mercredi 18 juillet 2018

OLIVIER BRIAND: Dark Energy (2018)

“Dark Energy is not within the reach of all ears where synths are used for highly artistic purposes and trivialize the democratization of its potential”



Dark Energy Part I 30:34
Dark Energy Part II 29:52
PWM Distrib (CD 60:27)
(Ambient experimental music)
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  **Chronique en français plus bas**
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A sound exploration in the depths of matter and dark energy! After Alpha Lyra's audacious sonic project on the ultimate atom, it's the turn of another French musician to make us listen to his reflection on a scientific phenomenon, namely astrophysics and dark energy. And how does this reflection unfold? With all the colors of its negative force. In fact, one must love the sounds related to the Cosmos since the dark energy fills everything of the Universe.
It's therefore in a symphony of composite sounds that this gravitational journey begins. Bubbles of sounds burst in this assemblage of cosmic tones. The listener is immersed in a form of video game that he has no joystick. Tones get agglutinate in masses or in small groups on barely formed layers which sometimes react by effects of reverberations which fray an embryonic density. But is it only sounds? Yes, but they are grouped by moments in fascinating lunar melodies where the delicacy of the notes and of the harmonic sequences, as well as the orchestrations that lead us adrift adorn a panorama whose slow evolution serves as a table to the dexterity of Olivier Briand. Thus the second part of "Dark Energy Part I" gives up its experimental imprint to embrace a tonal bloom more conducive to a deep musical immersion. Gigantic organ layers bring a chthonic dimension to this second phase where the tonal life now accompanies a more musical form of a reflection very difficult to describe, so rich is it and how it moves rather quickly for the genre. The layers of voices are imbued of a dreamlike tenderness and blend with orchestrations which lose their symphonic sense when absorbed by a synth and its intergalactic chants. Percussions bring a percussive dimension which welcomes a slight chaos, shaking even the moods to structure a spasmodic phase. If my friend Olivier refutes the chaos, he nourishes the introduction of "Dark Energy Part II" which still remains quite musical in its sonic tower of Babel. Percussive elements exert a rhythmic pressure which results into a long series of aggressive rodeos in a universe where the rhythmic fantasies and those of the atmospheres are drawn from the interstices of a synthesizer in madness. Rhythmic din and sonic fuss stick together in this introduction where the disorder has never looked so good, so beautiful. Olivier Briand takes us to the edge of a chasm where the long and slow slide brings us on the other side of an introduction always greedy of the tonal imbalance. A second part of
Dark Energy difficult to consume as its nature scares. But are we not in this illusion where dark energy acts as a repulsive gravitational force?
Music which respects the views of his author, “Dark Energy” is not within the reach of all ears. It's an album that is primarily for those who revel in complex works where synths are used for highly artistic purposes and trivialize the democratization of its potential. I found the delusions of "Dark Energy Part I" astonishingly appealing. As for "Dark Energy Part II", I'm always in mode tame the tones. Although I find more and more charms, to the chagrin of my Lise.
Sylvain Lupari (July 16th, 2018) ***½**
synth&sequences.com

Available at PWM Distrib
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CHRONIQUE en FRANÇAIS
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Une exploration sonore au plus profond de la matière et de l'énergie noire! Après l'audacieux projet sonique d'Alpha Lyra sur l'atome ultime, c'est au tour d'un autre musicien Français de nous faire entendre sa réflexion sur un phénomène scientifique, soit l'astrophysique et l'énergie noire. Et comment se déroule cette réflexion? Avec toutes les couleurs de sa force négative. En fait, il faut aimer les sons reliés au Cosmos puisque l'énergie noire emplie tout de l'Univers. C'est donc dans une symphonie de sons composites que s'amorce ce voyage gravitationnel. On entend des bulles de sons éclater dans cet assemblage de tonalités cosmiques. L'auditeur est immergé dans une forme de jeu vidéo dont il ne possède aucune manette. Les tons s'agglutinent par masses ou par petits groupes sur des nappes à peine formées qui parfois réagissent par des effets de réverbérations qui effilochent une densité embryonnaire. Mais est-ce seulement que des sons? Oui, mais ils se regroupent par instants en de fascinantes mélodies lunaires où la délicatesse des notes et des séquences harmoniques, ainsi que les orchestrations qui nous amènent à la dérive ornent un panorama dont la lente évolution sert de tableau à la dextérité d'Olivier Briand. C'est ainsi que la 2ième partie de "Dark Energy Part I" délaisse son empreinte d'expérimentation afin d'embrasser une floraison tonale plus propice à une profonde immersion musicale. De gigantesques nappes d'orgue amènent une dimension chthonienne à cette seconde phase où la vie tonale accompagne maintenant une forme plus musicale d'une réflexion très difficile à décrire, tellement elle est riche et bouge assez rapidement pour le genre. Les nappes de voix sont imprégnées d'une tendresse onirique et se fondent avec des orchestrations qui perdent leurs sens symphonique lorsqu'absorbées par un synthé et ses chants intergalactiques. Des percussions amènent une dimension percussive qui admet un léger chaos, secouant même les ambiances afin de structurer une phase spasmodique. Si mon ami Olivier réfute le chaos, il en nourrit l'introduction de "Dark Energy Part II" qui demeure tout de même assez musical dans sa tour de Babel sonique. Des éléments percussifs exercent une pression rythmique qui se traduit par une longue suite de rodéos agressifs dans un univers où les fantaisies rythmiques côtoient celles des ambiances pigées dans les interstices d'un synthétiseur en folie. Tapage rythmique et tapage sonique se collent dans cette introduction où le désordre n'a jamais eu si belle allure. Olivier Briand nous amène sur le bord d'un gouffre où la longue et lente glissade nous ramène de l'autre côté d'une introduction toujours gourmande du déséquilibre tonal. Une 2ième partie de “Dark Energy” difficile à consommer tant sa nature effraie. Mais ne sommes-nous pas dans cette illusion où l'énergie sombre agit comme une force gravitationnelle répulsive?
Une musique qui respecte les visions de son auteur, “Dark Energy” n'est pas à la portée de toutes les oreilles. C'est un album qui s'adresse avant tout à ceux qui se délectent d'œuvre complexe où les synthés sont utilisés à des fins hautement artistiques et qui banalisent la démocratisation de son potentiel. J'ai trouvé les délires de "Dark Energy Part I" étonnement attrayant. Quant à "Dark Energy Part II", je suis toujours en mode dompter les sons. Quoique j'y trouve de plus en plus d'attraits, au grand dam de ma Lise.
Sylvain Lupari (16/07/18)

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