mercredi 19 septembre 2018

NOTHING BUT NOISE: Existence Oscillation Present (2017)

“A great follow-up to the 1st part, eXistence Oscillation prEsent offres huge patterns of harmonic and rhythmic oscillating loops that will find its way to your tastes of variable forms of EM”
1 diSchotomy 11:40
2 121212 10:16
3 Ostinato 7:54
4 Prophecy 9:36
5 Torch 8:43

Wool-E Discs ‎– WED009 (CD/DDL 48:06)
(Ambient, Dark and
Experimental Berlin-School)
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 **Chronique en français plus bas**
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Muted impulses kick off an album that will nail you up to your headphones, if not your speakers. They coo with an air that will make its way to the bottom of the eardrums by constantly adding various sonic elements that fatten the waltz of oscillating loops waltz of "diSchotomy". First, sequences! They are grafted little by little, adding nets of discord to oscillating lines that come and go in a rhythmic motorik scheme. The base remains harmonious and continues to roll its electronic refrain on a carpet of stubborn riffs. And the first sonorous filaments stand out. At first sight, one feels a division between two sequences of movements which reflect their oppositions. The effects of echo and reverberation sculpt a music without respite and which turns constantly on its oscillatory axis. This is the principle Manuel Göttsching on a Kraftwerk mathematical rhythmic approach. If one phase remains deliciously musical, the other pushes the nail of the deformation with shadows of distortions whereas gradually, "diSchotomy" goes towards a percussive intensity. Apart from the sequences that follow the melodious arc, others roll in loops or flutter while releasing rebellious keys that alter the perfect sequenced imperfections. Attractive, the game of sequencers invites percussions that gradually turn into a horde of Japanese percussionists. They hammer with lead in their arms an oscillating phase while the other still flows this chorus that takes an unsuspected freedom with tendrils as acrobatic as harmonics that demystify this game of rhythmic spirograph and its titanic algorithmic rotations. Second part of the Existence Oscillation trilogy from Nothing but Noise, “eXistence Oscillation prEsent” starts very strong! After the storm of "diSchotomy", "121212" follows with a swarm of pulsations and nervous sequences which evolves on the same principle of reverberations and echo. This stationary electronic rhythm basis takes the shape of a jerky structure with more spasmodic phases and other ones more in dance mode. The synths are in harmonic tendrils mode and launch lines that coo with tunes that come down from the speakers with this approach of Tomita in Snowflakes are Dancing. Less circumscribed in a minimalist setting, "121212" proposes changes in its development, keeping the listener constantly in alert mode. This is the biggest strength of this album which constantly takes unexpected turns.
In a context of exploration of the oscillations frontiers, "Ostinato" takes all of its meaning. A pulsation is at the origin of everything! It hops and its shadow finely attached to its echo makes it a stable structure on which is grafted a line of more musical sequences and experiments in the tones of the synths. The shorter title of “eXistence Oscillation prEsent” is also the one that caught my interest at the first listening. If the rhythm is also very headstrong, its ornaments are as stubborn as they are very seductive, thanks to a series of more fragile chords that jump with a more harmonic vision as well as enveloping synth layers which are sometimes tributary of spectral chants. "Prophecy" takes also a similar pattern but in a more dance version. The synth multiplies here various oscillating loops on a music whose charm comes around the 7th minute with a violoncello to which one martyrize the strings. The opening of "Torch" reminds me a bit of Plastikman's acoustic rhythms. Knocks of percussion, less powerful than in "diSchotomy", come and go on a structure whose flow of sequences gives an impression of a collection of continuous riffs, a little like in the structure of "Prophecy" by the way. In fact, the elements of ambiances and the discrete filaments of harmonies are distinguished with a vague similarity between "Torch" and "diSchotomy", because of the synth lushes which evaporate an ambient dimension, and "Ostinato", for its stubbornness rhythmic, while the scenery turns on various oscillating loops and nicely done effects of percussions. The whole thing gives the taste to re-hear this album which is located literally well in its place as a 2nd part of a fascinating and captivating series on the roles of oscillations in the evolution of modern EM. Stronger than Existence Oscillation Past and, rightly, slightly weaker than Existence Oscillation (possible) Future! But in the end, the Existence Oscillation's trilogy is worth all the weight of its gold!
Sylvain Lupari (September 17th, 2018) **** ¼*
synth&sequences.com
You will find this album on Wool-E Discs Bandcamp

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                                         CHRONIQUE en FRANÇAIS
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Des sourdes impulsions donnent le coup d'envoi à un album qui va vous river à vos écouteurs, sinon vos haut-parleurs. Elles roucoulent d'un air qui fera son chemin jusque dans le fond des tympans en ajoutant constamment divers éléments soniques qui engraissent la valse des boucles oscillatrices de "diSchotomy". En premier lieu, des séquences! Elles se greffent peu à peu, ajoutant des filets de discorde à des lignes oscillatrices qui vont et viennent dans un schéma rythmique motorique. La base reste harmonieuse et continue de rouler son refrain électronique sur un tapis de riffs entêtés. Et les premiers filaments sonores se détachent. À prime abord, on sent une défusion entre deux séquences de mouvements qui reflètent leurs oppositions. Les effets d'écho et de réverbérations sculptent une musique sans répit et qui tourne constamment sur son axe oscillatoire. C'est le principe Manuel Göttsching sur une approche rythmique mathématique à la Kraftwerk. Si une phase reste délicieusement musicale, l'autre enfonce le clou de la déformation avec des ombres de distorsions alors que graduellement, "diSchotomy" se dirige vers une intensité percussive. Hormis les séquences qui suivent l'arc mélodieux, d'autres roulent en boucles ou papillonnent vivement tout en libérant des touches rebelles qui altèrent les parfaites imperfections séquencées. Attrayant, le jeu des séquenceurs invite des percussions qui peu à peu se transforment en une horde de percussionnistes japonais. Ils matraquent avec du plomb dans leurs mains une phase oscillatrice alors que l'autre enfonce toujours ce refrain qui prend une liberté insoupçonnée avec des vrilles autant acrobatiques qu'harmoniques qui démystifient ce jeu de spirographe rythmique et ses titanesque rotations algorithmiques. Second volet de la trilogie Existence Oscillation par Nothing but Noise, “eXistence Oscillation prEsent” débute très fort! Après la tempête de "diSchotomy","121212" suit avec un essaim de pulsations et de séquences nerveuses qui évolue sur le même principe de réverbérations et d'écho. Cette base de rythme électronique stationnaire épouse une structure saccadée avec des phases plus spasmodiques et d'autres plus en mode danse. Les synthés sont en mode vrilles harmoniques et lancent des lignes qui roucoulent avec des airs qui descendent des haut-parleurs avec cette approche de Tomita dans Snowflakes are Dancing. Moins encarcané dans un cadre minimaliste, "121212" propose des modifications dans son développement, gardant l'auditeur constamment en mode alerte. C'est la très grande force de cet album qui prend constamment des tournures inattendues.
Dans un contexte d'exploration des barrières oscillatrices, "Ostinato" prend tout son sens. Une pulsation est à l'origine de tout! Elle sautille et son ombre finement rattachée à son écho en fait une structure stable où se greffent une ligne de séquences plus musicale et des expérimentations dans les tonalités des synthés. Plus court titre de “eXistence Oscillation prEsent”, c'est aussi celui qui a accroché mon intérêt à la première écoute. Si le rythme est très déterminé, ses ornements sont aussi entêtés que très séduisants, notamment grâce à des série d'accords plus fragilisés qui sautillent avec une vision plus harmonique ainsi que des nappes de synthé enveloppantes et parfois tributaires de chants spectraux. "Prophecy" épouse un même modèle mais dans une version plus danse. Le synthé multiplie ici différentes boucles oscillatrices sur une musique dont le charme vient autour de la 7ième minute avec un violoncelle dont on martyrise les cordes. L'ouverture de "Torch" me fait penser un peu aux rythmes acoustiques de Plastikman. Des cognements de percussions, moins puissantes que dans "diSchotomy", vont et viennent sur une structure dont l'écoulement des séquences donnent une impression d'une collection de riffs continuels, un peu comme dans la structure de "Prophecy" en passant. En fait, les éléments d'ambiances et les discrets filaments d'harmonies se distinguent avec une vague similitude entre "Torch" et "diSchotomy", à cause des nappes de synthé qui évaporent une dimension ambiante, et "Ostinato", pour son entêtement rythmique, alors que le décor tourne sur diverses boucles oscillatrices et de bons effets de percussions. Le tout donne inévitablement le goût de réentendre cet album qui se situe littéralement bien à sa place comme 2ième volet d'une fascinante et envoutante série sur le rôles des oscillations dans l'évolution de la MÉ moderne. Plus fort qu'Existence Oscillation Past et, à juste titre, légèrement moins fort qu'Existence Oscillation (possible) Future! Mais la trilogie Existence Oscillation vaut tout la pesanteur de son or!

Sylvain Lupari 19/09/18

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