samedi 3 novembre 2018

LENSFLARE: Kyrie Eleison (2018)

Mostly ambient, even within its soft rhythm phases, Kyrie Eleison proposes a daring sound reflexion from Lensflare

1 Kyrie Eleison 48:48
2 Theotòkos 6:00

Lensflare Music (DDL 54:48)
(Ambient with soft beats)
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   **Chronique en français plus bas**
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A slow, gloomy breath comes out of the dark introduction of “Kyrie Eleison”. A religious exclamation or supplication, Kyrie Eleison is considered the last of the prayers before the end. And it's inspired by this liturgical prayer of the Catholic and Orthodox Churches that Lensflare plunges full creativity into a complex musical reflection on what he considers to be the last act of humanity, believers or not. And the first 5 minutes of the long title-track brings us right in the heart of this observation of Andrea Lensflare Debbi.

Consisting of several segments, "Kyrie Eleison" exudes the influences of Klaus Schulze, Tangerine Dream and the psychotronic ambiences of Neuronium, all from the vintage years, on Lensflare's compositions. Like this Mellotron and its fluty mist, as well as this immense blanket of a Chthonian choir, which succeeds the apostolic raw breezes of its opening. In fact, its first 13 minutes are focused on changing atmospheres that range from black to translucent, while taking care to develop long lines of gloomy reverberations. Electronic effects, closer to the cosmos than the vaults of monasteries, and keyboard chords in mode spiritual meditation guide these ambiences to a first rhythm segment around the 14th minute. It's by a solitary key which continually leaps into layers of mists engraved with voices absent. Linear or delicately drifting, this rhythm is in the tradition of the old Berlin School flavored with Schulze cosmic tweets and layers of Gregorian voices. The synth provides decorative lines that stand out with spiritual songs while the rhythm remains mechanical, motorik, even with its small nuances which modify its stoic fuss. Five minutes later, "Kyrie Eleison" takes us back to another stage of atmospheres. Apocalyptic vibes this time with very good and percussive sound effects where the synth always cogitates its psalms as coded as evasive. In fact, and if we rely on the mythology of Lensflare, we are either in purgatory or the road to hell. Although heavenly layers can blur these perceptions. Another rhythm structure, brighter this time, implodes a bit after the 28th minute. Fluid and oscillating, the line of sequences sculpts a walk between dunes and plains with slight ascending inclinations. A flute accompanies this very post-vintage Berlin School phase as well as woosh and waash and different colours of lines. Other elements, such as this still incomplete song of the synth and lines that diffuse abrasive and organic radiations, adorn this 2nd rhythmic parade which stretches about 15 minutes still quite quiet before "Kyrie Eleison" erases in a less divided and seraphic finale than its introduction. In a more complex and abundant sound set of esoteric tones, "Theotòkos" takes a bit of the rhythmic guide of the last moments of the long title-track. The Mellotron is very enveloping in this title which concludes Lensflare's 5th album in 2018.
An album that proves that the Italian artist still had beautiful things to explain and which should surely please fans of Neuronium, Klaus Schulze and Tangerine Dream.
Sylvain Lupari (November 11th, 2018) ***½**

synth&sequences.com
Available on Lensflare's Bandcamp
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                                          CHRONIQUE en FRANÇAIS
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Une lente respiration glauque sort de la ténébreuse introduction de “Kyrie Eleison”. Exclamation ou supplication religieuse, Kyrie Eleison est considéré comme la dernière des prières avant la fin. Et c'est inspiré par cette prière liturgique des Églises catholique et orthodoxe que Lensflare plonge à pleine créativité dans une complexe réflexion musicale sur ce qu'il considère comme étant le dernier acte de l'humanité, croyant ou non. Et les 5 premières minutes de la longue pièce-titre nous amène en plein cœur de cette observation d'Andrea Lensflare Debbi.

Composé de plusieurs segments, "Kyrie Eleison" respire les influences de Klaus Schulze, Tangerine Dream et des ambiances psychotroniques de Neuronium, des années vintages, sur les compositions de Lensflare. Comme ce Mellotron et sa brume flûtée, de même que cette immense nappe de chorale chthonienne, qui succèdent aux râles apostoliques de son ouverture. En fait, ses 13 premières minutes sont concentrées sur des ambiances en mutation qui vont du noir au translucide, tout en prenant soin d'élaborer de longues lignes de réverbérations lugubres. Des effets électroniques, plus près du cosmos que des voutes de monastères, et des accords de clavier en mode recueillement guident ces ambiances vers un premier segment de rythme autour de la 14ième minute. C'est un ion solitaire qui saute continuellement dans des nappes de brumes burinées de voix absentes. Linéaire ou délicatement dérivant, ce rythme est dans la tradition du vieux Berlin School aromatisé de gazouillis cosmiques à la Schulze et de nappes de voix grégoriennes. Le synthé fournit des lignes décoratrices qui ressortent en chants spirituels tandis que le rythme reste mécanique, motorique, même avec ses petites nuances qui modifient son tapage stoïque. Cinq minutes plus loin, "Kyrie Eleison" nous ramène à une autre étape d'ambiances. Des ambiances apocalyptiques avec de très bons et percutants effets sonores où le synthé cogite toujours ses psaumes aussi codés qu'évasif. En fait, et si on se fie à la mythologie de Lensflare, nous sommes soit dans le purgatoire ou la route vers les enfers. Quoique des nappes célestes peuvent brouiller ces perceptions. Une autre structure de rythme, plus vive cette fois-ci, implose un peu après la 28ième minute. Fluide et oscillante, la ligne de séquences sculpte une promenade entre dunes et plaines avec de légères inclinations ascendantes. Une flûte accompagne cette phase très Berlin School post-vintage ainsi que des woosh et des waash et des nappes de voix. D'autres éléments, comme ce chant toujours incomplet du synthé et des lignes qui diffusent des rayonnements abrasifs et organiques, ornent cette 2ième parade rythmique qui s'étire sur une 15zaine de minutes tout de même assez tranquilles avant que "Kyrie Eleison" ne s'efface dans une finale moins divisée et plus séraphique que son introduction. Dans un décor sonore plus complexe et foisonnant de tonalités ésotériques, "Theotòkos" emprunte un peu le guide rythmique des derniers instants de la longue pièce-titre. Le Mellotron est très enveloppant dans ce titre qui conclut ce 5ième album de Lensflare en 2018.
Un album qui prouve que l'artiste italien avait encore de belles choses à expliquer et qui devrait plaire assurément aux amateurs de Neuronium, Klaus Schulze et Tangerine Dream.

Sylvain Lupari 3/11/18

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