jeudi 6 septembre 2018

ERIC G: Nophicord (2018)

“In its old tones of the French cosmi rock of the 70's Nophicord turns out to be a nice journey in time”
1 Me and Dali 11:10
2 Checkpoint Charlie 6:36
3 In the Moog (version) 4:29
4 Black Star 5:53
5 Space Walz 2:48
6 In the Head of a Hippopotamus with Decease 6:08
7 The Mountain Woman 4:21
8 Nophricord 4:01

Eric g Music (DDL 45:30)
(Cosmic Rock in the French School style)
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 **Chronique en français plus bas**
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It's with a beautiful line of flute that crosses the echoes of cosmic effects that "Me and Dali" settles between my ears. The melody is pleasant with its vintage perfume and is easily hissed. A juicy sequence leaps on the spot, radiating its resonance that carves an ancient procession. I wonder if I'm not hearing some old Michael Garrison, so much the walk in the cosmos in "Me and Dali" sounds old. The sonic perfumes are very analog whereas the pulsating road of the title remains intact and the music continues its ascent with an increased intensity of the synth and its voice of Mellotron with a so bucolic charm. After nearly 5 years of silence, either from the album Visions released at the end of 2012, Erik g. is making a comeback with a remastered version of his first album. Originally composed around the years 80-82, “Nophicord” was interpreted and recorded on cassette tape with a handful of synths and 2 recorders. Rudimentary means for a first album that never came out of Sweden. An album that doesn't even appear in the musical bibliography of Eric g. Imagined my surprise! The Swedish musician has thus pulled it out from his archives and has re-recorded the titles with more synths and a better source of recording, while retaining the original tones which flirt with the old model of the French School, so much the music of Eric g is carried by the influences of Jean-Michel Jarre. In fact, the fans of the synthesist from France should have this “Nophicord” at ear!
It's instead in Vangelis perfumes that "Checkpoint Charlie" makes its appearance. A reverberant wave, a bit like a finger that is placed on a sound canvas and makes waves which multiply in circles, is the portal of a universe of ambiences loaded by granular mist. Synth blades sweep the horizons with a tone that becomes more and more like Vangelis in atmospheres of Frederic Mercier (Music from France). The sequences begin to spark around the second minute, freezing a spasmodic carpet which hosts another sequence that hops with a melodious approach. Solos are raining here, as well as organ pads settle down, while another line, more pulsating, cements a stationary rhythm that even the percussions struggling to move. Complex with its multi lines of rhythms, of synth and solos, "Checkpoint Charlie" remains well frozen in the years 75-78 of EM from France. And it's even more convincing with "In the Moog (version)" which is almost identical, the structure of rhythm is anyway, to Oxygene IV from Jean-Michel Jarre. It goes pretty bad at first, but I let myself be seduced by this candid melody very focused on this so charming electronic rhythm of Jarre. "Black Star", as well as "In the Head of a Hippopotamus with Decease" are titles of atmospheres pushed by series of synth pads, decorated with electronic effects, which make us imagine cosmic storms. Serious chords give an emotional touch to these atmospheres which are ultimately joined by shy solos. The short "Space Walz", more lively and jerky and especially the title track "Nophricord" are other tracks fed and carried by these same structures of melodious rhythms that shake "In the Moog (version) ". Perhaps too stuck on the essences of Jarre and Garrison, I must also add Frédéric Mercier, they are nevertheless good cosmic rocks from those golden years of EM. "The Mountain Woman" is a title a bit apart in this collection by its very Tangerine Dream influences, White Eagle period, especially in the effects. The introduction is reminiscent of these extraterrestrial songs from the early Twilight Zone TV show. The rhythm straddles between the French approach and that of TD while the harmonies are undeniable French School style with a zest of Alien material. A good title which is too short!
In the end, “Nophicord” turns out to be a beautiful journey in time where the rhythms were pushed by beat-boxes and by these sequences with the attractive tones of giant pit vipers. I feel really immersed in the years 76-78 with Eric g who really over-dressed his structures with a plethora of multi layers, of rhythms, of moods and with very nice rhythmic melodies. If the similarities annoyed me at the beginning, I got used to it and I dug in my collection to find and to listen to albums such as Oxygene, Rendez-vous, Music from France and Prisms, this one from Michael Garrison.
Sylvain Lupari (September 5th, 2018) ***½**
synth&sequences.com
Available on Eric g. Bandcamp

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                                         CHRONIQUE en FRANÇAIS
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C'est avec une belle ligne de flûte qui traverse les échos d'effets cosmiques que "Me and Dali" s'installe entre mes oreilles. La mélodie est agréable avec son parfum vintage et se siffle aisément. Une séquence juteuse bondit sur place, irradiant ses résonnances qui sculpte une procession antique. Je me demande si je n'entends pas du vieux Michael Garrison, tant la marche dans le cosmos de "Me and Dali" sonne vieillot. Les parfums sonores sont très analogues alors que la route pulsatoire du titre reste intacte et que la musique poursuit son ascension avec une intensité accrue du synthé et de sa voix de Mellotron au charme si bucolique. Après près de 5 ans de silence, soit depuis l'album Visions paru à la fin de 2012, Erik Grönberg revient avec une version remasterisée de son premier album. Composé initialement autour des années 80-82, “Nophicord” a été interprété et enregistré sur K7 avec quelques synthés et 2 enregistreurs. Des moyens rudimentaires pour un premier album qui n'est jamais sorti de la Suède. Un album qui ne figure même pas dans la bibliographie musicale d'Eric g Imaginez ma surprise! Le musicien Suédois a donc tout ressorti de ses archives et a réenregistré les titres au grand complet avec plus de synthétiseurs et une meilleure source d'enregistrement, tout en conservant les tonalités d'origine qui flirtent avec le vieux modèle de la French School, tant la musique d'Eric g est portée par les influences de Jean-Michel Jarre. D'ailleurs, les fans du synthésiste de France devrait avoir ce “Nophicord” à l'oreille!
C'est par contre dans des parfums de Vangelis que "Checkpoint Charlie" fait son apparition. Une onde réverbérante, un peu comme un doigt que l'on pose sur une toile sonore et que les ondes se multiplient par cercles, est le portail d'un univers d'ambiances de brume granuleuse. Des lames de synthé balaient les horizons avec une tonalité qui devient de plus en plus comme du Vangelis dans des ambiances de Frédéric Mercier (Music from France). Les séquences se mettent à pétiller autour de la 2ième minute, figeant un tapis sonore spasmodique qui accueille une autre séquence qui sautille avec une approche mélodieuse. Des solos pleuvent, de même que des nappes d'orgue s'installent, alors qu'une autre ligne, plus pulsatrice, cimente un rythme stationnaire que même des percussions peinent à faire bouger. Complexe avec ses multi lignes de rythmes, de synthé et des solos, "Checkpoint Charlie" reste bien figé dans les années 75-78 de la MÉ de France. Et c'est encore plus probant avec "In the Moog (version)" qui est quasi identique, la structure de rythme l'est néanmoins, à Oxygene IV de Jean-Michel Jarre. Ça passe plutôt mal au début, mais je me suis laissé séduire par cette candide mélodie très portée sur ce rythme électronique si charmant de Jarre. "Black Star", de même que "In the Head of a Hippopotamus with Decease" sont des titres d'ambiances poussés par des séries de nappes de synthé, ornées des effets électroniques, qui nous font imaginer des tempêtes cosmiques. Des accords graves donnent une touche émotive à ces ambiances qui sont au final rejointe par des solos timides. Le court "Space Walz", plus vif et saccadé et surtout la pièce-titre "Nophricord" sont d'autres titres nourris et portés par ces mêmes structures de rythmes mélodieux qui secouent "In the Moog (version)". Peut-être trop collés sur les essences de Jarre et de Garrison, je dois ajouter aussi Frédéric Mercier, ce sont néanmoins de bons rocks cosmiques des années d'or de la MÉ. "The Mountain Woman" est un titre qui détonne dans cette collection de titres par ses influences très Tangerine Dream, période White Eagle, notamment au niveau des effets. L'introduction rappelle un peu ces chants d'extraterrestres des premières années de années Twilight Zone. Le rythme est à cheval entre l'approche française et celle de TD alors que les harmonies sont indéniables du style French School avec un zest de matière Alien. Un bon titre qui est trop court!
Au final, “Nophicord” s'avère être un beau voyage dans le temps où les rythmes étaient poussés par des percussions en boîtes et par ces séquences aux séduisantes tonalités de crotales géants. Je me sens vraiment plongé dans les années 76-78 avec un Eric g qui a vraiment sur-habillé ses structures avec une pléthore de multi couches, de rythmes, d'ambiances et de mélodies rythmiques. Si les ressemblances m'ont agacé ont début, je m'y suis bien habitué et j'ai ressorti des albums tels qu'Oxygene, Rendez-vous, Music from France et Prisms de Michael Garrison

Sylvain Lupari 05/09/18

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