mardi 7 août 2018

ALBA ECSTASY: The Strings of Hades (Remastered 2018)

 “On The Strings of Hades Alba Ecstasy goes in those years of Trancefer to Audentity, a land that very few musicians have visited”
1 The Great Transition (LIVE) 12:36
2 The Strings of Hades 41:15

Alba Ecstasy  Music (DDL 53:51)
(Ambient & Industrial music)
====================================
  **Chronique en français plus bas**
====================================
I forgot to write about this Alba Ecstasy's album which was nominated at the Schallwelle Electronic Music Award in 2015. And that's where one observes that the tastes are different and that the work of Mihail Adrian Simion is especially recognized by its peers and the industry. Released in February 2015, “The Strings of Hades” has been reissued, still as a download, with a new remix in March of this year. The particularity of this album is "The Great Transition" which was played and recorded live in the studio of Alba Ecstasy. Divided into two segments, the structure begins by a hesitant rhythm like a cat playing lazily with his mouse. If this rhythm is relatively common in EM, it's this superb strident synth solo that floods our ears for a good 5 minutes which holds the most attention. Always influenced by the Klaus Schulze School, the Romanian synthesist adds drum effects around the 6th minute, bringing a touch of rock and dance to a solid track that melts into a very ambiospheric finale where ambient-generating engines roar in an industrial setting. However, the pièce de résistance of this album is its long sonic river quiet, dark and penetrating not to say intriguing. Sonic graffiti and reverberation effects soaked of white noise stagnate an introduction that is also filled with industrial lamentations. A sequencer awakens around the 8th minute by making frolic some bass sequences which jump in these emanations sound. The movement structures an ambient and hypnotic rhythm with some nuances in the oscillations, joining a cello whose metallic strings melt its harmonies with the industrial rumblings. Alba Ecstasy immerses his listeners in the wonderful iconoclastic universe of the Trancefer to Audentity years from Klaus Schulze. A complex and destabilizing universe that very few musicians, I do not know any if not Schulze himself, have exploited over the years and that Mihail Adrian Simion is spraying of some very nice solos from a chimerical cello. Audacious and fascinating, "The Strings of Hades" continues its long road in the industrial vapors and on this movement of hypnotic sequences well anchored on the modulations of bass sequences which vanish at the door of 20 minutes. The movement then becomes ambient and disordered with the lamentations of machineries dying in an area of desolation. Divided between these mechanic effects under torture and the flight-off of musical cellos, the ambiences of this very long title sink into nothingness. The sequencer emerges again around the 30th minute, adding for a little less than 240 seconds a kind of stationary rhythm with reverberant oscillations which bend beneath the weight of the ambiances in a finale where the rumblings are trying to annihilate a last volley of cellos.
As it's often the case, albums and movies nominated are not for a large audience. “The Strings of Hades” confirms this reality with an album whose creativity is unequivocal. And since creativity doesn't go hand in hand with a commercial approach, this album is for those who have loved the molten metal ambiances that have been hammering cello strings in the years Dig It to Dziekuje Poland by Klaus Schulze.
Sylvain Lupari (July 6th, 2018) ***½**
synth&sequences.com
Available on Alba Ecstasy's Bandcamp

===============================================================================
               CHRONIQUE en FRANÇAIS
===============================================================================

J'avais oublié de vous parler de cet album d'Alba Ecstasy qui fut en nomination au Schallwelle Electronic Music Award 2de 015. Et c'est là que l'on constate que les goûts diffèrent et que le travail de Mihail Adrian Simion est surtout reconnu par ses pairs et par l'industrie. Paru en Février 2015, “The Strings of Hades” a été réédité, toujours sous forme de téléchargement, avec un nouveau remixage en Mars de cette année. La particularité de cet album est "The Great Transition" qui fut joué et enregistré en direct dans le studio d'Alba Ecstasy. Divisée en deux segments, la structure débute sur un rythme hésitant comme un chat jouant paresseusement avec sa souris. Si ce rythme est relativement commun en MÉ, c'est ce merveilleux solo de synthé strident qui inonde nos oreilles pour un bon 5 minutes qui retient le plus l'attention. Toujours influencé par l'École Klaus Schulze, le synthésiste Roumain ajoute des percussions autour de la 6ième minute, amenant une touche de rock et danse à un solide titre qui fond dans une finale très ambiosphérique où les moteurs générateurs d'ambiances grondent dans un décor industriel. Par contre, la pièce de résistance de cet album est son long fleuve sonique tranquille, sombre et pénétrant pour ne pas dire intrigant. Des graffitis soniques et des effets de réverbérations imbibés de bruits blancs font stagner une introduction qui s'emplie aussi de lamentations industrielles. Un séquenceur s'éveille autour des 8 minutes en faisant gambader des basses séquences qui sautillent dans ces émanations sonores. Le mouvement structure un rythme ambiant et hypnotique avec quelques nuances dans les oscillations rejoignant un violoncelle dont les cordes métalliques fusionnent ses harmonies avec les grondements industriels. Alba Ecstasy plonge alors ses auditeurs dans le merveilleux univers iconoclaste des années des années Trancefer à Audentity de Klaus Schulze. Un univers complexe et déstabilisant que très peu de musiciens, je n'en connais aucun si ce n'est Schulze lui-même, ont exploités au fil des ans et que Mihail Adrian Simion arrose de beaux solos d'un violoncelle chimérique. Audacieux et fascinant, "The Strings of Hades" poursuit sa longue route dans des vapeurs industrielles et sur ce mouvement de séquences hypnotiques bien ancré sur les modulations des basses séquences qui s'évanouissent à la porte des 20 minutes. Le mouvement devient alors ambient et désordonné avec des lamentations de machineries qui se meurent dans une zone de désolation. Divisées entre ces effets de mécaniques sous la torture et des échappées de violoncelles musicaux, les ambiances de ce très long titre marinent dans le néant. Le séquenceur émerge à nouveau autour de la 30ième minute, ajoutant pour un peu moins de 240 secondes de rythme stationnaire avec des oscillations réverbérantes qui fléchissent sous le poids des ambiances dans une finale où les grondements tentent d'anéantir une dernière salve de violoncelles.
Comme c'est souvent le cas, les albums, comme les films, primés ne sont pas pour un vaste auditoire. “The Strings of Hades” confirme cette réalité avec un album dont la créativité est sans équivoque. Et comme la créativité ne va pas de pair avec une approche commerciale, cet album est pour ceux qui ont aimé les ambiances de métal en fusion qui martyrisent des cordes de violoncelle dans les années Dig It à Dziekuje Poland de Klaus Schulze.
Sylvain Lupari 06/08/18

Aucun commentaire:

Publier un commentaire