vendredi 21 septembre 2018

MAGNETRON: Hypnosis (2017)

“Even if one knows their schema, Magnetron knows how to develop minimalist EM patterns without falling in an easy to do it”
1 Long Distance 26:32
2 Hypnosis 24:20
3 Cyro Sleep 8:18

4 Silent Running 20:03
Magnetron Music (DDL 79:13)
(England & Berlin Schools)
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 **Chronique en français plus bas**
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The recipe of Magnetron is in the purest tradition of the England School style, like RMI or Airsculpture. Slow introductions filled of yellowish or bluish smoke where an armada of electronic sounds displays its finest adornment, even in going to explore the tonal borders of a 5th dimension. Subsequently, the structures of rhythms! Mostly ambient, they also offer phases where our fingers tap, foot wriggles or our neck rolls over our shoulders. Evolutionary phases with a polyrhythmic vision where the transmutations are as subtle as a strand of hair coming off its root. It's from these elements that “Hypnosis” insidiously infiltrates this desire to savor another EM album…even if we know the game!
Breezes blowing with iodized particles, tonal dusts, reverberant distortion effects and spatial sound effects, "Long Distance" deploys an introduction of cosmic ambiances with its drifting violin layers. A spasmodic line indicates that the sequencer is in jerky rhythmic mode, hatched vividly like a skeleton on a break-dancing. This minimalist pattern accommodates other elements of sequenced pulsations and a line of sequences that unties a rhythmic language a bit harmonic. The structure is well in place to receive some multiple synth effects, including evasive lines of harmonies. There is a multiplication of layers. And the addition of new electronic effects announces a subtle bifurcation of the rhythm whose convulsive drive deviates subtly towards an approach of Tangerine Dream's brilliant Poland track. The English duo must be ingenious in order to avoid a likely effect of annoying repetitions on this long structure that still evolves with new elements, both percussive and of ambience. This is how the solos unique to Steve Humphries' signature pierce the wall of "Long Distance" which is constantly adorned by the new rhythmic bursts of Xan Alexander. Born from the 4 minutes of atmospheres of its introduction, "Long Distance" quietly runs out in the 3 minutes of its final of ambiospherical elements which are on the other hand more intense, more enveloping if not penetrating. We have here the topo of the latest opus from the duo Steve Humphries and Xan Alexander which appeared on the Bandcamp website of Magnetron in late 2017; long minimalist tracks evolving constantly in new rhythmic or ambient surroundings.
The title-track offers a more musical opening with a synth that lays down some pretty good solitary songs on a textures of reverberant atmospheres. Pulsatory, a rhythmic structure insidiously infiltrates these atmospheres of ether at the edge of the 4 minutes. This line becomes the rhythmic arsenal of "Hypnosis". Another line, more hobbling, innocently gambols under a sound sky which becomes more and more streaked by multiple drifting lines and sound effects zigzagging like a petal blown by a warm wind. Riffs frozen in the reminiscences of the Hyperborea years explode here and there in a rhythmic texture whose backdrop makes me think of Magnetic Fields III from Jean-Michel Jarre. The sequencer brings small jewels with additional sequences which pile up and jump with cohesion, a little like in the opening of Poland, embellishing a rhythmic canvas made to measure for aficionados of magnetizing electronic rhythms. The layers and solos, less acid than in "Long Distance", increase the warmer approach of "Hypnosis" which has not finished yet to surprise and charm us with the arrival of good percussive elements in his last quarter. After these two solid titles, "Cyro Sleep" leads us towards a territory arid and dry of rhythms. Effects leak out a fascinating smell of tonal strangeness with a mixture of organic sounds and of rattlesnakes that envelop a melody scattering its elusive piano notes in a texture which didn't have to bring its chthonian choir in order to instill a mood nocturnal terror, even if some layers of velvet stuffed of ether caress the possible rise of worry. "Silent Running" ends “Hypnosis” with a rhythmic texture which is apparently ambient but controlled in the same way as "Long Distance" and "Hypnosis". The sequencer play is just as tasty with this structure that seems to run among this panoply of sequenced rhythms from the album that we find condensed here. Effects and solos from synths very active at the level of riffs and layers show this very Tangerine Dream influence, era Schmoelling, on the music of Magnetron which presents an album without surprises. If only despite its long musical structures, the music of the English duo always finds a way to nail our ears to our headphones.
Sylvain Lupari (September 21st, 2018) *****
synth&sequences.com
Available on Magnetron's Bandcamp

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                                            CHRONIQUE en FRANÇAIS
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La recette de Magnetron est dans la plus pure tradition de la England School, genre RMI ou encore Airsculpture. De lentes introductions bourrées de fumigène jaunâtre comme bleutée où les sons électroniques affichent leurs plus belles parures, allant même explorer des frontières tonales d'une 5ième dimension.  Par la suite, les structures de rythmes! Majoritairement ambiantes, elles offrent aussi des phases où nos doigts tapotent, le pied gigote ou notre cou roule. Des phases évolutives avec une vision polyrythmique où les transmutations sont aussi subtiles qu'un brin de cheveux se détachant de sa racine. C'est de ces éléments que “Hypnosis” infiltre insidieusement ce désir de savourer un autre album de MÉ…même si on connait la chanson! 
Brises aux textures iodées, poussières tonales, effets de distorsions réverbérantes et effets sonores spatiaux, "Long Distance" étire une introduction d'ambiances cosmiques avec ses nappes de violons dérivants. Une ligne spasmodique indique que le séquenceur est en mode rythme saccadé, hachuré vivement comme un squelette sur un break-dancing. Cette ossature minimaliste accueille d'autres éléments de pulsations séquencées et une ligne de séquences qui délie un langage rythmique un brin harmonique. La structure est bien en place afin d'accueillir les multiples effets des synthés, dont des lignes d'harmonies évasives. Il y a multiplication des nappes et l'ajout de nouveaux effets électroniques qui annoncent une subtile bifurcation du rythme dont l'entrain convulsif dévie subtilement vers une approche à la Poland de Tangerine Dream. Le duo Anglais doit faire preuve d'ingéniosité afin d'éviter un probable effet de répétitions agaçants sur cette longue structure qui évolue tout de même avec de nouveaux éléments, tant percussifs que d'ambiances. C'est ainsi que les solos uniques à la signature de Steve Humphries percent la muraille de "Long Distance" qui se pare constamment des nouveaux éclats rythmiques de Xan Alexander. Naissant des 4 minutes d'ambiances de son introduction, "Long Distance" s'essouffle tranquillement dans les 3 minutes de sa finale d'ambiances qui sont par contre plus intenses, plus enveloppantes sinon pénétrantes. Nous avons ici le topo du dernier opus du duo Steve Humphries et Xan Alexander qui est apparu sur le site Bandcamp de Magnetron à la fin 2017; de longues plages minimalistes évoluant constamment dans un nouvel environnement rythmique ou ambiant.
La pièce-titre offre une ouverture plus musicale avec un synthé qui étend de bons chants solitaires sur une textures d'ambiances réverbérantes. Pulsatoire, la structure de rythme infiltre insidieusement ces ambiances d'éther à l'orée des 4 minutes. Cette ligne devient l'arsenal cadencée de "Hypnosis". Une autre ligne, plus boitillante, gambade innocemment sous un ciel d'ambiances qui devient de plus en plus strié par de multiples lignes à la dérive et d'effets sonores qui zigzaguent comme un pétale soufflé par un vent tiède. Des riffs figés dans les réminiscences des années Hyperborea explosent ici et là dans une texture rythmique dont la toile de fond me faut penser à Magnetic Fields III de Jean-Michel Jarre. Le séquenceur délivre des petits joyaux avec des séquences additionnelles qui s'entassent et sautillent avec cohésion, un peu comme dans l'ouverture de Poland, enjolivant un canevas rythmique fait sur mesure pour amateurs de rythmes électroniques magnétisants. Les nappes de voix et les solos, moins acides que dans "Long Distance", augmentent l'approche plus chaleureuse de "Hypnosis" qui n'a pas fini de surprendre et de charmer avec l'arrivée de bons éléments percussifs dans son dernier quart. Après ces 2 solides titres, "Cyro Sleep" nous amène dans un territoire aride et desséché de rythmes. Des effets transpirent une fascinante odeur d'étrangeté tonale avec un mélange de sonorités organiques et des effets de crotales qui enveloppent une mélodie éparpillant ses notes de piano dans une texture qui n'avait portant pas besoin de sa chorale chthonienne afin d'insuffler une ambiance de terreur nocturne, même si des nappes de velours bourrées d'éther caressent les possibles montées d'inquiétude. "Silent Running" termine “Hypnosis” avec une texture rythmique en apparence ambiante mais contrôlée de la même façon que "Long Distance" et "Hypnosis". Le jeu du séquenceur est tout autant savoureux avec une structure qui semble courir parmi cette panoplie de rythmes séquencés de l'album que l'on retrouve en condensé ici. Des effets et des solos de synthés très actifs au niveau des riffs et des nappes démontrent cette influence très Tangerine Dream, ère Schmoelling, sur la musique de Magnetron qui présente un album sans surprises. Si ce n'est que malgré ses longues structures musicales, la musique du duo Anglais trouve toujours le moyen de nous clouer les oreilles à nos écouteurs.

Sylvain Lupari 21\09\18

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