mercredi 5 décembre 2018

ALLUSTE: Quantum Atmospheres (2018)

“Quantum Atmospheres is a true little bombshell of charms and daring, this collection of 8 tracks offers a wide range of music styles from  Psybient moods to solid New Berlin School”

1 Diamond Defects 6:26
2 Breaking Symmetries 11:07
3 Fundamental Symmetries 5:46
4 Runchana Theme (album version) 6:24
5 Secrets of Matter 6:16
6 Quantum Atmospheres 9:43
7 Zone of Influence 6:37
8 Time Crystal 6:35

Alluste Music (DDL 58:57)
(Retro & Neo Berlin Schools)
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 **Chronique en français plus bas**
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Who follows Alluste's career since the release of Constellation in 2008 already had knowledge of the immense potential of the Italian synthesist. And from album to album, this intuition became a certainty. Evolving constantly within its parameters; at the level of time, knowledge and equipment, Piero Monachello offered albums where beautiful musical pearls slept. If Tunnels in Time-Space stigmatized his place among the elite of EM, “Quantum Atmospheres” goes even further by becoming the absolute album of Alluste. A true little bombshell of charms and daring, this collection of 8 tracks offers a wide range of music with Piero Monachello as a weaver of ear worm who plunges into the Psybient moods while keeping the course on the New Berlin School that he knew brilliantly how to preserve it in an evolutionary approach.
A series of fragile arpeggios which tinkle with an eroded glass tone opens up the delightful ambient ballet of "Diamond Defects". Imperfect, this sequence-based ritornello spins in staggering. Attempting to cling to the mists, she evaporates candidly to make room for a melody that turns into solos of a synth as melancholy as those notes that have already replaced her. Despite an increasingly steady pulse that has been grafted in it slyly, the structure of "Diamond Defects" remains ambient, preferring to enrich our ears than to move our legs. Ambient and melodiously mysterious, "Breaking Symmetries" is my first blow-of-heart! The nebulous haze is at the rendezvous. And its mysterious breezes cover an intro where is waking up a synth line woven in fine astral undulations. Noises light out a psybient ambience while a muffled pulsation animates a slow and constant rhythm. Felted percussive effects are popping up everywhere, while another line emerges with some delicious stellar kickings. It's like seeing the signs of the Zodiac clashing in the interstellar nothingness. The echo responds to this rhythm that needs all these effects to survive. The mist thickens, becoming almost lyrical, while clatters get in and another line of sequences stigmatizes a rhythmic melody which rings with resonant clarity in the seraphic thin lines of voices. A fascinating title inspired by this fusion Psybient and Berlin School from the Belgian School's recent outbreak.
It's in this creative sonic scheme that the 59 minutes of “Quantum Atmospheres” take place. If the title of this album suggests any link with the last direction of Tangerine Dream, it is with "Fundamental Symmetries" that we notice it first. The sequencer adopts these delicious dislocated movements of Chris Franke and the percussions structure an electronic rock very close to the last years of the Dream. Ditto for "Runchana Theme (Album Version)", an ambient ballad, offered on free download since last October here,  nestled in a nest of sequences teeming with static spasms. This melodious approach is full of effects and riffs that cannot deny the influences of Tangerine Dream on Piero Monachello. "Secrets of Matter" stays in the same vein with a ballet of slowly spinning sequences, while the melody comes and goes in an approach reminiscent of the mysteries of Wavelength or Near Dark. The title-track is my second favorite with frivolous sequences that dance taps in the warm resonance of a line of bass pulsations. Voice effects add a surreal dimension to this fascinating rhythmic structure that trades its indiscipline for a more melodic approach. The synth pours harmonic solos with a hoarse tint, adding to mysticism in a fairly Vangelis structural setting. The movement is developing its 10 minutes with an evolutionary approach, including a more incisive pace that plays sneakily with our appetite for a creative sequencer. And the Italian synth wizard responds clearly to this appetite. Two lines intersect their rhythmic visions under a sky cracked by lines with metallic tones, the galloping and bouncing cadence of "Zone of Influence" is in the purest Alluste tradition. "Time Crystal" finishes his quite solid last opus in a very Moonbooter mold. The melody is catchy and poignant. She weaves her imposing earworm on an ambient Techno structure with a breathtaking finale. Yes, this is Alluste's best album who has no fear of getting out of his comfort zone with this “Quantum Atmospheres”.
Sylvain Lupari (December 5th, 2018) ****¼*

synth&sequences.com
Available on Alluste Bandcamp
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                                 CHRONIQUE en FRANÇAIS
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Qui suit la carrière d'Alluste depuis la parution de Constellation en 2008 connaissait déjà l'immense potentiel du synthésiste Italien. Et d'album en album, cette intuition devenait une certitude. Évoluant constamment à l'intérieur de ses paramètres; tant au niveau temps, connaissance et équipements, Piero Monachello offrait des albums où dormaient de belles petites perles musicales. Si Tunnels in Time-Space stigmatisait sa place parmi l'élite de la MÉ, “Quantum Atmospheres” va encore plus loin en devenant l'album absolu d'Alluste. Véritable petite bombe de charmes et d'audace, cette collection de 8 titres propose un large éventail musical avec un Piero Monachello tisseur de ver d'oreille qui plonge dans le psybient tout en gardant le cap sur le New Berlin School qu'il a su brillement conservé dans une approche évolutive.
Une série d'arpèges fragiles qui tintent avec une tonalité de verre érodé ouvre le délicieux ballet ambiant de "Diamond Defects". Imparfaite, cette ritournelle séquencée tournoie en titubant. Tentant de s'accrocher aux brumes, elle s'évapore candidement pour laisser la place à une mélodie qui se transforme en solos d'un synthé aussi mélancolique que ces notes qui ont déjà remplacé la ritournelle. Malgré une pulsation de plus en plus soutenue qui s'est greffé sournoisement, la structure de "Diamond Defects" reste ambiante, préférant enrichir nos oreilles que faire bouger nos jambes. Ambiant et mélodieusement mystérieuse, "Breaking Symmetries" est mon premier coup de cœur! La brume nébuleuse est au rendez-vous. Et ses souffles mystérieux recouvrent une intro où s'éveille une ligne de synthé tissée dans de fines ondulations astrales. Des bruits allument une ambiance psybient alors qu'une sourde pulsation anime un rythme lent et constant. Des effets percussifs feutrés éclatent un peu partout, tandis qu'une autre ligne émerge en effectuant de savoureuses ruades stellaires. C'est comme voir les signes du Zodiaque s'affronter dans le néant intersidéral. L'écho répond à cette rythmique qui a besoin de tous ces effets pour survivre. La brume s'épaissit, devenant quasiment lyrique, alors que des cliquetis s'invitent et qu'une autre ligne de séquence stigmatise une mélodie rythmique qui tinte avec une clarté résonnante dans des filets de voix séraphiques. Un titre fascinant inspiré de cette fusion Psybient et Berlin School de l'éclosion Belge.
C'est dans ce créatif schéma sonique que se déroule les 59 minutes de “Quantum Atmospheres”. Si le titre de cet album laisse présager un lien quelconque avec la dernière direction de Tangerine Dream, c'est avec "Fundamental Symmetries" qu'on le remarque en premier. Le séquenceur épouse ces délicieux mouvements disloqués de Chris Franke et les percussions structurent un rock électronique très près des dernières années du Dream. Idem pour "Runchana Theme (Album Version)", une ballade ambiante nichée dans un nid de séquences grouillant de spasmes statiques et qui est disponible gratuitement depuis Octobre dernier ici. Cette approche mélodieuse est bourrée d'effets et de riffs qui ne peuvent nier les influences de Tangerine Dream sur Piero Monachello. "Secrets of Matter" reste dans le même genre avec un ballet de séquences qui tournoient lentement, alors que la mélodie va et vient dans une approche qui rappelle un peu les mystères de Wavelength ou encore de Near Dark. La pièce-titre est mon deuxième coup de cœur avec des séquences frivoles qui dansent des claquettes dans les chaudes résonnances d'une ligne de basses pulsations. Des effets de voix ajoutent une dimension surréaliste à cette fascinante structure rythmique qui troque son indiscipline pour une approche plus mélodique. Le synthé verse des solos harmoniques avec une teinte éraillée, ajoutant au mysticisme dans un cadre structurel assez Vangelis. Le mouvement développe bien ses 10 minutes avec une approche évolutive, dont une cadence plus incisive qui joue sournoisement avec notre appétit pour un séquenceur créatif. Et le synthésiste Italien répond sans ambages à cette appétence. Deux lignes entrecroisent leurs visions rythmiques sous un ciel lézardé de lignes aux tonalités métalliques, la cadence galopante et bondissante de "Zone of Influence" est dans la plus pure tradition Alluste. "Time Crystal" termine son solide dernier opus dans un moule très Moonbooter. La mélodie est accrocheuse et poignante. Elle tisse son imposant ver d'oreille sur une structure de Techno ambiant avec une finale à couper le souffle. Oui, le meilleur album d'Alluste qui n'a aucune crainte à sortir de sa zone de confort avec dans ce “Quantum Atmospheres”.

Sylvain Lupari 04/12/18

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