lundi 17 septembre 2018

NOTHING BUT NOISE: Existence Oscillation Past (2016)

“Existence Oscillation Past offers an album that will please for sure to lovers of sounds, of sequences and of structures evolving in a din which is enjoyable to discover”

1 レプリカ 12:30
2 Manoeuvres Mécaniques 8:39
3 Monochrome Deux 5:43
4 eXistence Oscillation 15:34

5 Dust 6:32
Wool-E Discs ‎| WED003 (CD/DDL 49:00)
(Ambient, Berlin-School, Experimental)
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 **Chronique en français plus bas**
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I was blown out by my discovery of Nothing But Noise and their latest album Existence Oscillation (Possible) Future. The Belgian label Wool-O-Tapes had sent me the trilogy, but I had to first chronicle the last releases in EM before tackling the foundation of the dystonic music of Daniel Bressanutti and Dirk Bergen. “Existence Oscillation Past” is the second album of this duet resulting from the rupture of Front 242. It's also the gateway of a most creative sound trilogy where the Berlin School genre is exploited with a musical vision that exceeds the boundaries of experimental music.
A tide of keen pulsations doesn't waste time to put our ears in appetite, especially for the aficionados of sequences. The sequencer multiplies its lines of rhythms with adroitly inserted keys which end up to create a fascinating symbiosis. But we generally lose the rhythmic thread of "レ プ リ カ" with other additions of sequences. If a pulsating line guides an oscillating structure nourished mainly by bass sequences, other rhythmic filaments come and go with lively and jerky gusts that momentarily jostle a rhythm that is always vivid and limp slightly in it's heavy rhythmic cloak. Percussive effects, ingenious percussion effects by the way, and hail of sequences add to this mass of bounding sequences, giving a laboratory experimentation approach to this structure constantly nibbling by its multiple rhythmic tadpoles. Harmonies? There are few. Electronic effects of a developing video game act also like sequences and percussion. They fly over and peck "レ プ リ カ" while being more musical, especially with good orchestrations, when the music is of a relative tranquility which allows "レ プ リ カ" to have a more affordable approach. "Mechanical Maneuvers" is a dark title with stressful ambiences of a dark horror movie. The rhythm is repetitive with an ostentino action knotted by good orchestrations and deaf pulsations. These two elements plough a gloomy intensity and support a herd of electronic effects (I love this impression that a terrifying beast pretends to snore) that give even more depth to one of the most distressing structures that I've heard since a long time. A real horror movie music!
Take the bass line in the introduction of Pink Floyd's One of These Days and you have the rhythmic structure of "Monochrome Two". Muffled knockings are weighting down the rhythmic fluidity on what is the more musical structure in “Existence Oscillation Past”. In addition to the oscillating decorating loops, synth pads fly with violin wings while others adopt a more rhythmic ostentino form. The envelope shows a slightly dramatic presence with somewhat dark velvets that overflow the harmonic skirt of "Monochrome Two". We always stay in these glaucous moods with the introductive knocks in the opening of "eXistence Oscillation". These knocks come from various oscillatory effects that spin into hypnotic tendrils while gradually adding various rhythmic imperfections, always so attractive by the way. The movement gradually intensified with percussions whose progressive shelling ended up bludgeoning a rhythm and ambiances structured by these ascending sequences in Berlin School mode. An ambiospheric phase divides a rhythmic progression always overflowing with its oscillating effects around the 7th minute. Gyratory and Spirograph effects make up ambiences where the silence tries to take back some rights in a mini festival of sound effects. The rhythmic rebirth is in pain and cacophonous with very Jean-Michel Jarre percussive effects, noisy reverberant effects and synth lavas that break up into long misshapen filaments. This is the antechamber of noises. Nothing but noises! "Dust" finishes this rather attractive first chapter of Nothing But Noise's oscillating structures with a more ambient one knotted in gradations at the level of sound intensity. A music of ambiances for a film like the birth of Transformer!
Apart from the second half of "eXistence Oscillation", “Existence Oscillation Past” offers an album that will please to lovers of sounds, of sequences and of structures evolving in a din which is enjoyable to discover. There is as much frenzy in this album as sugar in a Coke! But I must admit that being charmed ay first by the boundless boundaries of Existence Oscillation (Possible) Future greatly facilitates the exploration of an album with some uncomfortable tints and whose early beginnings of conception find more their answers in the sequel and the third part of this trilogy which gets better with each album. I know to have experienced it!
Sylvain Lupari (September 17th, 2018) ***½**
synth&sequences.com
You will find this album on Wool-E Discs Bandcamp

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                                      CHRONIQUE en FRANÇAIS
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J'ai été sparatagonflé (soufflé au pouce carré) par ma découverte de Nothing But Noise et leur dernier album Existence Oscillation (Possible) Future. La label Belge Wool-O-Tapes m'avait fait parvenir la trilogie, mais je devais d'abord chroniquer les dernières parutions avant de m'attaquer au fondement de la musique dystonique de Daniel Bressanutti et Dirk Bergen. “Existence Oscillation Past” est le 2ième album de ce duo issu de la rupture de Front 242. C'est aussi la porte d'entrée d'une trilogie sonore des plus créative où le genre Berlin School est exploité avec une vision musicale qui dépasse les frontières de la musique expérimentale.
Une marée de pulsations vives ne perd pas de temps à mettre nos oreilles en appétit, surtout pour les amateurs de séquences. Le séquenceur multiplie ses lignes de rythmes avec des ions adroitement insérés qui finissent par créer une fascinante symbiose. Mais on perd généralement le fil rythmique de "レプリカ" avec d'autres ajouts de séquences. Si une ligne pulsatrice guide une structure oscillante nourrie principalement de basses séquences, d'autres filaments rythmiques vont et viennent avec des rafales vives et saccadées qui bousculent de façons passagères un rythme toujours vif et qui claudique dans son lourd manteau rythmique. Des effets percussifs, d'ingénieux effets de percussions en passant, et des mitrailles de séquences s'ajoutent à cette masse de séquences bondissantes, donnant ainsi une approche d'expérimentation laboratoire à cette structure constamment grignoter par ses multiples de rythme. Des harmonies? Il y en a peu. Des effets électroniques d'un jeu en développement agissent aussi comme des séquences et des percussions, survolant et picorant "レプリカ" tout en étant plus musicaux, notamment avec de bonnes orchestrations, lorsque la musique est d'une relative tranquillité qui permet à "レプリカ" d'avoir une approche plus abordable. "Manoeuvres Mécaniques" est un titre sombre avec des ambiances stressantes d'un film d'épouvante noir. Le rythme est répétitif avec une action ostentino noués par de bonnes orchestrations et de sourdes pulsations. Ces deux éléments labourent une intensité patibulaire et supportent un cheptel d'effets électroniques (j'adore cette impression qu'une bête terrifiante fait semblant de ronfler) qui donnent encore plus de profondeur à une des structures les plus angoissantes que j'en entendu depuis un bail. Une vraie musique de film d'horreur!
Prenez la ligne de basse dans l'introduction de One of These Days (Pink Floyd), et vous avez la structure de rythme de "Monochrome Deux". Des cognements alourdissent la fluidité rythmique qui est la plus musicale sur “Existence Oscillation Past”. En plus des boucles oscillantes décoratrices, les nappes de synthé volent avec des ailes de violons alors que d'autres épousent une forme d'ostentino plus rythmique. L'enveloppe étend une prestance légèrement dramatique avec des velours un peu sombres qui débordent du jupon harmonique de "Monochrome Deux". Nous restons toujours dans ces ambiances glauques avec les cognements introductifs dans l'ouverture de "eXistence Oscillation". Ces cognements viennent des divers effets oscillatoires qui virevoltent en vrilles hypnotiques tout en ajoutant peu à peu diverses imperfections rythmiques, toujours aussi séduisantes d'ailleurs. Le mouvement s'intensifie graduellement avec des percussions dont le pilonnage progressif fini par matraquer un rythme et des ambiances structurés par ces séquences ascensionnelles en mode Berlin School. Une période ambiosphérique divise une progression rythmique toujours débordante de ses effets oscillants autour de la 7ième minute. Des effets giratoires et spirographes maquillent des ambiances où le silence tente de reprendre quelques droits dans un mini festival d'effets sonores. La renaissance rythmique se fait dans la douleur et la cacophonie avec des effets percussifs très Jean-Michel Jarre, des effets réverbérants tapageurs et des laves de synthé qui se désagrègent en longs filaments difformes. C'est l'antichambre de bruit. Juste du bruit! "Dust" termine ce premier opus plutôt séduisant de Nothing But Noise avec une structure plus ambiante nouée dans des gradations au niveau de l'intensité sonore. Une musique d'ambiances pour un film genre la nativité de Transformer!
Mise à part la seconde moitié de "eXistence Oscillation", “Existence Oscillation Past” propose un album pour amateurs de sons, de séquences et des structures évoluant dans un tapage agréable à découvrir. Il y a autant de frénésie dans cet album que de sucre dans un Coke! Mais je dois admettre que le fait d'avoir été charmé par les frontières sans limites de Existence Oscillation (Possible) Future facilite grandement l'exploration d'un album avec quelques teintes inconfortables et dont les premiers balbutiements de sa conception trouvent plus leurs réponses dans la suite et le 3ième volet de cette trilogie qui devient meilleur à chaque album. J'en ai fait l'expérience!

Sylvain Lupari 17/09/18

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