débuté. Soit avec de fins arpèges lumineux après un parcours de brises sombres et enveloppantes. Et ces arpèges amènent toute l'intensité harmonieuse nécessaire pour que “Somnus” soit réellement à la hauteur des souhaits de son compositeur qui voulait faire une musique ambiante dans l'esprit des grandes œuvres du genre du début des années 80 par des artistes américains et à l'aide de synthés analogues. Et c'est très réussi!

Sylvain Lupari 20/01/19

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