lundi 30 juillet 2018

ARCANE: Conduit (2018)

“Conduit is a work conceived and designated for fans of Berlin School that Arcane liked to write in the early 2000's”

1 Conduit 1 5:42
2 Conduit 2 13:20
3 Conduit 3 6:36
4 Conduit 4 7:32
5 Conduit 5 5:56

Paul Lawler Music (39:10)
(Berlin School)
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  **Chronique en français plus bas**
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A series of dark, fat and juicy chords begins a vampiric march while spreading out a thin veil of reverberations. The song of a synth espouses this sinister step which increases its pace with the arrival of castanets. Not yet a Luciferian electronic rock, "Conduit 1" evolves yet of another step with the arrival of percussion more in mode rock and with a line of bass sequences which gurgle in a strange batrachian language. Supported, the rhythm hosts good synth solos on a bed of percussion and sequences. After this brief, more ambient passage, the rhythm is reborn with an electronic fauna rich of its effects and of its nebulous layers. “Conduit” is the last E.P./L.P., since it's around 40 minutes, from Arcane. Always very prolific since the beginning of 2010, Paul Lawler delivers here an opus in mode Berlin School. A first since Landers, except for Live @ E-Day 2017, and it feels good!
But Arcane doesn't give up the chthonic atmospheres, like the one which feeds the first 180 seconds of "Conduit 2". An ideal staging, because the atmospheres remain in all that is more Tangerine Dream of the 70's, for a sequencer to weave these fluid and ambient rhythms of the Berlin School. Paranormal electronic ornaments accompany the gentle oscillation of this ambient rhythm where a synth, and percussive elements, goes into mode mystery and harmony after the mark of 4 minutes. Effects which sweep the horizons and add a little mystery to this structure which seems to race continuously and becomes as fluid as its many very musical solos. Using his fantasies for the 13 minutes of "Conduit 2", Paul Lawler structures a very good Berlin School by playing on the fluidity of rhythm and the richness of synth solos which spin like acrobatic fires in the dark sky of the more ethereal phases. Shorter, "Conduit 3" is molded a bit in the same musical pattern. Except that here the race is more furious and jerky, it looks like a train, and the effects are more evil. A good theme for a horror movie. We are entering a phase of
Conduit where creativity, linked to the exploration of Paul Lawler's new equipment, brings the listener into territories where the imagination reaches our fibers of extreme tension. Like this fascinating rhythm in "Conduit 4", it looks like a race of suction cups on a wet window, which brings us into gloomy territories. A Mellotron throws airs of flutes on a bed of scrambled waves. Always curt and hatched, the rhythm sculpts semi-rotary phases where end up clinging percussion elements. The synth pitches harmonies which adopt the flute songs, while fall down grave chords which deepen even more the field of dramatic intensity of the title. "Conduit 5" is pure Arcane with a very lively electronic rock which bathes in mephistophelic elements. Did I hear a guitar there?
Conduit” is a work conceived and designated for fans of Berlin School that Arcane liked to write in the early 2000's. The sound and equipment are more contemporary but the signature remains the same. Some very solid Arcane which renews, for my greatest pleasure, with its Berlin School style caramelized in the best of Tangerine Dream, in terms of soundtracks and their passages guided by sequencer and electronic percussion. Go treat yourself! It's with this genre of EM that I fell in it some 40 years ago …

Sylvain Lupari (July 30th, 2018) *****
synth&sequences.com
Available on Paul Lawler Bandcamp
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CHRONIQUE en FRANÇAIS
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Une série d'accords sombres, gras et juteux entreprend une marche vampirique tout en étendant un fin voile de réverbérations. Le chant d'un synthé épouse cette sinistre démarche qui augmente sa cadence avec l'arrivée de castagnettes. Pas encore un rock électronique Luciférien, "Conduit 1" évolue encore une coche de plus avec l'arrivée de percussions plus en mode rock et d'une ligne de basses séquences qui gargouille un étrange langage batracien. Soutenu, le rythme accueille de bon solos de synthé sur un lit de percussions et séquences. Après ce bref passage plus ambiant, le rythme renaît dans une faune électronique riche de ses effets et de ses nappes nébuleuses. “Conduit” est le dernier E.P./L.P., puisqu'il avoisine les 40 minutes, d'Arcane. Toujours très prolifique depuis le début des années 2010, Paul Lawler livre ici un opus en mode Berlin School. Un premier depuis Landers, exception faite de Live @ E-Day 2017, et ça fait du bien!
Mais Arcane n'abandonne pas pour autant les atmosphères chthoniennes, comme celle qui nourrit les 180 premières secondes de "Conduit 2". Une mise en scène idéale, car les ambiances demeurent dans tout ce qu'il y a de plus Tangerine Dream des années 70, pour un séquenceur afin qu'il tisse ces rythmes fluides et ambiants de la Berlin School. Des ornements électroniques paranormaux accompagnent la douce oscillation de ce rythme ambiant où un synthé, et des éléments percussifs, se met en mode mystère et harmonie après la barre des 4 minutes. Des effets qui balayent les horizons ajoutent un peu de mystère à cette structure qui semble courir sans arrêt et qui devient aussi fluide que ses nombreux solos très musicaux. Utilisant au gré de ses fantaisies les 13 minutes de "Conduit 2", Paul Lawler structure un très bon Berlin School en jouant sur les fluidités du rythme et la richesse des solos de synthé qui virevoltent comme des feux acrobatiques dans le ciel noir des phases plus éthérées. Plus court, "Conduit 3" est moulé un peu dans le même moule musical, sauf qu'ici la course est plus endiablée et plus saccadée, on dirait un train, et les effets sont plus diaboliques. Un bon thème pour un film d'horreur. On entre dans une phase de “Conduit” où la créativité, liée à l'exploration des nouveaux équipements de Paul Lawler, amène l'auditeur dans des territoires où l'imagination atteint nos fibres d'extrême tension. Comme ce rythme fascinant dans "Conduit 4", on dirait une course de ventouses sur une vitre mouillée, qui nous amène dans des territoires glauques. Un Mellotron lance des airs de flûtes sur un lit d'ondes brouillées. Toujours sec et hachuré, le rythme sculpte des phases semi-rotatives où finissent par s'agripper des éléments de percussions. Le synthé lance des harmonies qui ressemblent aux chants de flûtes, alors que tombent des accords graves qui approfondissent encore plus le champs d'intensité dramatique du titre. "Conduit 5" est du Arcane tout craché avec un rock électronique très entraînant qui baigne dans des éléments méphistophéliques.
Conduit” est une œuvre dessinée et désignée pour les amateurs du Berlin School qu'Arcane aimait bien écrire au début des années 2000. Le son et les équipements sont plus contemporains mais la signature demeure la même. Du très solide Arcane qui renoue, pour mon plus grand plaisir, avec son style Berlin School caramélisé dans le meilleur de Tangerine Dream, au niveau des trames sonores et de leurs passages guidés par le séquenceur et les percussions électroniques. Faites-vous plaisir! C'est avec ce genre que je suis tombé dedans il y a plus de 40 ans…
Sylvain Lupari 28/07/18

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