dimanche 30 septembre 2018

F.D. PROJECT: Roots (2018)

“Roots is as good as Timeless II and has this something about beats that are very catchy, lively and finally very harmonious...plus the guitar”

1 Roots 9:42
2 Revolution 8:42
3 Deep Dream 6:30
4 50 Years TD...Tribute 11:51
5 Bells 7:34
6 B.T.T.R 9:17
7 Open Land 8:55
FD Project Music (CD/DDL 62:23)
(Berlin School)
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 **Chronique en français plus bas**
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Timeless II had consolidated the position of FD Project in the list of very influential musicians in the spheres of the EM of the Berlin School genre. And it's not with “Roots” that the German multi-instrumentalist will lose a centimeter of his place. Album teeming with very catchy rhythmic patterns, “Roots” proposes 7 structures laying down on movements of the sequencer which moves like a nest of rhythmic serpents. The sequences vibrate with usual tones as distorted and the percussions adjust these rhythms between phases of dance and others more sedentary while the synths and the guitar adjust their duels in a fascinating complicity which flows with so much evidence ... as if one can't go without the other in the FD Project universe.
The title-track is reminiscent of Edgar Froese. The movement of the sequencer offers a line of rhythm that zigzags between its soft tones and other with distorted sounds. Another line is grafted and then another ... "Roots" then becomes a gyratory rhythmic crossroads which ends up relying on sober percussions. It's pure Berlin School from the late 70's with a rhythmic and melodic structure that moves its loops under good effects of astral mist and solos blown from the fingertips. "Revolution" follows with a good electronic rock that is just straddling a slow and lively structure. Heavy and spheroidal, the rhythm is certainly very catchy for the feet while serving as a basis for a guitar which exploits its heavy and aerial solos without forgetting its dance of the riffs. Some big electronic rock unique to the signature of Frank Dorittke. "Deep Dream" is another very catchy title. Its minimalist structure offers a good rhythm with slightly spasmodic curves. Sober percussions add a slight stir to a rhythmic ritornello that is thirsty for Techno and whose main core freezes an ear-worm well connected to our feet. The solos are divided between those of a synth, which leaves more room for rhythmic charm, and a voracious guitar which proves the possibility of a real complicity between the synth and the guitar in the world of EM.
"50 Years TD ... Tribute" is a title that is more attached to the influences of Edgar Froese than Tangerine Dream. Its rhythm structure is just as sedentary as the others in “Roots”. It wavers between its musical and distorted tonalities while being surrounded by nebulous effects and other slightly more organic effects. I try to find the links between this title and its meaning! One thing is certain however; that's the kind of title that requires several plays before seducing unlike the other 6 tracks on this album which are literally more accessible. "Bells" is another free interpretation and especially an umpteenth tribute to the tubular works of Mike Oldfield. This time the German guitarist-synthesist is inspired by the more contemporary harmonies of Tubular Bells. Molded a bit on the style of "Deep Dream", "B.T.T.R" offers a good dizzying electronic rock which is rich of its lively and jerky sequences. The percussions give tone to this structure whose skillful mesh between the tones of the sequencer inspires a rock dance that welcomes its guitar solos after 6 minutes of enticing rhythm. "Open Land" ends this last opus of FD Project with a down-tempo approach that also relies on these patterns of intertwined and delicately convulsive rhythms which make the main charm of “Roots”. Repetitive and magnetizing, "Open Land" is spinning like an ethereal waltz while offering this delightful balance between the effects of synth and the solos of a more discreet guitar. It's very Tangerine Dream, especially the guitar with its Edgar Froese's perfumes.
The great strength of “Roots” is that it offers a music that one tames without difficulty. The rhythms are lively, catchy and melodious, even if they are conceived in the intertwining of a herd of serpents frozen at the same spot, whereas the guitar solos always have this little something inexplicable which brings out here the legendary solos of Edgar Froese. The fans of FD Project will be excited about “Roots” while other EM fans should enjoy this album without too much difficulty and maybe even get into his universe, especially since Frank Dorittke has officially opened his Bandcamp site. The download version of “Roots” is available there, while the CD will be on sale around October 20th.
Sylvain Lupari (September 30th, 2018) ****¼*
synth&sequences.com
Available at FD Project Bandcamp

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                                           CHRONIQUE en FRANÇAIS
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Timeless II avait consolidé la place de FD Project dans la liste des musiciens très influents dans les sphères de la MÉ du genre Berlin School. Et ce n'est pas avec “Roots” que le multi-instrumentaliste Allemand va perdre un centimètre de sa place. Album grouillant de patterns rythmiques très entraînants, “Roots” propose 7 structures posées sur des mouvements du séquenceur qui s'agite comme un nid de serpents rythmiques. Les séquences vibrent de tonalités usuelles comme distorsionnées et les percussions ajustent ces rythmes entre des phases de danse et d'autres plus sédentaires alors que les synthés et la guitare ajustent leurs duels dans une fascinante complicité qui coule avec tellement d'évidence…comme si l'un n’allait pas sans l'autre dans l'univers de F.D. Project.
La pièce-titres est réminiscence d'Edgar Froese. Le mouvement du séquenceur offre une ligne de rythme qui zigzague entre ses tonalités douces et d'autres rongées de distorsions. Une autre ligne se greffe et puis une autre…"Roots" devient alors un carrefour rythmique giratoire qui finit par s'appuyer sur de sobres percussions. C'est du pur Berlin School de la fin des années 70 avec une structure à la fois rythmique et mélodique qui promène ses boucles sous de bons effets de brume astrale et des solos soufflés du bout des doigts. "Revolution" suit avec un bon rock électronique qui est juste à cheval entre une structure lente et vivante. Lourd et sphéroïdal, le rythme est certainement très entraînant pour les pieds tout en servant de base à une guitare qui exploite ses solos lourds et aériens sans oublier sa danse des riffs. Du gros rock électronique unique à la signature de Frank Dorittke. "Deep Dream" est un autre titre très entraînant. Sa structure minimaliste propose un bon rythme avec des rondeurs légèrement spasmodiques. De sobres percussions ajoutent un léger entrain à une ritournelle rythmique qui a soif de Techno et dont le noyau principal fige un ver-d'oreille bien connecté à nos pieds. Les solos sont divisés entre ceux d'un synthé, qui laisse plus de place au charme rythmique, et une guitare vorace qui démontre la possibilité d'une réelle complicité entre le synthé et la guitare dans l'univers de la MÉ.
"50 Years TD...Tribute" est un titre qui est plus attaché aux influences d'Edgar Froese que de Tangerine Dream. Sa structure de rythme est tout autant minimaliste sédentaire que les autres dans “Roots”. Elle vacille entre ses tonalités autant musicales que distorsionnées tout en étant entourée d'effets nébuleux et d'autres effets un peu plus organiques. J'essaie de trouver les liens entre ce titre et son sens! Une chose est certaine cependant; c'est le genre de titre qui demande plusieurs écoutes avant de séduire comme les 6 autres titres de cet album qui sont littéralement plus accessibles. "Bells" est une autre libre interprétation et surtout un ixième hommage aux œuvres tubulaires de Mike Oldfield. Cette fois-ci le guitariste-synthésiste Allemand s'inspire des harmonies plus contemporaines de Tubular Bells. Moulé un peu sur le style de "Deep Dream", "B.T.T.R" offre un bon rock électronique étourdissant qui est riche de ses séquences vives et saccadées. Les percussions donnent du tonus à cette structure dont l'habile maillage entre les tonalités du séquenceur inspire une danse rock qui accueille ses solos de guitare après 6 minutes de rythme entrainant. "Open Land" termine ce dernier opus de FD Project avec une approche d'un genre down-tempo qui s'appuie aussi sur ces patterns de rythmes entrecroisées et délicatement convulsifs qui font le principal charme de “Roots”. Répétitif et magnétisant, "Open Land" tournoie comme une valse éthérée tout en offrant cette délicieuse balance entre les effets de synthé et les solos d'une guitare plus discrète. Ça fait très Tangerine Dream, surtout la guitare et ses parfums d'Edgar Froese.
La grande force de “Roots” est qu'il offre une musique qui s'apprivoise sans difficultés. Les rythmes sont vivants et mélodieux, même si cogités dans des entrelacements d'un troupeau de serpents figés à la même place, alors que les solos de guitare ont toujours ce petit quelque chose d'inexplicable qui fait ressortir ici les légendaires solos d'Edgar Froese. Les fans de FD Project seront emballés par “Roots” alors que les autres fans de MÉ devraient apprécier cet album sans trop de difficultés et peut-être même s'introduire à son univers, surtout que Frank Dorittke a officiellement ouvert son site Bandcamp. La version téléchargeable de “Roots” y est disponible, alors que le CD sera en vente autour du 20 Octobre.

Sylvain Lupari 30/09/18

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