jeudi 4 octobre 2018

ASTRAL SON: Mind's Eyes (2016)

“The music of Mind's Eyes flows on a river of tones where the reflections of old Pink Floyd and of the first Ash Ra Tempel will find the path of your memories”
1 Time for Chance 9:03
2 Brainstorm 4:51
3 The Way 3:38
4 See Your Sel 4:26
5 Dream 6:36
6 Mind's Eye 9:27
7 The Observer 2:19
8 This Trip 3:49
(Cosmic & Vintage Krautrock)
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     **Chronique en français plus bas**
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Leonardo wears several artistic hats. In addition to Leonardo Soundweaver and Son of Ohm, music projects more focused on pure EM, the Dutch musician also likes to flirt with the roots of Krautrock with his other project Astral Son. So in order to unravel it all, here is a review on this album of a versatile artist who has already made 3 albums on Sula Bassana label, Sulatron Records. “Mind's Eyes” is his last one to have landed in the bins at the end of 2016 and offers these ingredients of this psychedelic music of the vintage years with a music more focused on the work of his guitar, while the synths and the organ are busy creating a hallucinogenic ambience of the LSD years and the electronic percussions and the sequencing patterns are creating its lot of equally exciting rhythms, even in the more lunar and introspective phases. I warn you right away; Leonardo sings as much as whispers in a voice sometimes hushed and sometimes more direct. And in order to preserve this intimate setting between Astral Son and the listener, the production offers a very close promiscuity between our ears and the speakers.
"Time for Chance" puts us all in the bath with a heavy and slow rhythm. The introduction challenges my memories with the music of The Doors, for the texture of the moods. The voice is not really aggressive and complete quite the vintage decor of a music that rolls on a good and quite lively line of bass pulsations. The synth scatters quite well its psychotronic effects while the organ is generous in unfolding its layers of ether mist. The title plunges into a simply sublime phase when percussion and percussive effects mistreat this structure that asserts its presence by hosting a very creative guitar with its wah-wah and reverb effects while sculpting long and slender twisted guitar solos. The music is offered in a continuous mosaic of 45 minutes, creating a journey through the ages of Berlin rock. "Brainstorm" follows with a nebulous and almost apocalyptic structure without a precise rhythm, but one always has this effect of spinning in a dense whirlwind. "The Way" is quieter with a distant essence of Pink Floyd's Ummagumma. It's a good psychedelic ambient track with scents of Son of Ohm's latest opus,  Electronic Muse, with a nice organ's strata that lazily drags the structure. "See Your Sel" begins with fragrances from the Middle-East before turning into a psychedelic space rock built on multiple riffs of a six-string which weave a slightly more spasmodic tempo as the finale comes back to sniff the steps of its Genesis. The music, very catchy, flows towards "Dream" which is a very good slow dance with its more electronic sonic coat. This cosmic slow gets heavier and more lively to finally reach an orgasmic effect before deviating on the title-track and its heavy Psychedelic Blues fed on Pink Floyd's essences. Although the guitar is ubiquitous throughout the album, it reaches a climax here by stuffing our ears of good solos whose mixed tones flow in a hypnotizing spiral. We are in this same decor when "The Observer" arrives and reaches another threshold of intensity with more effects of guitar loops whose reverberations are melted in a heavy texture of hallucinogenic moods to deviate towards the structure as heavy as slow of "This Trip". And it's already over ...
Vintage Krautrock animated by the essences of EM from the same era, the discovery of “Mind's Eyes” and the universe Astral Son have passed like a charm. If you are fans of this music, the Sulatron Records label has some very nice surprises to put between our ears. The particularity of this label is to produce a very vintage music where the genre experimental Berlin School from the 70's to the 73's is very present. Like here where the music of “Mind's Eyes” flows on a river of tones and psy elements where the reflections of old Pink Floyd and of the first Ash Ra Tempel will find the path of your memories. Me? At that time, I was devouring Alice Cooper, Deep Purple, Led Zeppelin and others! From where without a doubt this little heart stroke I had while discovering this “Mind's Eyes” from Leonardo's Astral Son.
Sylvain Lupari (October 4th, 2018) ***¾**
synth&sequences.com
Available on the Bandcamp site of Sulatron Records

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                                               CHRONIQUE en FRANÇAIS
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Leonardo porte plusieurs chapeaux artistiques. En plus de Leonardo Soundweaver et de Son of Ohm, des projets de musique plus portée sur la pure MÉ, le musicien néerlandais aime aussi flirter avec les racines du Krautrock avec son autre projet Astral Son. Donc afin de démêler le tout, voici une chronique sur cet album d’un artiste polyvalent qui a déjà réalisé 3 albums sur le label de Sula Bassana, Sulatron Records. “Mind's Eyes” est son dernier à avoir atterrit dans les bacs à la fin 2016 et propose ces ingrédients de la musique psychédélique des années vintage avec une musique plus axée sur le travail de la guitare, alors que les synthés et l'orgue s'occupent de créer un décor d'ambiances hallucinogènes des années LSD et que les séquences et percussions électroniques forgent quantité de rythmes tous aussi entraînants les uns des autres, même dans les phases plus lunaires et plus introspectives. J'avertis tout de go; Leonardo chante autant que murmure d'une voix parfois feutrée et parfois plus directe. Et afin de préserver ce décor intimiste entre Astral Son et l'auditeur, la production propose une promiscuité très étroite entre nos oreilles et les haut-parleurs.
"Time for Chance" nous met tout de go dans le bain avec un rythme lourd et lent. L'introduction interpelle mes souvenirs avec la musique de The Doors, pour la texture des ambiances. La voix n'est pas vraiment agressante et complète assez bien le décor vintage d'une musique qui roule sur une bonne ligne de basses pulsations assez enlevante. Le synthé éparpille assez bien ses effets psychotroniques alors que l'orgue est très généreux dans le déroulement de ses nappes de brume d'éther. On plonge dans une phase tout simplement sublime lorsque les percussions et effets percussifs malmènent cette structure qui affirme sa présence en accueillant une guitare très créative avec ses effets wah-wah et de réverbérations tout en sculptant de longilignes solos de guitare torsadés. La musique est proposée en une longue mosaïque de 45 minutes continuelles, accentuant un voyage à travers les âges du rock berlinois. "Brainstorm" suit avec une structure nébuleuse et quasiment apocalyptique sans rythme précis, mais on a toujours cet effet de tournoyer dans un dense tourbillon sonore. "The Way" est plus tranquille avec une lointaine essence de Pink Floyd dans Ummagumma. C'est un bon titre ambiant psychédélique avec des parfums du dernier album de Son of Ohm, Electronic Muse, et une bonne nappe d'orgue qui traine paresseusement la structure. "See Your Sel" débute avec des parfums du Moyen-Orient avant de se tourner vers un space rock aux parfums psychédéliques construit sur des riffs d'une six-cordes qui deviennent légèrement plus spasmodiques à mesure que sa finale revient renifler les pas de sa genèse. La musique, très entraînante, coule vers "Dream" qui est un très beau slow avec son manteau sonore plus électronique. Ce slow cosmique devient plus lourd et plus vivant pour finalement atteindre un effet orgasmique avant de dévier sur la pièce-titre et son lourd Blues psychédélique nourri des essences de Pink Floyd. Même si la guitare est omniprésente sur tout l'album, elle atteint un point culminant ici en gavant nos oreilles de bons solos dont les tonalités mixtes coulent dans une spirale hypnotisante. Nous sommes dans ce même décor lorsque "The Observer" arrive et atteint un autre seuil d'intensité avec plus d'effets de boucles de guitare dont les réverbérations se fondent dans une lourde texture d'ambiances hallucinogènes pour dévier vers la structure aussi lourde que lente de "This Trip". Et c'est déjà fini…
Du Krautrock vintage animé par les essences de la MÉ de la même époque, la découverte de “Mind's Eyes” et de l'univers Astral Son a passée comme un coup de charme. Si vous êtes des amateurs de cette musique, le label Sulatron Records a de belles surprises à vous mettre entre les oreilles. La particularité de ce label est de produire une musique très vintage où le genre Berlin School expérimental des années 70 à 73 est très présent. Comme ici où la musique de “Mind's Eyes” coule sur une rivière de tons et d'effets psychédéliques où les reflets des vieux Pink Floyd et des premiers Ash Ra Tempel retrouvent le sentier de vos souvenirs. Moi? À cette époque je dévorais du Alice Cooper, Deep Purple, Led Zeppelin et autres! D'où sans doute un petit coup de cœur en découvrant ce “Mind's Eyes” d'Astral Son.
Sylvain Lupari 03/10/18

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