samedi 27 octobre 2018

WOLFGANG NACHAHMER: Eiszeit (2018)

 “Wonderful EM in a pure Berlin School style”
1 Hermes 4:28
2 Monotaur 5:28
3 Zaubertrank 5:35
4 Eiszeit 4:32
5 Es gibt keine mehr 13:30
6 Kirlian 5:01
7 Die einsamen Schatten 3:46
8 Der Mothmann 6:03

SynGate CD-R WN02 (DDL/CD-R 48:24)
(Berlin School)
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   **Chronique en français plus bas**
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We still don't know who Wolfgang Nachahmer is! And yet, the secret was to be unveiled at the E-Live 2017, after the release of Hexenkessel. A year after this album, and the E.P. Schattenjäger, the secret remains whole! I hesitate between Peter Baumann and Harald Grosskopf, since the music and style of these two musicians are ubiquitous in this “Eiszeit”. A little more, I would say, than in Hexenkessel. But whatever! Wolfgang Nachahmer pays a treat to our ears with a delicious big 48-minute of vintage Berlin School EM where the rhythms, boned out of some riffs, parade with their circular skeletons under a sonic sky brimming with beautiful effects and synth solos as much agile than very melodious.
"Hermes" galvanizes our ears with lively rhythmic kicking from a sequencer as agile as a hare in pursuit of its female. Crazy of electronic beats that I am, I am not yet over my surprises here. The synth injects very vintage harmonic perfumes, I think of Earthstar and sometimes even Adelbert von Deyen, with an approach where synth's multiline spread echoes and other effects of prismed mists. And it's the same for the rhythmic pattern which juxtaposes its lines of sequences in a form of union between Chris Franke and Peter Baumann. My suspicions become filled of doubts with the introduction of "Monotaur" and its effects of misty Zombies voices a la Binar. This catchy title is set on a hypnotic rhythm with a circular approach rather like Düsseldorf School where a flop of sound effects, flirting with the borders of psychedelia, and solos that spin like pretzels refusing to close the loop but preferring to evaporate with the multiple sound effects, sometimes harmonic ones, of "Monotaur". Yes ... Very catchy! As will become "Zaubertrank" which hatches with a wave scrolling like a jerky kaleidoscopic thin line. Still very beautiful, the Mellotron launches harmonic lines, tinted of a misty flute, which undeniably recall the very virginal music of Peter Baumann in Trans Harmonic Nights. If the approaches of rhythms without definite forms but catchy, sometimes for the fingers, sometimes the feet and often the neurons, are almost similar, the ambiences on "Zaubertrank" are more pull towards the zones of beyond the grave with layers of mist and Chthonian voices. The envelope is also more vintage.
Speaking from beyond the grave, the ambiences of the title-piece drag us along without resisting. Do you remember the movie Phantasm? We are here! Evolutionary title well installed on a sequencer in mode Berlin School ascending loops, like a train which rolls while performing spirals, "Es gibt keine mehr" goes like a complex remix of Force Majeure to which we add ingredients of the Exit album. The synth solos remain very melodious and fly over the course of this rhythmic train where murmurs, guitar riffs and the effects of flutes blown by a slightly damaged blowgun are grafted. The piano and the Mellotron add a fascinating dimension to the unrealism of a structure that likes to decompose itself in these flavors of Tangerine Dream and especially of Edgar Froese. As good as bold! After an intro forged in synthesized tinklings, "Kirlian" explodes for another phase of an electronic rock and non-rock fed by synth solos that light a very Schulze mood of the 70's. At 5 minutes, we want more! After the lunar interlude of "Die einsamen Schatten", "Der Mothmann" arrives nervously in our ears. Whispers (tchop-tchap-tchop) and nervous arpeggios follow the shape of our eardrums with its half-amphibian and half-astronomical structure. The arpeggios flow with series of sequences whose semicircles feed on these synth-keyboard riffs while the rhythm gradually adopts an electronic rock stuffed of good synth solos. And as additional tonal appetizers, Wolfgang's imitator alleviates the weight of his sequencer by launching bright decorative filaments, witnesses to the abundance of sounds and electronic effects that further embellish the landscapes of “Eiszeit”. Another superb EM album from
SynGate's Wolfgang Nachahmer and his amazing return to the past.
Sylvain Lupari (October 27th, 2018) ****½*

synth&sequences.com
Available at SynGate's Bandcamp
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                                               CHRONIQUE en FRANÇAIS
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On ne sait toujours pas qui est Wolfgang Nachahmer! Et pourtant, le secret devait être dévoilé lors du festival E-Live de 2017, soit après la parution de Hexenkessel. Un an après cet album, et l'E.P. Schattenjäger, le secret reste entier! J'hésite entre Peter Baumann et du Harald Grosskopf, puisque la musique et le style de ces deux musiciens sont drôlement omniprésents dans ce “Eiszeit”. Un peu plus, je dirais, que dans Hexenkessel. Mais peu importe! Wolfgang Nachahmer paye une traite à nos oreilles avec un délicieux gros 48 minutes de MÉ du genre Berlin School vintage où des rythmes, désossés de certains riffs, défilent avec leurs ossatures circulaires sous un ciel sonique bardé de superbes effets et de solos de synthé aussi agiles que très mélodieux.
"Hermes" galvanise nos oreilles avec les vives ruades rythmiques d'un séquenceur aussi agile qu'un lièvre è la poursuite d'une hase. Friand de rythmes électroniques que je suis, je ne suis pourtant pas à bout de mes surprises ici. Le synthé injecte des parfums harmoniques très vintage, je pense à Earthstar et parfois même à Adelbert von Deyen, avec une approche où les multilignes de synthé répandent des échos et autres effets de bruines prismiques. Et c'est idem pour le pattern rythmique qui juxtapose ses lignes de séquences dans une forme d'union entre Chris Franke et Peter Baumann. Mes suspicions deviennent remplies de doutes avec l'introduction de "Monotaur" et ses effets de voix de Zombies brumeuses à la Binar. Ce titre accrocheur est monté sur un rythme hypnotique avec une approche circulaire plutôt du genre Düsseldorf School où s'agrippent une floppée d'effets sonores, qui flirtent avec les frontières du psychédélisme, et des solos qui tournoient comme des bretzels refusant de fermer la boucle mais préférant s'évaporer avec les multiples effets sonores, parfois harmoniques, de "Monotaur". Oui…Très accrocheur! Comme le deviendra "Zaubertrank" qui éclot avec une onde défilant comme un filet kaléidoscopique saccadé. Toujours très beau, le Mellotron lance des filets harmoniques, teintées d'une flûte brumeuse, qui rappellent indéniablement les douceurs très virginales de Peter Baumann dans Trans Harmonic Nights. Si les approches de rythmes sans formes définis mais entraînants, parfois pour les doigts, tantôt les pieds et souvent les neurones, sont presque similaires, les ambiances sur "Zaubertrank" sont plus portées vers les zones d'outre-tombe avec brume et nappe de voix Chthoniennes. L'enveloppe est aussi plus vintage.
Parlant d'outre-tombe, les ambiances de la pièce-titre nous y traînent sans résister. Vous vous souvenez du film Phantasm? On y est ici! Titre évolutif bien installé sur un séquenceur en mode ascension, genre un train qui roule tout en effectuant des spirales, de la Berlin School, "Es gibt keine mehr" se déroule comme un remix complexe de Force Majeure auquel on ajoute des ingrédients de l'album Exit. Les solos de synthé demeurent très mélodieux et survolent le trajet de ce train rythmique où se greffent des murmures, des riffs de guitare et des effets de flûtes soufflés par une sarbacane légèrement abimée. Le piano et le Mellotron ajoutent une fascinante dimension à l'irréalisme d'une structure qui aime se décomposer dans ces saveurs de Tangerine Dream et surtout d'Edgar Froese. Aussi bon qu'audacieux! Après une intro forgée dans des tintements synthétisés, "Kirlian" explose pour une autre phase de rock et pas-rock électronique nourri de solos de synthé qui allument une ambiance très Schulze des années 70. À 5 minutes, on en veut plus! Après le petit intermède lunaire de "Die einsamen Schatten", "Der Mothmann" arrive nerveusement à nos oreilles. Murmures (tchop-tchap-tchop) et arpèges nerveux épousent la forme de nos tympans avec sa structure mi-amphibienne et mi-astronomique. Les arpèges coulent avec des suites de séquences dont les demi-cercles se nourrissent de ces riffs de synthé-clavier alors que graduellement le rythme adopte un rock électronique gavé de bons solos de synthé. Et comme hors-d'œuvres tonales supplémentaires, l'imitateur de Wolfgang allège le poids de son séquenceur en lançant des filaments décoratifs lumineux, témoins de l'abondance de sons et d'effets électroniques qui enjolivent encore plus le paysage de “Eiszeit”. Un autre superbe album de MÉ de
SynGate et de Wolfgang Nachahmer et de son sidérant retour vers le passé.

Sylvain Lupari 27/10/18

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