lundi 3 décembre 2018

AXESS: Seashore

“Seashore is a nice collection of 7 titles with moods as light as the rhythmic structures that animate them”
1 Olympus Mons 10:34
2 Snowflakes 9:26
3 Pure Obsession 10:24
4 Seashore 12:08
5 La Luna 10:46
6 Tranquility Base 8:57
7 In Orbit 8:38

Spheric Music | SMCD 8013 (CD 71:05)
(Chill Out, Down-tempos)
 **Chronique en français plus bas**
When the Spheric Music label announced this summer that a new Axess album was planned for the fall, this news had delighted many fans of the Berlin School style. And that's quite normal since Axel Stupplich, whether with Pyramid Peak, Pyramaxx or Axess, is handling the Berlin School style with a superb rhythmic and melodic vision. But then, after the secret aired out, we learned that “Seashore” was oriented to a Chill Out style in the genre of Mind Over Matter (sic!) or Café Del Mar. Mind Over Matter? It's okay! Café Del Mar? I'm not really sure to have affinities with this genre ... Except that after a few plays, which have flowed so easily, I fell under the spells of this latest Axess album which, indeed, surfs on the moods of Café Del Mar style. Even more than those of M.O.M.'s which I haven't found dominant perfumes at all. In fact, “Seashore” flirts with the vibes of Food for Fantasy and Robert Schroeder.
The introduction of "Olympus Mons" does rather Berlin School / New Age with knocks tinkling in azure mists. The tick-tock is a rhythmic dangling which stretches its presence while the moods thicken with a vision always dreamlike. The introductions, like the finals, of “Seashore” are consistent with the evolving moments, as the regressive ones, of the slow musical embraces of EM. A bass line is crawling languorously in this setting where the chime of the jingles excites our expectations. Electronic percussions tie up with this approach around the 3rd minute, sinking the rhythm of "Olympus Mons" into a down-tempo decorated with lunar decorations. The pace is getting excited? Not really! It flows with a gentle velocity, choosing rather to seduce at the first listen than to enchant on long term ... The strength, and also the weakness, of “Seashore”. Although I don't see any relationship with the meaning of its title, "Snowflakes" offers a more dynamic pace but just as soft. Before we are entitled to a good 2 minutes of introduction designed in a form of astral nebulosity. The synth multiplies Inuit songs on a bank of percussive effects borrowed from the universe of the psybient. No snowflake effects here! Just a gentle rhythm which emerges and gradually turns into a very good down-tempo more lively than morphic. A voice of goddess whispers sweetness to our ears on this structure which preserves a certain homogeneity with a small purely ambient break with wandering chords in search of its original beat. It's very good and I hear effects unique to the signature of Axel Stupplich here. I'm told that it's also very Café Del Mar! In this vein, "Pure Obsession" follows with a good Chill Out quite dynamic. The rhythm wanders at the gates of Morpheus with a rhythm of plumb which is nourished by the essential vitamins of EM. These sound effects and other percussive chords feed well a pace which accelerates a bit more. The title-track is a beautiful slow-tempo that brings us to the cosmos. The movement is slow and well framed by a melody which floats like blue ink stains whose ripples are propelled by invisible impulses. The progression of "Seashore" is pure candy for the ears with an accentuated rhythm and a still better-defined melody in a sumptuous electronic decoration. And all this arrangement gives us a serious thrill, so much its intense and poignant. "La Luna" follows a bit with the vibes of "Seashore", but in a slightly more vigorous approach. A kind of mid-tempo with a mesh of bass pulsations and percussions, while vocal and reverb effects of guitar and keyboard chords add a melodic appeal already implanted by a melancholic piano. "Tranquility Base" is another down-tempo that is also in Chill Out mode with its good heavy percussions. The melody is lunar and its decor cosmic. Everything is rendered accurately. "In Orbit" ends this last opus of Axess with a chant of charm conceived on a battle between 6 chords and 4 others which return in series but in a more random approach. And all of this screw us a beautiful earworm in a vision of the most ethereal. At first, these chords tinkle in the colors of the prism. Subsequently, they fly and dance on a heavy and resistant down-tempo with a rumbling rhythmic membrane. The effects of echo and this series of sequenced ritornello which charm relentlessly lead us undeniably to rewind this title in this last album by Axel Axess Stupplich.
Nothing striking nor progressive, “Seashore” is a collection of 7 titles with moods as light as the rhythm structures that animate them. It's beautiful, that's sure, catchy and easy to tame, no doubt about it. There are poignant moments and beautiful musical itches on this album whose only flaw is to be too beautiful and very accessible. It's time to sit comfortably and drift on the 71 beautiful minutes where the scents of Axel and of Pyramid Peak are not really far from this “Seashore”.
Sylvain Lupari (December 3rd, 2018) *****

Available at Spheric Music
                                 CHRONIQUE en FRANÇAIS

Lorsque le label Spheric Music annonçait cet été qu'un nouvel album d'Axess était prévu pour l'automne, cette nouvelle avait réjoui plusieurs amateurs du style Berlin School. Et c'est tout à fait normal puisqu'Axel Stupplich, que ce soit avec Pyramid Peak, Pyramaxx ou avec Axess, manie le style Berlin School avec une superbe vision autant rythmique que mélodique. Mais voilà, après le secret éventé on apprenait que “Seashore” était orienté vers un style Chill Out dans le genre Mind Over Matter (sic!) ou encore Café Del Mar. Mind Over Matter? Ça va! Café Del Mar? Je ne suis plus vraiment certain d'avoir des affinités avec ce genre…Sauf qu'après quelques écoutes, qui ont coulées tellement aisément, je suis tombé sous les charmes de ce dernier album d'Axess qui, effectivement, surfe sur la musique d'ambiances genre Café Del Mar. Plus même que sur celles de M.O.M. dont je n'ai pas trouvé de parfums prépondérants ici. En fait, “Seashore” flirte avec les ambiances de Food For Fantasy et de Robert Schroeder.

L'introduction de "Olympus Mons" fait plutôt Berlin School/New Age avec des cognements qui tintent dans des brumes azurées. Le tic-tac est un ballant rythmique qui étire sa présence alors que les ambiances s'épaississent avec une vision toujours onirique. Les introductions, comme les finales, de “Seashore” sont conformes avec les moments évolutifs, comme régressifs, des lentes étreintes musicales de la MÉ. Une ligne de basse rampe langoureusement dans ce décor où le carillon des tintements enivre nos attentes. Des percussions s'arriment à cette approche autour de la 3ième minute, coulant le rythme de "Olympus Mons" dans un bon down-tempo orné de décorations lunaires. Le rythme s'emballe? Pas vraiment! Il coule avec une douce vélocité, choisissant plutôt de séduire à la 1ière écoute que d'enchanter sur du long terme… La force, et aussi la faiblesse, de “Seashore”. Bien que je ne voie aucun rapport avec la signification de son titre, "Snowflakes" propose un rythme plus entrainant mais tout aussi mou. Avant nous avons droit à un bon 2 minutes d'introduction conçue dans une forme de nébulosité astrale. Le synthé multiplie des chants inuits sur une banquise d'effets percussifs emprunté à l'univers du psybient. Pas d'effets de flocons de neige ici! Juste un rythme doux qui émerge et se transforme peu à peu en un très bon down-tempo plus animé que morphique. Une voix de déesse murmure des douceurs à nos oreilles sur cette structure qui préserve une certaine homogénéité avec un petit break purement ambiant où errent des accords à la recherche de son beat original. C'est très beau et j'entends des effets uniques à la signature d'Axel Stupplich ici. On me dit que ça fait aussi très Café Del Mar! D'ailleurs "Pure Obsession" suit avec un bon Chill Out assez dynamique. Le rythme erre aux portes de Morphée avec un tempo de plomb qui est nourrit des vitamines essentielles de la MÉ. Ces effets sonores et autres accords percussifs alimentent bien une cadence qui accélère un peu le pas. La pièce-titre est un très beau slow-tempo qui nous amène dans le cosmos. Le mouvement est lent et bien encadré par une mélodie qui flotte comme des tâches d'encre bleu dont les ondulations sont propulsées par des impulsions invisibles. La progression de "Seashore" est du pur bonbon pour les oreilles avec un rythme accentué et une mélodie encore mieux définie dans un somptueux décor électronique. Et tout cet agencement nous donne un sérieux frisson, tant c'est intense et poignant. "La Luna" suit en respectant un peu les ambiances de "Seashore", mais dans une approche un peu plus vigoureuse. Genre mid-tempo avec un maillage de basses pulsations et de percussions alors que des effets de voix et de réverbérations dans les accords de guitare et de clavier ajoutent un attrait mélodique déjà implanté par un piano mélancolique. "Tranquility Base" est un autre down-tempo qui est aussi en mode Chill Out avec de bonnes percussions un peu lourdes. La mélodie est lunaire et son décor cosmique. Et le tout est rendu avec justesse. "In Orbit" termine ce dernier opus d'Axess avec un chant de charme conçu sur une bataille entre 6 accords et 4 autres qui reviennent en série mais dans une approche plus aléatoire. Et le tout nous visse un superbe ver-d'oreille dans une vision des plus éthérées. Au début, ces accords tintent dans les couleurs du prisme. Par la suite, ils volent et dansent sur un down-tempo lourd et résistant avec une membrane rythmique qui gronde. Les effets d'écho et cette suite de ritournelle séquencée qui charme sans relâche nous amène indéniablement à reculer d'un titre ce dernier album d'Axel Axess Stupplich.
Rien de percutant ni de progressif, “Seashore” est une collection de 7 titres aux ambiances aussi légères que les structures de rythme qui les animent. C'est beau, ça c'est certain, accrocheur et facile à apprivoiser, aucun doute là-dessus. Il y a des moments poignants et de très beaux vers d'oreille sur cet album dont le seul défaut est d'être trop beau et très accessible. C’est le temps de s’assoir confortablement et de dériver sur 71 belles minutes où les parfums d'Axel et de Pyramid Peak ne sont pas vraiment loin de ce “Seashore”.

Sylvain Lupari 03/12/18

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