lundi 22 octobre 2018

DIGITAL HORIZONS: Kaleidoscape (2018)

“Good solid E-Rock in too much variable structures, Kaleidoscape is on the other hand the best from Digital Horizons that I've heard”
1 The Infinity Mirror (First Parallel) 7:37
2 kaleidoscape1 8:24
3 kaleidoscape2 5:17
4 kaleidoscape3 4:54
5 The Infinity Mirror (Second Parallel) 9:29

Digital Horizons Music (DDL 35:41)
(Berlin School, E-Rock)
==================================
   **Chronique en français plus bas**
==================================
Passed in a blink of the eye between Pegasus (30 Years of Digital Horizons) and Polarize, “Kaleidoscape” offers another great collection of titles that should expand Justin Ludford's fan base again. And by ricochet the one of Digital Horizons. The music is very energizing and offers contagious rhythms, even in these multiple mutations that require a greater tolerance in the listener. It's some good electronic rock mounted on nervous sequences and lurking in a sound fauna where Tangerine Dream of the late Virgin years and Jean-Michel Jarre, Revolutions' era, chew our ears dumbfounded by some solid electronic rock ... more than once.
"The Infinity Mirror (First Parallel)" initiates this tonal bloom with a line woven in twists which gurgles a dialect full of sleet. Chords and other sequences adorn this dance of sound slugs, while a strange musical veil fills a décor whose borders between the organic and the inorganic gets melt with wonder up until a line of bass makes its sensuality undulate. When the percussion falls, the structure is endowed with a line of sequences that loses its stroboscopic vision in the pecking of wooden castanets dancing on this rhythm where Groove and Funk move away from a solid electronic rock. In constant excitement, the 7:37 minutes of "The Infinity Mirror (First Parallel)" lug its music between Berlin School, Funk, Groove and electronic rock. It's a bit much for 7 minutes, but it's the world of Justin Ludford and our ears will appreciate the musicality behind his structures. It's however very different with the 3 parts of the title-track. Each part is independent and offers its electronic rock structure which plots in the bosom of Berlin School. The first half of "kaleidoscape1" is in ambient mode in a lush setting that is quite close to the Tangerine Dream genre of the Jive years. Covered with frost, sequences shiver while others perform tap dance before dragging the structure into a good electronic rock a la TD style. "kaleidoscape2" plunges us all into a world of rhythm drawn by the waves of oscillations which undulate beneath the layers of a seraphic choir. There are good percussive effects quite attractive on this title. "kaleidoscape3" is a big electronic rock scented with influences from a heavy and incisive Jarre. This is the catchiest title of “Kaleidoscape”. The long title of this E.P., "The Infinity Mirror (Second Parallel)" suffers a little of the same problem of disparity within its permutation phases. Everything changes too fast in relation to time, but there are very good moments, in fact the first 8 minutes… Its introduction is pushed by the cries of alarm from a synth in mode alert, and an amalgam of undulating sequences grafted of percussive effects and clatters of a skeleton on drugs. A fat rubbery sequence gobbles up this timorous pace attempt, pushing these elements into a heavy, boosted electronic rock with a tonal flora as seductive as softening for the few wax deposits in the ears. It's very catchy and it's also a pity that the final stretches into din spasms which are taken away a small part of its charms. But in the end, “Kaleidoscape” is without a doubt the best from Digital Horizons that I've heard.
Sylvain Lupari (October 22nd, 2018) *****

synth&sequences.com
Available at Digital Horizons' Bandcamp
===============================================================================
                                               CHRONIQUE en FRANÇAIS
===============================================================================

Passé en coup de vent entre Pegasus - 30 Years of Digital Horizons et Polarize, “Kaleidoscape” propose une autre belle collection de titres qui devraient élargir à nouveau le bassin de fans du projet de Justin Ludford; Digital Horizons. La musique est très énergisante et propose des rythmes contagieux, même dans ces multiples mutations qui demandent une plus grande tolérance chez l'auditeur. C'est du bon rock électronique monté sur des séquences nerveuses et tapi dans une faune sonore où Tangerine Dream de la fin des années Virgin et Jean-Michel Jarre, période Révolutions, mastiquent nos oreilles médusées par du solide rock électronique…à plus d'un endroit.
"The Infinity Mirror (First Parallel)" amorce cette floraison tonale avec une ligne tissée dans des torsades qui gargouillent un dialecte plein de grésil. Des accords et d'autres séquences ornent cette danse de limaces sonores, alors qu'un étrange voile musical emplie un décor dont les frontières entre l'organique et l'inorganique fusionnent jusqu'à ce qu’une ligne de basse fasse onduler sa sensualité. Lorsque les percussions tombent, la structure se dote d'une ligne de séquences qui étiole sa vision stroboscopique dans les picorements de castagnettes en bois dansant sur ce rythme où le Groove et le Funk l'éloignent d'un solide rock électronique. En constante effervescence, les 7:37 de "The Infinity Mirror (First Parallel)" trimballent sa musique entre du Berlin School, du Funk, Groove et rock électronique. C'est un peu beaucoup pour 7 minutes, mais c'est l'univers de Justin Ludford et nos oreilles vont bien apprécier cette musicalité qui se cache derrière ses structures. C'est en revanche très différent avec les 3 actes de la pièce-titre. Chaque partie est indépendante et offre sa structure de rock électronique qui magouille dans le giron de la Berlin School. La première demie de "kaleidoscape1" est en mode ambiant dans un décor luxuriant qui est assez près du genre Tangerine Dream des années Jive. Couvertes de givres, des séquences grelottent alors que d'autres exécutent une danse de claquettes avant d'entraîner la structure dans un bon rock électronique très TD. "kaleidoscape2" nous plonge tout de go dans un univers de rythme dessiné par des vagues d'oscillations qui ondulent sous les nappes d'une chorale séraphique. Il y a de beaux effets percussifs assez séduisants sur ce titre. "kaleidoscape3" est un gros rock électronique parfumé des influences d'un Jarre lourd et incisif. C'est le titre le plus accrocheur de “Kaleidoscape”. Plus long titre de cet E.P., "The Infinity Mirror (Second Parallel)" souffre un peu du même problème de disparité à l'intérieur de ses phases de permutations. Tout change trop vite par rapport au temps, mais il y a de très bons moments…en fait ses 8 premières minutes Son introduction est poussée par les cris d'alarme d'un synthé en mode alerte et un amalgame de séquences ondulantes greffées d'effets percussifs et de cliquetis d'un squelette sur acide. Une grosse séquence caoutchouteuse gobe cette tentative de rythme timorée, poussant ces éléments dans un lourd rock électronique vitaminé d'une flore tonale aussi séduisante que ramollissante pour les quelques dépôts de cérumen dans les oreilles. C'est très entraînant et c'est aussi dommage que la finale s'étire dans des spasmes tintamarresques qui lui enlèvent une petite partie de ses charmes. Mais au final, “Kaleidoscape” est sans nul doute le meilleur de Digital Horizons que j'ai entendu.

Sylvain Lupari 22/10/18

Aucun commentaire:

Publier un commentaire

Remarque : Seuls les membres de ce blogue sont autorisés à publier des commentaires.