jeudi 23 août 2018

STEVE ROACH: Electron Birth (2018)

“That's got to be a wonderful trip in time where Traveler and Empetus were going to guide the destinies of Dreamtime Return, of the Electron Birth”

1 Electron Birth 54:49
2 Cloud Currents 12:14
Timeroom Editions ‎– TM45
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  **Chronique en français plus bas**
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While he was giving his concert to celebrate the 30th anniversary of Dreamtime Return, Steve Roach also performed nearly an hour of additional music in front of his fans. “Electron Birth” is the result of this overflow of creativity from the leader of the Pacific School. Empetus and Stormwarning were monuments of rhythms driven by crazy sequencers. Subsequently, Steve Roach scattered his few sequencer-based style opuses in his impressive discography. I think of Life Sequence, Storm Surge: Live at NEARfest, Proof Positive and a few others that I could forget. But in recent years, the American musician-synthesist surprised us by reintroducing works pushed by sequencers, sometimes soft sometimes ambient and sometimes violent as with Skeleton Keys, Live in Tucson: Pinnacle Moments and some segments in albums such as Spiral Revelation or Emotion Revealed. But Nothing like in here. In this last monument of rhythm pushed by a sequencer in madness; Electron Birth. Except that this time, the title track of "Electron Birth" propels us in the main axes of Empetus and Stormwarning, at this time when Steve Roach could compete hand high with the masters of the genre of the Berlin School style.
The synth wave has just risen that already is swarming a feverish rhythmic membrane sculpted by a sequencer and a furious oscillating line of bass sequences whose keen dancing chords succeed each other at such a speed that we think to hear two lines. Already a little subtlety in this rhythmic decor catches the movement which presents a continuous flow of lively chords where some are struggling to follow this furious linear dance. Other sequences and other lines of sequences get grafted here, structuring a rare mosaic of multi sequenced lines which interact with the different flows and/or slightly modified cadences. And those who think about this furious rhythmic flow that ended Poland with the Horizon finale, that's exactly what "Electron Birth" is made of. Except here, the flow is sustained throughout its 55 minutes. Quieter moments are in 2 or 3 places, except that the rhythm remains nervously floating with chords which sizzle or flicker on the spot, waiting for the docking of another rhythm structure. The rhythmic multi layers of "Electron Birth" are carved in a minimalist vision whose snags, stumbling chords or yet another exit of the rhythmic highway mitigates a rate that will be vivified again a few oscillating loops further. This tapestry of incessant rhythms flows with such fluidity in its changes of direction that even the more ambient phases fly like dragonfly wings in the eye of a living kaleidoscope. This giant minimalist skeleton doesn't generate any moment of weariness or boredom since Steve Roach adjusts the pace after brief encounters with more morphic synths, like the 24th to the 27th minute when "Electron Birth" takes a more organic texture in a cadence reoriented towards a clanic trance spirit to burn the soles of the feet. A pure genius track that must end one of these days and it's done smoothly from the 50th minute when the last beats of the sequencer are dying in these anesthetic synth layers unique to the signature of Steve Roach. And it's a bit what is "Cloud Currents"; a long breeze of ambient elements which clings to the last shivers of "Electron Birth" in order to explore another level where Roach excels. Be the music of ambiences, with a nice intensity in its first 8 minutes where layers of synths scream to the moon before offering their sweetness by a symphony of cavernous breezes.
We must remember this 30th anniversary of Dreamtime Return, because Steve Roach has put us the ears full with two opuses of an EM in tune with all our greediness and our expectations. Even those that some didn't expect any more, like this "Electron Birth" and especially of its title-track. A trip back in time, in these beautiful years where Traveler and Empetus were going to guide the destinies of Dreamtime Return. Memorable!
Sylvain Lupari (August 22nd, 2018) *****
synth&sequences.com
Available on Steve Roach Webshop and/or Bandcamp

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                                           CHRONIQUE en FRANÇAIS
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Lors de son concert afin de célébrer le 30ième anniversaire de Dreamtime Return, Steve Roach a aussi performé près d'une heure de musique additionnelle devant ses fans. “Electron Birth” est le résultat de ce trop-plein de créativité du leader de la Pacific School. Empetus et de Stormwarning ont été des monuments pour les rythmes montés sur des séquenceurs fous. Par la suite, Steve Roach éparpillait ses quelques œuvres du même genre dans son imposante discographie. Je pense entre autres à Life Sequence, Storm Surge: Live at NEARfest, Proof Positive et quelques autres que j'ai pu oublier. Mais dans les dernières années, le musicien-synthésiste Américain nous a surpris en réintroduisant des œuvres menées par des séquenceurs, parfois doux tantôt ambiants et parfois violents comme avec Skeleton Keys, Live in Tucson: Pinnacle Moments et de longs segments dans des albums tel que Spiral Revelation ou encore Emotion Revealed. Mais aucun d'entre eux n'a atteint le niveau proposé ici. Donc, voici son dernier monument de rythme poussé par un séquenceur en folie;
"Electron Birth". Sauf que cette fois-ci, la pièce-titre de “Electron Birth” nous propulse dans les grands axes d'Empetus et de Stormwarning, à cette époque où Steve Roach pouvait faire compétition la main haute avec les maîtres du genre dans le style Berlin School.
L'onde du synthétiseur vient à peine de se lever que déjà fourmille une fébrile membrane rythmique sculptée par un séquenceur et une furieuse ligne oscillatrice de basses séquences dont la vive gigue des accords se succèdent à une telle vitesse qu'on pense entendre deux lignes. Déjà une petite subtilité dans ce décor rythmique attrape le mouvement qui présente un flot continue d'accords vifs où quelques-uns peinent à suivre cette furieuse danse linéaire. D'autres séquences et d'autres lignes de séquences se greffent, structurant une rare mosaïque de multi-lignes de séquences qui interagissent avec les flux différents et/ou légèrement modifiés de la cadence. Et ceux qui pensent à ce furieux débit rythmique qui clôturait Poland par la finale d'Horizon, c'est exactement de quoi est fait "Electron Birth". Sauf qu'ici, le débit est soutenu tout au long de ses 55 minutes. Des moments plus calmes se pointent à 2 ou 3 endroits, sauf que le rythme reste nerveusement flottant avec des accords qui grésillent ou qui papillonnent sur place, attendant l'arrimage d'une autre structure de rythme. Les multi couches rythmiques de "Electron Birth" sont taillées dans une vision minimaliste dont les accrocs, les trébuchages des accords hébétés ou encore une autre sortie de l'autoroute rythmique atténue une cadence qui sera vivifiée à nouveaux quelques boucles oscillatrices plus loin. Cette fresque de rythmes incessants coule avec une telle fluidité dans ses changements de direction que même les phases plus ambiantes volètent comme les ailes de libellules dans l'œil d'un kaléidoscope vivant. Cette géante ossature minimaliste n'engendre aucun moment de lassitude ou d'ennuie puisque Steve Roach ajuste la cadence après de brèves rencontres avec des ailes de synthé plus morphique, comme de la 24 à la 27ième minute où "Electron Birth" prend une texture plus organique dans une cadence réorientée vers de la transe clanique à brûler la plante des pieds. Du pur génie qui doit bien finir et ça se fait en douceur à partir de la 50ième minute où les derniers battements du séquenceur rendent vie dans ces couches anesthésiantes uniques à la signature de Steve Roach. Et c'est un peu ce qu'est "Cloud Currents"; un long souffle d'ambiances qui s'accroche au derniers frissons de "Electron Birth" afin d’explorer un autre niveau où Roach excelle. Soit la musique d'ambiances, avec une belle pointe d'intensité dans ses 8 premières minutes où les couches de synthés crient à la lune des déserts avant d’offrir leurs douceurs par une symphonie de brises caverneuses. 
Il faut se souvenir de ce 30ième anniversaire de Dreamtime Return, car Steve Roach nous a en mis plein les oreilles avec deux opus d'une MÉ au diapason de toutes nos gourmandises et nos attentes. Même celles que certains n'attendaient plus, comme ce “Electron Birth” et surtout de sa pièce-titre. Un voyage dans le temps, dans ces belles années où Traveler et Empetus allaient guider les destinées de Dreamtime Return. Mémorable!

Sylvain Lupari 22/08/18

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