lundi 10 septembre 2018

JIM OTTAWAY: Deep Space Blue (2017)

“This is a nice trip into a cosmic music and a way to build roads to paths that we already know and which take a different dimension here”
1 Astral Voices 5:54
2 In Search of the Lost Star 7:42
3 39.5 Light-Years (TRAPPIST-1) 10:42
4 Stars of Ice 7:44
5 Deep Space Blue 11:08

6 Interplanetary Panspermia 16:21
Jim Ottaway Music (CD/DDL59:33)
(Cosmic Ambient Music)
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 **Chronique en français plus bas**
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Ambient music carved in soundscapes of Eden's oases or in the fabulous intergalactic beauties, “Deep Space Blue” received rave reviews when it was released in August 2017. A worthy successor to Southern Cross, which got him the Award for best cosmic music album in Australia, Jim Ottaway's 2nd opus in 2017 is a tasty mix of Steve Roach, Kevin Braheny and Edgar Froese, of which the title-track, in a very dominant celestial vision. The album is once again available on real CD and carefully wrapped in a 4-panel digipack artwork, designed by him, becoming the tenth album from the Queensland's musician in Australia to be offered on the international market.
Soft, "Astral Voices" settles between our ears with multi layers of synth, some with a slight effect of buzzing, where thin lines of a seraphic goddess voices get mix to the murmurs of an astral choir. The sounds from a fauna of a cosmic oasis sparkle discreetly behind this veil of voice that is tied to orchestrations as slow as the wings of an eagle drifting against the winds. There is also a nice effect of acuity and intensity in these astral murmurs. "In Search of the Lost Star" derives as much as our thoughts in a slow structure, driven by different levels of lunar orchestrations' intensities. The envelope of the scenery is very cosmic with sound effects that are quite Jarre, Oxygene and Equinoxe, in this title that also adds layers of voices to the orchestrations that twist like a giant snake carrying a morphic virus. The synth cries at 2 or 3 places with rather sensitive laments coming from a wind or a brass instrument that glides easily under the epidermis. A Steve Roach rhythm structure, including organic sequences, feed the cosmic vision of "39.5 Light-Years (TRAPPIST-1)". A monastic choir, one even hears bells ringing in an astral desert, lives through spectral winds or songs which sweep its sonic horizons and conferring a tiny sensation of despair. It's a very monastic like approach. "Stars of Ice" embraces a New Age approach, like Ray Lynch, with a series of ringing chimes that dance and tinkle among nice flute songs. There are good currents of intensity in this music of ambiences, more esoteric than cosmic, though the two go well together in this burst of synth lines and of their adjacent effects that over-size a sound canvas as much layered as in "Astral Voices". The title track is simply sublime! A rhythmic structure oscillates peacefully in a storm of astral winds where the dust of stars whistles us between the ears. The flow is cosmic and the effects come from another planet. Here as everywhere in “Deep Space Blue”, the pile of fog and misty orchestrations adds an emotional degree that meets its zenith with splendid and musical synth pads in the colors of Edgar Froese in 2nd part. I hear the moods and the vapors of synth with the perfumes of celestial trumpets from the Age album through the 11 minutes of this delicious "Deep Space Blue". "Interplanetary Panspermia" drags us beyond the cosmic horizons with an approach that requires a greater openness since the sonic core is composed of buzzing and resonant material. In fact, it's a very contemplative, meditative title with these lines that stretch their charisma as if they radiated the illusions of giant gongs sanitized by a very ethereal vision. Let's say that I better enjoy this peaceful journey without transcendental light after 3 to 4 plays. But in the end, I ended up appreciating this illusion of aridity where yet hides a very subtle sonic moisture.
A new face in our soundscape, even though he has been active in Australia for almost 25 years, Jim Ottaway definitely deserves a stop and we take the time to discover his music. At least with his 2 albums in 2017; Timeless e-Motion and this “Deep Space Blue” which is a nice trip into another kind of ambient music. A more cosmic music with good cosmic orchestrations and a way to build roads to paths that we already know and that take a different dimension here.
Sylvain Lupari (September 10th, 2018) *****
synth&sequences.com
Available at Jim Ottaway's Bandcamp

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                                                  CHRONIQUE en FRANÇAIS
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Album d'ambiances sculpté dans des paysages sonores des oasis d'Eden ou des mirifiques beautés intergalactiques, “Deep Space Blue” a obtenu des critiques dithyrambiques à sa sortie en Août 2017. Digne successeur de Southern Cross, qui lui a permis de gagner le prix du meilleur album de musique cosmique en Australie, ce 2ième opus de Jim Ottaway en 2017 est un savoureux mélange de Steve Roach, Kevin Braheny et Edgar Froese, notamment la pièce-titre, dans une vision céleste très dominante. L'album est encore une fois proposé en CD manufacturé et soigneusement enveloppé d'une pochette digipack à 4 panneaux, conçut par Jim Ottoway, devenant ainsi le 10ième album du musicien de Queensland en Australie à être proposé sur le marché international.
Doux, "Astral Voices" s'installe entre nos oreilles avec des multi couches de synthé, dont certaines avec un léger effet de bourdonnements, où des filets d'une voix de déesse séraphiques se mélangent aux murmures d'une chorale astrale. Les bruits d'une faune d'une oasis cosmique pétillent discrètement derrière ce voile de voix qui se noue à des orchestrations aussi lentes que les ailes d'un aigle dérivant contre les vents. Il y a aussi un bel effet d'acuité et d'intensité dans ces murmures astraux. "In Search of the Lost Star" dérive autant que nos pensées dans une structure lente, menée par différents niveaux d'intensités d'orchestrations lunaires. L'enveloppe du décor est très cosmique avec des effets sonores qui font assez Jarre, Oxygène et Équinoxe, dans ce titre qui ajoute aussi des nappes de voix à des orchestrations qui s'entortillent comme un serpent géant porteur d'un virus morphique. Le synthé pleure à 2 ou 3 endroits avec des complaintes plutôt sensibles d'un instrument à vent qui nous rentre facilement sous l'épiderme. Une structure de rythme à la Steve Roach, notamment des séquences organiques, alimentent la vision cosmique de "39.5 Light-Years (TRAPPIST-1)". Une chorale monastique, on entend même tinter des cloches dans un désert astral, vit au travers des vents, ou des chants, spectraux qui balaient ses horizons sonores, lui conférant une infime sensation de désespoir. C'est très monacal comme approche. "Stars of Ice" étreint une approche New Age, genre Ray Lynch, avec une suite de tintements carillonnés qui dansent et tintent dans de beaux chants flûtés. Il y a de bons courants d'intensité dans cette musique d'ambiances plus ésotérique que cosmique, quoique les deux vont bien ensemble dans cette rafale de lignes et de leurs effets adjacents qui surdimensionnent un canevas sonore aussi imbriqué que dans "Astral Voices". La pièce-titre est tout simplement sublime! Une structure rythmique oscille paisiblement dans une tempête de vents astraux où les poussières d'étoiles nous sifflent entre les oreilles. Le débit est cosmique et les effets viennent d'une autre planète. Ici comme partout dans “Deep Space Blue”, l'amoncellement des nappes de brouillard et d'orchestrations brumeuses ajoute un degré émotif qui rencontre son zénith avec de splendides et musicales nappes de synthé aux couleurs d'Edgar Froese en 2ième partie. J'entends les ambiances et les vapeurs de synthé aux parfums de trompettes célestes de Age aux travers les 11 minutes de ce délicieux "Deep Space Blue". "Interplanetary Panspermia" nous trimballe au-delà des horizons cosmiques avec une approche qui demande une plus grande ouverture d'esprit puisque le noyau sonique est composé de matières bourdonnantes et résonnantes. En fait, c'est un titre très contemplatif, méditatif avec ces lignes qui étirent leur charisme comme si elles rayonnaient des illusions de gongs géants aseptisés par une vision très éthérée. Disons que j'ai mieux apprécier ce paisible voyage sans lumière transcendantale après 3 à 4 écoutes. Mais au final, j'ai fini par apprécier cette illusion d'aridité où pourtant se cache une humidité sonique très subtile.
Un nouveau visage dans notre décor sonore, même s'il est actif en Australie depuis près de 25 ans, Jim Ottaway mérite absolument que l'on s'arrête et que l'on prenne le temps de découvrir sa musique. À tout le moins avec ses 2 albums en 2017; Timeless e-Motion et ce “Deep Space Blue” qui est un beau voyage dans un autre genre de musique ambiante. Une musique plus cosmique avec de belles orchestrations et une façon de construire des routes vers des chemins que l'on connait déjà et qui prennent une toute autre dimension ici.  

Sylvain Lupari 10/09/18

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