vendredi 6 juillet 2018

PATRICK KOSMOS: Monument (1988-2018)

“Monument is a very charming album which depicts wonderfully the golden age of modern EM such as seen by one of its truly but forgotten pioneer; Patrick Kosmos”
1 Monument 22:49
2 Sunburst 15:16
3 La Silence 3:46
4 Slowmotion 10:04

5 The Last Monument 16:07
Groove | GR-249 (CD/DDL 68:01)
(Cosmic Rock, Berlin School)
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  **Chronique en français plus bas**
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Finally, here is a first review about Patrick Kosmos! And it's to Ron Boots that we owe it. Groove's boss has been very interested by the EM from Belgium since he has reissued the too good Let the Night Last Forever from Walter Christian Rothe. Two other reissues of WC Rothe albums followed, as well as a reissue of an album by AGE. And now, it's Patrick Kosmos' turn! Discrete at the level of promotional activities, Patrick "Kosmos" Wille De Wael has become better known with appearances at various festivals or by giving concerts in places quite typical for the genre (churches, planetariums, etc...). It was during these performances that he sold his cassettes, several of which contained his live recordings. His trademark! With the help of his brother Philip, Ron Boots plans now to reissue the catalog of Patrick Kosmos. And the adventure begins with “Monument”, an album recorded in concert at the legendary KLEM-Day of 1988.
Floating from cosmos, the title-track drifts to our ears with the usual cosmic noises and sonorous filaments which draws lines of fire in the dark. Strange noises are added to this opening rich of its electronic discoveries of the time, whereas strata dragging a heaviness of weeping violins modulate a slow interstellar procession. Pulsations, very spaced, get graft to the movement which turns into a fascinating Berber song. This song hums a melody which seems ancestral and adorned of rattling and of good percussion effects. If the movement remains of a magnetizing slowness, it hosts other percussions, more vivid, and resonant sequences as the song becomes more fluty. This slow opening goes over the first 10 minutes of "Monument". Subsequently, the rhythm gets lively with a battle of rattling and drums in glass tones and whose tumult accentuates the velocity of an ascending line of bass pulsations. The music explodes more than the rhythm when the 10 minute's point arrives. The charge comes from a synth and its angry solos which hoot like extraterrestrial effects in the Twilight Zone of the 60's. The percussions are still in mode tap-dancing while the sequences spit weight and the orchestrations add a dramatic momentum as strong than disturbing. A deep and intense moment which deserves its ethereal finale. "Sunburst" offers a less homogeneous structure. After an ambiospherical opening unique to this time, the music explodes into a good cosmic rock with orchestral arrangements, at the level of synth pads which sing while flying with their violin wings. Even though the percussions display this soulless drum machine tone, some are simply delicious and lead to a lively structure with sequences of contrasting hues, either be bass tones or glass tints. These sequences are the cradle of a long interlude with no sustained rhythm, unfolding rhythmic refrains which sparkle like a mad xylophone. They also guide us to the 2nd phase of "Sunburst". Towards its explosions of philharmonic percussions, its ephemeral rhythms and its fluty songs which show Patrick Kosmos' skill on Mellotron, whose cottony mists remain throughout the setting of this “Monument”.

Majestic in its seraphic envelope, "La Silence" spreads out its melancholy coat sewn into harmonies guided by a synth, its shrill waves and its perfumes of a sharp flute. Everything melts into a beautiful lullaby whose radiation exceeds our borders. Impossible to not like it, "Slowmotion" is a title that makes me think a lot about Robert Schroeder, period 82-83. The rhythm is as slow as the title-track, but more animated by an excellent sequencer game, for the time, and its many percussive effects. "The Last Monument" takes a little bit of the essences of the title-track but in a more lento vision. A vampiric bass line modulates an overwhelming procession under a sky filled of stellar effects. Little by little, filaments emerge from this slow approach and they flee towards an acceleration of the movement. The percussions get stir up at the same time as the sequences and the astral harmonies get lost in a fiery rock fed by good, thunderous and sharp solos. On a purely electronic rhythm, this rock phase of the guitar merges with a synth and its orchestrations which take an impressive form of solos. This is the war between this synth and this guitar, nailing one of the most violent heavy cosmic rock in the spheres of modern EM. This violent 5 minutes looks for its ambient phase a little before the point of 11 minutes, bringing "The Last Monument" to a cinematic, dramatic and very worthy of an album that gave me chills more than once. Quickly, the next chapter!
Sylvain Lupari (July 4th, 2018) *****
synth&sequences.com
Available on Groove NL
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CHRONIQUE en FRANÇAIS
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Enfin, voilà une première chronique à propose de Patrick Kosmos! Et c'est à Ron Boots que nous la devons. Le boss de Groove s'intéresse de très près à la MÉ en provenance de la Belgique depuis qu'il a remasterisé le trop bon Let the Night Last Forever de Walter Christian Rothe. Deux autres rééditions d’albums de WC Rothe ont suivi, ainsi qu'une réédition du groupe AGE. Et maintenant, c'est au tour de Patrick Kosmos! Discret au niveau activités promotionnelles, Patrick "Kosmos" Wille De Wael s'est fait mieux connaître avec des apparitions à divers festivals ou en donnant des concerts dans des endroits assez typiques pour le genre (églises, planétariums, etc…). C'est durant ces prestations qu'il vendait ses cassettes dont plusieurs contenaient ses enregistrements en spectacle. Avec l'aide de son frère Philip, Ron Boots planifie de rééditer le catalogue de Patrick Kosmos. Et l'aventure débute avec “Monument”, un album enregistré en concert au légendaire KLEM-Day de 1988.
Flottant du cosmos, la pièce-titre dérive jusqu'à nos oreilles avec les bruits cosmiques d'usage et des filaments sonores qui décrivent des lignes de feu dans le noir. D'étranges bruits s'ajoutent à cette ouverture riche de ses découvertes électroniques de l'époque, alors que des nappes traînant une lourdeur de violons pleureurs modulent une lente procession interstellaire. Des pulsations, très espacées, se greffent au mouvement qui se transforme en un fascinant chant Berbère. Ce chant fredonne une mélodie qui semble ancestrale ornée de cliquetis et de bons effets de percussions. Si le mouvement reste d'une lenteur magnétisante, il accueille d'autres percussions, plus vives, et des séquences résonnantes alors que le chant devient plus flûté. Cette lente ouverture s'étend sur les 10 premières minutes de "Monument". Par la suite, le rythme s'anime avec une bataille de cliquetis et des percussions en verres dont le tumulte accentue la vélocité d'une ligne ascendante de basses pulsations. La musique explose plus que le rythme lorsque le point des 10 minutes arrive. La charge vient d'un synthé et de ses solos rageurs qui hululent comme ces effets extraterrestres dans le Twilight Zone des années 60. Les percussions sont toujours en mode claquettes alors que les séquences crachent du poids et que les orchestrations ajoutent un élan dramatique aussi fort que troublant. Un moment fort et très intense qui mérite sa finale éthérée. "Sunburst" propose une structure moins homogène. Après une ouverture ambiosphérique unique à cette époque, la musique explose en un bon rock cosmique avec des arrangements un brin orchestral, au niveau des nappes de synthé qui chantent en volant de ses ailes de violon. Même si les percussions affichent cette tonalité de boîte à rythme sans âme, certaines sont tout simplement délicieuses et conduisent une structure vivifiée par des séquences aux teintes contrastantes, soit basses ou en verres. Ces séquences sont le berceau d'un long intermède sans rythme soutenu, déployant des refrains rythmiques qui pétillent comme un xylophone en folie. Elles nous guident aussi vers la 2ième phase de "Sunburst". De ses explosions de percussions philarmoniques, de ses rythmes éphémères et de ses chants flûtés qui démontrent toute l'adresse de Patrick Kosmos au Mellotron dont les brumes cotonneuses restent à la grandeur du décor de “Monument”.
Majestueux dans son enveloppe séraphique, "La Silence" étend son manteau de mélancolie cousu dans des harmonies guidées par un synthé, ses ondes stridentes et ses parfums d'une flûte acérée. Le tout fond en une très belle berceuse dont les rayonnements dépassent nos frontières. "Slowmotion" est un titre qui me fait penser énormément à du Robert Schroeder, période 82-83. Le rythme est aussi lent que la pièce-titre, mais plus animé avec un excellent jeu du séquenceur, pour l'époque, et de ses moult effets percussifs. "The Last Monument" reprend un peu les essences de la pièce-titre mais dans une vision plus lento. Une ligne de basse vampirique module une procession accablante sous un ciel bardé d'effets stellaires. Peu à peu, des filaments s'extirpent de cette approche lente pour fuir vers une accélération du mouvement. Les percussions s'agitent en même temps que les séquences et les harmonies astrales se perdent dans un rock fougueux alimenté par de bons solos tonitruants et acérés. Sur un rythme purement électronique, cette phase rock de la guitare fusionne avec un synthé et ses orchestrations qui prennent une impressionnante forme de solos. C'est la guerre entre ce synthé et cette guitare, clouant un des plus violent rock cosmique lourd dans une étiquette de MÉ. Ce violent 5 minutes cherche ses repaires ambiants un peu avant la barre des 11 minutes, amenant "The Last Monument" vers une finale cinématographique, dramatique et très digne d'un album qui m'a donné des frissons plus qu'une fois. Vivement le prochain!

Sylvain Lupari 04/07/18

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