mercredi 2 janvier 2019

ALBA ECSTASY: The Best of Live Studio Vol. 5 (2018)

“Yet, another good album which mixes with tact both Rumanian and Berlin Schools from a prolific artist whose sources never seem to get drying up”
1 Magne 6:07
2 Collisions 13:01
3 The Land of Ro 12:09
4 Hemisphere 11:18
5 Images 8:34
6 Strings of the Desert 8:10

Alba Ecstasy Music (DDL 59:20)
(Rumanian and Berlin Schools)
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 **Chronique en français plus bas**
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My experience of reviewing all Alba Ecstasy albums for 2018 is coming to an end. And I must admit that I totally fell under the charms of this ultra prolific composer whom is Mihail Adrian Simion. As so simplistic, since most of his compositions revolve almost around the same evolutionary angle, as very seductive, his sonic prose remains magnetizing while his minimalist structures are perfect for his ingenuity in stringing things that catch on, both hearing and senses. “The Best of Live Studio Vol. 5” is one of those compilations in the kingdom of Alba Ecstasy that only Mihail Adrian Simion can explain the way it goes and the why. Basically, this is a compilation of titles played live in 20018, except for "Collisions" (2017) and could not find a place on another album of AE, as everything is recycled in the downloading world of the Romanian artist who is also a designer / engineer in electronics as well as synths and sequencers. A profession that explains a lot the talent of this artist. And as always, Alba Ecstasy offers us a beautiful EM where are still hidden sweet pearls.
"Magne" stretches its first 2 minutes with arcs of reverberations that intersect and stack in a dense magma of sounds. A bass pulsation, kind of Klaus Schulze's style of the years 74-75, livens these ambiences and transforms itself into an organic tone, while the synth continues to amplify its sound mass with effects and solos. A title without history! "Collisions" is quite the opposite with an approach of Rumanian School a la Indra. If the pace is attractive with its subtle zigzag growth, the tone of the synth requires some adjustments to the ears. Most beautiful title of “The Best of Live Studio Vol. 5”, "The Land of Ro" is really in the Indra genre. Muffled and slightly resonant pulsations as well as agile sequences which build a minimalist pace with a slightly esoteric hue and a divinely evolutionary course, the rhythm is as magnetizing as melodic. Clinking cymbals adorn this delicate spiritual trance which is certainly one of the best titles of Alba Ecstasy in 2018. Small stars ring in the opening of "Hemisphere". Their pearl chant sparkles pleasantly and waits for this line of vampiric bass which ripples like sheets of gold in a azure wind. Techno percussions for Zombies marinated in HTC clinch along at this semi-fast pace just after the 3 minutes' mark. Evolving in a minimalist and delightfully hypnotic Berlin School style, this rhythm takes hold of our fingers tapping on the arm of our couch while subtly drifting to a stroboscopic phase controlled by the circular song of harmonic sequences. Simple? But extremely magnetizing! "Images" is another good title in EM with a jerky rhythm which is ideal for supporting an avalanche of good synth solos. "Strings of the Desert" ends this “The Best of Live Studio Vol. 5” with nice Arabic fragrances. Bass pulsations as well as crackling rattlesnakes get graft to the bass resonances of a first throw of the sequencer which extends a tenderly pulsating linear movement. Above it, breath of desert winds. It's the perfect setting to make clink some clearer sequences which cut out a fragile melody shivering in the darkness of the desert. Do I hear Berber songs? Yep! And it's throughout the 8 minutes of this very beautiful title that AE adds these phantasmagorical elements that mystify as much as charm my ears that were initially reluctant towards this overproduction of EM. To follow… in the next review of Spells. But in the meantime, it's clear that Mihail Adrian Simion remains a musical source which doesn't want to dry up.
Sylvain Lupari (January 2ndt, 2018) *****

synth&sequences.com
Available at Alba Ecstasy's Bandcamp
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                                 CHRONIQUE en FRANÇAIS
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Mon expérience de chroniquer tous les albums d'Alba Ecstasy, pour l'année 2018, tire à sa fin. Et je dois admettre que je suis totalement tombé sous les charmes de compositeur ultra prolifique qu'est Mihail Adrian Simion. Aussi simpliste, puisque ses compositions tournent pratiquement autour du même angle évolutif, que très séduisante, sa prose sonique reste magnétisante alors que ses structures minimalistes servent à merveille son ingéniosité à ficeler des trucs qui accrochent, autant l'ouïe que les sens. “The Best of Live Studio Vol. 5” fait partie de ces compilations du royaume d'Alba Ecstasy que seul Mihail Adrian Simion peut expliquer le cheminement et le pourquoi. En gros, il s'agit d'une compilation de titres joués en direct en 20018, sauf pour "Collisions" (2017) et qui n'ont pu trouver de place sur un autre album d'AE, comme quoi tout se recycle dans l'univers du téléchargement de l'artiste Roumain qui est aussi un concepteur/ingénieur en électronique. Une profession qui explique un peu beaucoup le talent de cet artiste. Et comme toujours, Alba Ecstasy nous propose de la belle MÉ où se cachent encore de belles perles.
"Magne" étire ses 2 premières minutes avec des arcs de réverbérations qui s'entrecroisent et s'empilent en un dense magma sonore. Une pulsation basse, de genre Klaus Schulze des années 74-75, anime ces ambiances en se transformant en une tonalité organique, alors que le synthé continue d'amplifier sa masse sonore avec des effets et solos. Un titre sans histoire! "Collisions" est tout son contraire avec une approche de Rumanian School à la Indra. Si le rythme est séduisant avec sa subtile croissance en zigzag, la tonalité du synthé demande quelques ajustements aux oreilles. Plus beau titre de “The Best of Live Studio Vol. 5”, "The Land of Ro" est vraiment dans le genre Indra. Pulsations sourdes et légèrement résonnante ainsi que des séquences agiles qui épivardent un rythme minimaliste avec une teinte légèrement ésotérique et un parcours divinement évolutif, le rythme est aussi magnétisant que mélodique. Des cliquetis de cymbales ornent cette délicate transe spirituelle qui fait très certainement partie des meilleurs titres d'Alba Ecstasy en 2018. Des petites étoiles carillonnent en ouverture de "Hemisphere". Leur chant de perles scintille agréablement et attend cette ligne de basse vampirique qui ondule comme des draps mordorés dans un vent azuré. Des percussions en mode Techno pour Zombies marinés dans le HTC s'arriment à ce rythme mouvant un peu après la barre des 3 minutes. Évoluant en mode Berlin School minimaliste et savoureusement hypnotique, ce rythme s'empare de nos doigts qui tapotent sur le bras de notre divan tout en dérivant subtilement vers une phase stroboscopique contrôlée par le chant circulaire des séquences harmoniques. Simple? Mais drôlement magnétisant! "Images" est un autre bon titre en MÉ avec un rythme noué de saccades qui est idéal pour supporter une avalanche de bons solos de synthé. "Strings of the Desert" termine ce “The Best of Live Studio Vol. 5” avec des parfums arabiques. Des pulsations basses ainsi que des pétillements de crotales se greffent aux résonnances basses d'un premier jet du séquenceur qui étend un mouvement linéaire tendrement pulsatoire. Au-dessus, souffle des vents du désert. C'est le décor parfait pour faire tinter des séquences plus limpides qui découpent une mélodie fragile qui chevrote dans les pénombres du désert. Entends-je des chants berbères? Effectivement! Et c'est tout au long des 8 minutes de ce très beau titre qu'AE ajoute ces éléments fantasmagoriques qui mystifient autant que charment des oreilles qui au départ étaient réticentes face à cette surproduction de MÉ. Suite dans la prochaine chronique sur Spells. Mais en attendant, force est de constater que Mihail Adrian Simion reste une source musicale qui ne semble pas vouloir se tarir.

Sylvain Lupari 02/01/19

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