vendredi 7 septembre 2018

PARALLEL WORLDS & DAVE BESSELL: Dystopia (2018)

“Dark and troubling, Dystopia is an album of cinematic atmospheres which belongs to  horror movies' ambiences”
1 Cipher 6:40
2 Filament 9:50
3 Underclouds 6:56
4 Into The Distance 8:50
5 Forest of Stars 8:56
6 Mutagen 5:37
7 Devoid 3:51

8 Mycelium 10:01
DiN 56 (CD/DDL 60:41)
(Dark ambient cinematic music)
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 **Chronique en français plus bas**
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It's with dark winds, some with a tinge of demonic voices, that "Cipher" introduces us to “Dystopia”. The murmurs of a river of tones, clatter and howling adorn a structure whose signature is recognizable since the famous Morphogenic. Three keyboard riffs divert our attention from this Mephistophelic universe around the first minute. A suspended melody reigns over these atmospheres and guides "Cipher" to an ambient, yet danceable, rhythm where the boundaries of King Crimson and Redshift have never been so close to each other. Scary elements, scenery from beyond the grave, spectral melody and rhythm flirting with a soft techno; Here are the main elements of an album that may only be the legitimate suite to this disturbing Morphogenic, appeared on DiN label in 2012. Built around 8 chapters of an average length of 7 minutes, the music of “Dystopia” disturbs. Its approach is dark with percussive elements that flirt with an organic entity and where the tears and blades of guitar, from Node's Dave Bessell, forge a spectral universe and certainly cinematographic. The arrangements are as ingenious and complex as the rhythms are intricate. Ambient or slightly animated by foundations constantly destabilized, they walk in the shadows of Redshift and /or Node with Ramp's filaments of anxiety. A charming and scary universe ideal for an evening fire in a cemetery, “Dystopia” charms as much as troubles.
"Filament" also proposes this rhythmic approach whose evolutions remain within a structure that is both ambient and dance. Keyboard riffs, smothered and resonant beats as well as slamming percussion; the structure joins a huge bass line that extends its vampiric shadow. The movement is metamorphosed with subtle variations, but its environment is dedicated to film music with very good arrangements. Moreover, its introduction is carried by a flight of violins that sculpt a floating atmosphere, like a large river in suspension with an undulating flow. In addition, "Underclouds" sticks more to the structure and ambiences of "Cipher". Inspired by William Gibson's dark novel, Neuromancer, “Dystopia” sweeps from one title to another, each time bringing a more disturbing element. "Into The Distance" bathes in moods of incantations for black magic with a wild rhythm that explodes in the middle of its 9 minutes. The vision is very cinematic of a film like The Tenant or Rosemary's Baby. Two movies from Roman Polanski. Can there be a ballad in this album? Tender and haunting, with a little chthonic zest, "Forest of Stars" offers one! But it's a ballad sitting on a structure of atmospheres tied in these amazing percussive elements from Bakis Sirros. A keyboard lays down some climbing chords coated with a dubious presence of a six-string and its fleeting layers. The further we go, the more "Forest of Stars" reveals a veil of intensity mounted by these sepulchral arrangements that carry “Dystopia” from one grave to another. "Mutagen" is one of the highlights of this album. Torn between ever gloomier atmospheres and phases of rhythms as intense as wild, the music filled our ears with guitar riffs, and their rock resonances, and percussions that slam like blows of baton on a skin of metal. Horror-like arrangements and a strange gloomy melody come into play in this structure where dance impulses for Zombies on Methadone morph into a comatose journey. Powerful! "Devoid" is a slow title that could be the evilest face of "Forest of Stars". There is a John Carpenter's little something which is very attractive on this title. From its 10 minutes, "Mycelium" finishes “Dystopia” with a structure that is as elusive as ever, where the rich elements of ambiences are torn between structures of rhythm like those of "Cipher" or "Filament". EWelcome to the universe of Parallel Worlds & Dave Bessell!
Available in 500 copies, “Dystopia” is an album of cinematic atmospheres that belongs to the horror cinema. The Bessell / Sirros tandem weaves here a universe where all the parallel passages to the chthonian societies are open during the 61 minutes. The orchestrations and the arrangements in the ambiances are woven in terror while the guitar riffs and its iodine vapors that float with those of modular synth throw a Mephistophelic aura to this universe where a fragile brain could be lost forever, so much the details, especially at the level of the percussion elements, and the moments of tension are accurately portrayed. A great album where madness finds its measure!
Sylvain Lupari (September 7th, 2018) ****½*
synth&sequences.com
Available on DiN from September 21st

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                                            CHRONIQUE en FRANÇAIS
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C'est avec des vents sombres, certains avec une teinte de voix démoniaques, que "Cipher" nous introduit à “Dystopia”. Les murmures d'une rivière de tons, des cliquetis et des ululements ornent une structure dont la signature est reconnaissable depuis le fameux Morphogenic. Trois riffs de clavier détournent notre attention de cet univers Méphistophélique autour de la 1ière minute. Une mélodie en suspension règne sur ces ambiances et guide "Cipher" vers un rythme ambiant, mais dansable, où les frontières de King Crimson et de Redshift n'ont jamais été aussi près l'une de l'autre. Éléments angoissants, décor d'outre-tombe, mélodie spectrale et rythme qui flirte avec un techno mou; voici les principaux éléments d'un album qui ne peut-être qu'une digne suite à ce troublant Morphogenic, paru sur étiquette DiN en 2012. Construite autour de 8 chapitres d'une durée moyenne de 7 minutes, la musique de “Dystopia” dérange. Son approche est sombre avec des éléments percussifs qui flirtent avec une entité organique et où les larmes et les lames d'une guitare jouée par le guitariste de Node, Dave Bessell ,forgent un univers spectral et certainement cinématographique. Les arrangements sont aussi ingénieux et complexes que les rythmes sont alambiqués. Ambiants ou légèrement animés par des fondations constamment déstabilisées, ils se promènent dans les pénombres de Redshift et/ou Node avec des filaments d'angoisse de Ramp. Un univers charmant et angoissant idéal pour un feu de soirée dans un cimetière, “Dystopia” charme autant que dérange.

"Filament" propose aussi cette approche rythmique dont les évolutions restent à l'intérieur d'une structure à la fois ambiante et dansable. Riffs de clavier, pulsations sourdes et résonnantes ainsi que percussions claquantes; la structure s'unit à une énorme ligne de basse qui étend son ombre vampirique. Le mouvement se métamorphose avec de subtiles variances, mais son environnement est par contre dédié à une musique de films avec de très bons arrangements. D'ailleurs son introduction est portée par une envolée de violons qui sculptent une ambiance flottante, comme une grosse rivière en suspension avec un débit ondulant. Arrangements obsédants en plus, "Underclouds" se colle plus à la structure et aux ambiances de "Cipher". Inspiré par le roman sombre de William Gibson, Neuromancer, “Dystopia” butine d'un titre à l'autre en apportant chaque fois un élément plus troublant. "Into The Distance" baigne dans des ambiances d'incantations pour magie noire avec un rythme sauvage qui explose au milieu de ses 9 minutes. La vision est très cinématographique d'un film genre Le Locataire ou encore le Bébé de Rosemary, 2 films de Roman Polanski. Peut-il y avoir une ballade dans cet album? Tendre et envoûtante, avec un petit zest chthonien, "Forest of Stars" en propose une! Mais c'est une ballade sise sur une structure d'ambiances nouée dans ces étonnants éléments percussifs de Bakis Sirros. Un clavier dépose de beaux accords ascensionnels enrobés d'une présence douteuse d'une six-cordes et de ses nappes fuyantes. Plus on avance, et plus "Forest of Stars" dévoile un voile d'intensité monté par ces arrangements sépulcraux qui promènent “Dystopia” d'une tombe à l'autre. "Mutagen" est un des moments fort de cet album. Tiraillée entre des ambiances toujours plus glauques et des phases de rythmes aussi intenses que sauvages, la musique remplie nos oreilles avec des riffs de guitare, et leurs résonnances rock, et des percussions qui claquent comme des coups de matraque sur une peau de métal. Des arrangements digne d'un film d'horreur et une étrange mélodie glauque interviennent dans cette structure où des élans de danse pour Zombies sur méthadone se métamorphosent en voyage pour comateux. Puissant! "Devoid" est un titre lent qui pourrait être le visage plus diabolique de "Forest of Stars". Il y a un petit truc à la John Carpenter de très séduisant sur ce titre. De ses 10 minutes, "Mycelium" termine “Dystopia” avec une structure toujours aussi insaisissable où les riches éléments d'ambiances se tiraillent entre des structures de rythmes genre celles de "Cipher" ou encore "Filament". Bienvenu dans le sordide univers de Parallel Worlds & Dave Bessell!
Disponible en 500 copies, “Dystopia” est un album d'ambiances cinématographiques qui appartient au cinéma d'horreur. Le tandem Bessell/Sirros tisse ici un univers où tous les passages parallèles vers les sociétés chtoniennes sont ouverts le temps des 61 minutes. Les orchestrations et les arrangements dans les ambiances sont tissées dans l'effroi alors que les riffs de guitare et ses vapeurs d'iode qui flottent avec celles de synthé modulaire jettent une aura Méphistophélique à cet univers où un cerveau fragile pourrait se perdre pour toujours, tant les détails, surtout au niveau des éléments de percussions, et les moments de tension sont dépeints avec justesse. Un grand album où la folie trouve sa mesure!
Sylvain Lupari 07/09/18

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