vendredi 19 octobre 2018

SYNDROMEDA: Eternal Destination (2018)

“This has to be the best album, certainly one of his most accessible, from Syndromeda in years”
1 No Fear of Failure 8:11
2 Purity 11:59
3 Nothingness 9:04
4 Moving In 14:23
5 The Core 15:22
6 Here and There 12:09

SynGate CD-R SS25 (CD-r/DDL 71:11)
(Berlin School a la Syndromeda)
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   **Chronique en français plus bas**
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Sequences imbued of rubbery tones initiate the sharp galloping of "No Fear of Failure". Layers of chthonic choruses are growing as this unbridled rhythm moves away from our ears and returns with force. Plumper arpeggios are grafted on this virulent movement of the sequencer that never stops questioning the meaning of our listening with different tonal colors. Static and furiously stimulating for our neurons, the rhythm continues its approach of acid rock under the flagellations of synth lines whose long gurgles flirt with a psychedelic approach as a post-apocalyptic one. "No Fear of Failure" starts this 31st solo album of Syndromeda, and its 25th on SynGate, with strength and fury. Danny Budts doesn't waste time by instantly capturing the listener's attention with a vivid rhythm, rich in dislocated sequences, and a setting still so close to Dark Ambient's evil roots. Without doubt his best album, and certainly one of the most accessible to me, “Eternal Destination” brings the listener in this world of very specific tones of Syndromeda where the sequences dance like feet of young deer on a frozen pond, or in a delicious incoherence, under the bites and/or the caresses of a synthesist in his clothes of Mr Hyde and Dr Jekyll.
And "Purity" reminds it to us with its introduction sewn into mysticism. Multiple synth lines of are waving and expand circles dominated by darkness and dominate a pulsation whose glaucous tones end up generating these sneaky rhythms of the Syndromeda universe. A clearer sequence hops upstream, awakening this dormant synth which now launches slow anesthetic solos. This is pure Syndromeda flowing here with a heavy intensity of its tonal richness and in its sedentary rhythmic structure where this imprint of John Carpenter's Halloween still can be hear here. "Nothingness" is cast in the same mold, but with a more aphasic slowness. Each Danny Budts' album opens its window into the universe of atmospheres and of esoteric meditation. The long introduction of "Moving In" reminds it to us with its anesthetic organ pads where tries to resist a mute movement from the sequencer. But unlike "The Core" which is just of dark atmospheres, even if a sequence swims to survive, an ambient rhythm where two movements of the sequencer progress against the current leads us to a finale filled with harmonious jingles. For the rest, the soundscape is always of dark vibes with reverberating waves and dusty breezes which float in a dull thud from the underworld. "Here and There" ends “Eternal Destination” with a livelier approach. Less violent than in "No Fear of Failure", the rhythm puts down a vegetative approach in a sound pool filled of star dusts. The resonances of a bass sequence jump in with more energy, drawing these zigzagging rhythms of Berlin School. Syndromeda deploys the arsenal of his synthesizer with multi-lines with reverberation arches and solos as melodious as a song of nightingale engulfed in the interstices of this synth. It's very Edgar Froese, in the clothes of Syndromeda! "Here and There" progresses in these visions of Danny Budts where everything is frozen in eclecticism, both in terms of rhythms and soundscapes.
Available in HQ CD-r, from the SynGate factory, or in downloadable edition, “Eternal Destination” offers over 71 minutes of captivating and intriguing EM that could certainly expand the audience of Syndromeda. The range is wide, and the rhythms dominate more than those soundscapes conceived in the mysticism or this art that Dany Budts possesses to raise the horizons of dark ambient music of a notch. Some very good Syndromeda!
Sylvain Lupari (October 19th, 2018) *****

synth&sequences.com
Available at SynGate Web Shop

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                                               CHRONIQUE en FRANÇAIS
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Des séquences imbibées de tonalités caoutchouteuses initient le vif galop de "No Fear of Failure". Des nappes de chœurs chthoniens grossissent à mesure que ce rythme débridé s'éloigne de nos oreilles et revient toujours avec force. Des arpèges grassouillets se greffent à ce virulent mouvement du séquenceur qui n'arrête jamais d'interroger le sens de notre écoute avec différentes couleurs tonales. Statique et furieusement entraînant pour les neurones, le rythme poursuit son approche de rock acide sous les flagellations de lignes de synthés dont les longs gargouillements flirtent avec une approche autant psychédélique que post apocalyptique. "No Fear of Failure" amorce ce 31ième album solo de Syndromeda, et son 25ième chez SynGate, avec force et fureur. Danny Budts ne perd pas de temps à capter instantanément l'attention de l'auditeur avec un rythme vif, riche en séquences disloquées, et un décor toujours aussi près des racines maléfiques du Dark Ambient. Sans aucun doute son meilleur album, et certainement l'un des plus accessibles selon moi, “Eternal Destination” amène l'auditeur dans ce monde de tonalités très particulières de Syndromeda où les séquences dansent comme des pieds de jeunes cerfs sur un étang glacé, ou encore dans une délicieuse incohésion, sous les morsures et/ou les caresses d'un synthésiste dans ses habits de Mr Hyde et Dr Jekyll.
Et "Purity" nous le rappelle avec son introduction cousue dans le mysticisme. De multiples lignes de synthé ondoient et élargissent des cercles dominés par la noirceur et qui dominent une pulsation dont les tonalités glauques finissent par engendrer ces rythmes sournois de l'univers Syndromeda. Une séquence plus limpide sautille en amont, éveillant ce synthé dormant qui lance maintenant de lents solos anesthésiants. C'est du pur Syndromeda qui coule ici avec une intensité lourde de sa richesse tonale et de sa structure rythmique sédentaire où traine toujours cette empreinte de John Carpenter dans Halloween. "Nothingness" est coulé dans le même moule, mais avec une lenteur plus aphasique. Chaque album de Danny Budts ouvre sa fenêtre dans l'univers d'ambiances et de méditation ésotérique. La longue introduction de "Moving In" nous le rappelle avec ses nappes d'orgue anesthésiantes où tente de résister un mouvement du séquenceur. Mais contrairement à "The Core" qui est juste d'ambiances, même si une séquence nage afin de survivre, un rythme ambiant où deux mouvements du séquenceur progressent à contre-courant nous amène vers une finale remplie de tintements harmonieux. Pour le reste, le décor est toujours d'ambiances noires avec des ondes réverbérantes et des souffles poussiéreux qui flottent dans un sourd tintamarre venant des enfers. "Here and There" termine “Eternal Destination” avec une approche plus animée. Moins violent que dans "No Fear of Failure", le rythme couche une approche végétative dans un bassin sonore rempli de poussières d'étoiles. Les résonnements d'une basse séquence sautillent dans avec plus d'entrain, dessinant ces rythmes zigzagants de la Berlin School. Syndromeda déploie l'arsenal de son synthétiseur avec des multi lignes aux arcs de réverbérations et des solos aussi mélodieux qu'un chant de rossignol englouti dans les interstices de ce synthé. Ça fait très Edgar Froese, dans les habits de Syndromeda! "Here and There" progresse dans ces visions de Danny Budts où tout est figé dans l'éclectisme, tant au niveau des rythmes que du décor de ses ambiances.
Disponible en format CD-r de l'usine SynGate ou en format téléchargeable, “Eternal Destination” propose plus de 71 minutes de MÉ à la fois captivante et intrigante qui pourrait certainement élargir le public de Syndromeda. L'éventail est large et les rythmes dominent plus que ces ambiances conçues dans le mysticisme ou cet art que possède Dany Budts pour relever d'un cran les horizons de la musique ambiante ténébreuse. Du très bon Syndromeda!

Sylvain Lupari 19/10/18

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