lundi 8 octobre 2018

NORD: Whispers (2018)

“That's has to be Nord's oddest album to date, but it still has those fascinating moves and moments in some dense paranormal vibes”
1 Whispers Part 1; Do You Want to Know a Secret? 19:12
2 Whispers Part 2; Hypnos 16:52
3 Shadows 9:43
4 Whispers Part 3; It Was Just a Dream 12:58

Nord Music (DDL 58:46)
(Berlin School)
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 **Chronique en français plus bas**
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What's going on under this very vintage artwork? We are a little far from the air of California with this sweet face that seems to whisper the music of Nord in another light. We had a right to questioning since the Romanian synthesist liked to present progressive rock within the Berliner parameters just a few months ago. An incursion into the Californian style of the 60's and 70's? None of that in this “Whispers” which is a literally strange album, as if the whole Nord's universe was now focused on paranormal or on science fiction.

"Do You Want to Know a Secret?" starts this last offering of Sztakics István Attila with this ascendant rhythm movement typical of the Berlin School ambient genre. The sequencer frees this line of rhythm that goes up and down, stumbles and gets up in a sound mass stuffed with slow effects of reverberations and orchestrations where wander some solos of synth well scattered in this universe of ether and melancholy. At times, the orchestrations become large sonic wings that engulf us in a more sibylline than lyrical universe. In fact, the secret would be keep silent by entities of a parallel universe that I would believe it, so much it's nebulous and always in sepulchral mode. Strident solos and grave chords guide us to Part 2 where "Do You Want to Know a Secret?" releases its secret by the mean of a big electronic rock of 5 minutes before the music returns to the habitats of its introduction. The music in “Whispers” changes direction more often that it has to, within its 4 tracks, touching even a chaos and a din that always finds the essence of its roots. And "Hypnos" has nothing like of the ambient music that one would have thought. The rhythm is lively and surrounded by the spectral songs of the synth and its solos. The sequences are keen and undisciplined, structuring this rhythm of acid rock that whirls in the same direction as the spectral songs and the spirals of the synth and its effects tributary of its vision of beyond the world or invasions of bad aliens. Calmer and more in hypnotizing Berlin School mode, the second part takes us into these whisperings that often don't serve the cause of a music designed for a film by John Carpenter.
"Shadows" always stays in this envelope of a world beyond the grave with an introduction full of Vangelis synth effects and other effects that mix elements of fear and of EM. A sequence flickers behind this wall of dramatic effects with a synth and its twirling solos just like they were absorbed by a cyclone eye. Another sequence begins its surreal dance with a continuous beat that kicks in the spot, bringing "Shadows" into a short rhythmic escapade that didn't need it, so much the stationary rhythmic decor and the sonic graffiti of a synth and its solos contorted like an acrobat from the Cirque du Soleil restrain its vigor. "It Was Just a Dream" remains the most consistent title of “Whispers”. Imaged in the futuristic structures of Vangelis, its introduction combines softness and rigor with nice arpeggios floating in those allegorical mists. A beautiful piano sings with the weeping effects of the synth, forging a beautiful structure of intense melancholy. I would have liked it to remain as it is, because it does very Bernd Kistenmacher too, but the sequencer decides otherwise around the 4th minute. Carrying the last vestiges of this nostalgic dawn, it brings "It Was Just a Dream" to a fascinating electronic rock where the symphonic portion of its introduction throws its fractions in a beautiful rhythmic spiral that is more musical, and more surprising, than that of "Hypnos". Except that in the end, "It Was Just a Dream" concludes an album that is also at the height of its permutation towards this astonishing universe of discord as well as cohesion which structures the 60 minutes of “Whispers”.
Sylvain Lupari (October 8th, 2018) *****
synth&sequences.com
Available at Nord Bandcamp

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                                          CHRONIQUE en FRANÇAIS
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Que se passe-t-il sous cette pochette très vintage? Nous sommes un peu loin des airs de la Californie avec ce doux visage qui semble nous chuchoter la musique de Nord sous un autre jour. On avait un peu de quoi s'interroger puisque le synthésiste Roumain aimait bien nous présenter du rock progressif à l'intérieur des paramètres Berliner il y a quelques mois à peine. Une incursion dans le style Californien des années 60-70? Rien de cela dans ce “Whispers” qui est un album littéralement étrange, un peu comme si l'univers tout entier de Nord se concentrait maintenant sur le paranormal ou encore sur la science-fiction.
"Do You Want to Know a Secret?" débute cette dernière offrande de Sztakics István Attila  avec ce mouvement de rythmes ascensionnel typique au genre Berlin School ambiant. Le séquenceur libère cette ligne de rythme qui monte et descends, trébuche et se relève dans une masse sonore bourrée de lents effets de réverbérations et d'orchestrations où errent quelques solos de synthé bien éparpillés dans cet univers d'éther et de mélancolie. Par moments, les orchestrations deviennent de grandes ailes sonores qui nous engloutissent dans un univers plus sibyllin que lyrique. En fait, le secret serait tu par des entités d'un univers parallèle que j'y croirais, tant c'est nébuleux et toujours en mode sépulcral. Les solos acuités et des accords graves nous guident vers la 2ième partie où "Do You Want to Know a Secret?" libère son secret dans un gros rock électronique de 5 minutes avant que la musique ne revienne dans les habitats de son introduction. La musique dans “Whispers” change de directions plus souvent qu'à son tour à l'intérieur de ses 4 titres, frôlant même un chaos et du tintamarre qui retrouve toujours l'essence de ses racines. Et "Hypnos" n'a rien des allures de musique ambiante que l'on aurait pensé. Le rythme est vif et cerné dans les chants spectraux du synthé et de ses solos. Les séquences sont vives et indisciplinées structurant ce rythme de rock acide qui tournoie dans le même sens que les chants spectraux et les spirales du synthé et de ses effets tributaires de sa vision d'outre-monde ou d'invasion d'extra-terrestres méchants. Plus calme et plus en mode Berlin School hypnotisant, la 2ième partie nous entraîne dans ces chuchotements qui souvent ne servent pas la cause d'une musique conçue pour un film de John Carpenter.
"Shadows" reste toujours dans cette enveloppe d'outre-monde avec une introduction bourrée d'effets de synthé Vangelis et d'autres effets qui mixent éléments de peur et électroniques. Une séquence scintille derrière cette muraille d'effets dramatiques avec un synthé et ses solos virevoltants comme étant absorbés par un œil de cyclone. Une autre séquence débute sa danse surréelle avec un battement continu qui trépigne vivement sur place, amenant "Shadows" dans une courte escapade rythmique qui en n'avait nullement besoin tant le décor rythmique stationnaire et les graffitis soniques d'un synthé et ses solos aussi contorsionnés qu'un acrobatique du Cirque du Soleil, restreignent sa vigueur. "It Was Just a Dream" reste le titre le plus cohérent de “Whispers”. Imagée dans les structures futuristes de Vangelis, l'introduction allie douceur et rigueur avec de beaux arpèges flottant dans ces brumes allégoriques. Un très beau piano chante avec les effets pleureurs du synthé, forgeant une belle structure de mélancolie très intense. J'aurais aimé que ça reste tel quel, car ça fait très Bernd Kistenmacher aussi, mais le séquenceur en décide autrement autour de la 4ième minute. Transportant les derniers vestiges de cette aubade nostalgique, il amène "It Was Just a Dream" vers un fascinant rock électronique où la portion symphonique de son introduction lance ses fractions dans une belle spirale rythmique qui est plus musicale, et plus étonnante, que celle de "Hypnos". Sauf qu'au final, "It Was Just a Dream" conclut un album qui est aussi à la hauteur de sa permutation vers l'étonnant univers de discorde autant que de cohésion qui structure les 60 minutes de “Whispers” dans l'absolu improbable. 

Sylvain Lupari 08/10/18

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